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- article (37)
- 22.8.2010: Témoins de Jéhovah en France : entre reconnaissance et discrimination
- 23.6.2010: Ce « modèle » de société …. ? Nous n’en voulons pas !
- 11.6.2010: RECONNAISSANCE DES TEMOINS DE JEHOVAH
- 9.6.2010: LE RECORD DE L’EURE : Troisième épisode
- 15.3.2010: SALUT « JEANNOT »
- 27.2.2010: « CHARLOT » COMBATTANT DE LA LIBERTE
- 5.2.2010: A QUAND LE VACCIN… ANTI-SECTOPHOBIQUE ?
- 24.11.2009: A MOI LES ENFANTS DE LA VEUVE
- 18.11.2009: 2010 la crise de civilisation, les boucs emissaires
- 18.11.2009: L’opa franc-maçonnique sur l’Unadfi
Archive pour avr
LE PARTAGE DES FRUITS DU “VERSION FRANCAISE”
29.4.2007 by admin.
LE COIN SOURIRE
LE PARTAGE DES FRUITS DU TRAVAIL “VERSION FRANCAISE ”
Des entreprises appartenant à l’ensemble de la communauté internationale organisent une course maritime autour du monde. L’entreprise représentant la France se classe bonne dernière ce qui suscite une vive émotion au sein de l’Hexagone.
Comment améliorer notre efficacité, nos performances ? Conformément à une tradition nationale bien ancrée et s’agissant une nouvelle fois d’emmener tout le monde en bateau, une commission parlementaire d’enquête est mise à flot. Selon un réflexe programmé, ses premières investigations porte sur l’existence ou non d’une secte parmi l’équipage.
Comment en effet expliquer autrement cette cuisante défaite, cette humiliation, ce Trafalgar des temps modernes ? La secte : ” Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal ” (extrait de la fable : ” Les Animaux malades de la Peste ” de Jean de La Fontaine). Las, trois fois las pour nos intègres enquêteurs, cette fois-ci le prétexte peut difficilement être avancé. Une plongée profonde sur le livre de bord ne révèle la présence d’aucun Témoin de Jéhovah, scientologue, évangéliste. Par ailleurs, le médecin de bord ne pratique aucune thérapie disons non orthodoxe. Après cette enquête dite ” de surface “, les députés, consternés et effondrés, reprennent leurs travaux, et enquêtes et s’attaquent au problème dit de fond..
L’équipage est composé de douze membres : un capitaine, un second, un docteur et neuf hommes d’équipage. Le génie français, une nouvelle fois, émerveille le monde par sa lucidité, son esprit d’analyse et de synthèse. La situation est très vite appréhendée et les décisions prises :
Réduisons le nombre de ” manuels “, ces simples boucaniers !
Augmentons l’encadrement administratif dit supérieur ! Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le médecin, le second et les neuf matelots sont promptement débarqués. Après tout, les Assedic-Anpe ne sont pas faites pour les chiens (mais pour les loups de mer). Quant au capitaine, il est relégué dans un rôle secondaire et sera désormais supervisé par :
un PDG de la mer,
un DGA (directeur général adjoint) de la navigation,
un DGA des voiles,
un DGA des ancrages,
un ingénieur météo,
un ingénieur des ports,
un consultant des tempêtes,
un consultant des vents qualifiés de moyens,
un ingénieur des bises,
un ingénieur des mots,
un ingénieur des cordages.
Fin prête, cette nouvelle équipe, poussée par tout un peuple enthousiaste, se présente l’année suivante sur la ligne de départ. La course démarre. Cette fois, le voilier français ne finit pas dernier. En effet, il coule dans son port de départ, suite à une mauvaise manœuvre, les différents responsables, qui déclinent d’ailleurs toute responsabilité, ne donnant pas le même sens, depuis les élections de 2007, aux termes tribord, bâbord, droite, gauche, centre… Bref, la faute de personne, juste une crise de société. Un consultant en communication, qui aurait été fort utile en la circonstance, a été malencontreusement écarté lors de la restructuration, les douze élus refusaient par superstition de naviguer à treize. Manquaient aussi, la boussole du bon sens, le compas de la mesure, la carte de la hauteur de vue, le sextan de la communication et la bouée de l’humilité.
Au terme de cette odyssée, le gouvernement français a décidé :
1 la cession de l’infortunée entreprise à une société étrangère,
2 la vente, après renflouage, de l’épave qui gisait par vingt mètres de fond.
Le produit de cette double vente permettant :
3 l’attribution au PDG d’une indemnité dite de départ de 8 millions d’euros ( ! ! ! pourtant, rappelons que le voilier n’a jamais quitté le port),
4 le versement aux dix hauts responsables d’indemnités disons confortables.
Quant au capitaine, la question a été aisément résolue, ce dernier bien que n’ayant assumé aucune responsabilité dans ce naufrage, a respecté la tradition de la marine et a refusé de quitter son bâtiment.
” Toute ressemblance avec des situations existantes ne serait malheureusement pas fortuite”
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“UN DECALAGE D’EURE” AU NIVEAU DE LA LIBERTE RELIGIEUSE
3.4.2007 by admin.
Le premier article survolait un thème très général : la liberté religieuse en France.
Le second évoquera le quotidien de notre paysage français et traitera une des très(trop !) nombreuses discriminations dont sont victimes des personnes dont le seul crime est d’appartenir à une minorité quelle que soit sa nature : religieuse, philosophique, thérapeutique, ethnique.
Je remets donc mon casque lourd afin de retourner dans les tranchées, là où se situent les vrais combats pour les libertés.
Une remarque préalable en rapport avec la campagne présidentielle : les sondages sur l’élection démontrent qu’en France, visiblement, il n’existe aucune majorité. L’électorat semble atomisé entre au moins quatre ou cinq candidats. Dès lors, qui constitue la « majorité opprimante » ? Qui est à l’origine des campagnes discriminatoires qui frappent les minorités ? Y aurait-il un ” programme commun « anti-minoritaire » ? Y aurait-il un commun dénominateur chez toutes les familles politiques qui serait l’intolérance ? Y aurait-il une minorité suffisamment puissante pour agir en toute impunité ? Ces questions méritent d’être posées !
Mais, revenons à notre « petite affaire individuelle ». Une goutte dans un océan ? Peut-être mais, au niveau des principes, il ne faut rien négliger. Cette affaire se déroule dans l’Eure et oppose le conseil général (CG 27) à une infortunée assistante familiale.
1er épisode
UN DECALAGE D’EURE
AU NIVEAU DE LA LIBERTE RELIGIEUSE
Il était une fois (rassurez-vous, comme tout conte, cette affaire devrait connaître un heureux dénouement, même s’il faut pour cela se rendre en Cour européenne des droits de l’homme).
Il était une fois, dis-je, une petite assistante familiale qui avait été recrutée par le service de l’aide sociale à l’enfance (l’ASE) du conseil général de l’Eure (CG 27). Ce petit agent public faisait tout son possible et donnait entière satisfaction à son employeur. Elle se dépensait sans compter pour la protection et le bien-être des enfants qui lui étaient confiés. Des enfants particulièrement affectés par notre monde d’adultes.
Elle n’hésitait pas, chose assez rare dans ce milieu professionnel, à emmener ces enfants avec elle lors des vacances scolaires, une façon de leur prouver son affection, son intérêt.
Son dossier individuel, tenu par son employeur public, ne contenait que des éloges, des compliments. Bref, « tout allait pour le mieux dans ce qui n’est pas (il s’en faut) le meilleur des mondes ».
Mais un jour, grâce à l’emploi de méthodes dignes de l’Inquisition, les travailleurs sociaux du département découvrent que cette assistante familiale méritante, ce « petit âne gris » qui tirait courageusement sa charrette (chanson d’Hugues Aufray) appartenait à l’Eglise chrétienne des Témoins de Jéhovah. Cette « liaison dangereuse » (du moins en France), ainsi d’ailleurs que tout lien avec une quelconque autre organisation minoritaire, a le don de susciter de vives réactions chez les personnes dont la vertu cardinale n’est pas la tolérance.
Va-t-on prendre en compte tous les résultats concrets, probants, incontestables de son activité et qui forment un solide « actif » à son bilan ? Va-t-on considérer que son appartenance religieuse constitue un « passif » qui rend sa situation professionnelle « déficitaire » ? Les choses ne vont pas traîner !
Par courrier en date du 4 août 2006 (ah ! la nuit du 4 août, la fin des privilèges), la responsable de la mission ASE du CG 27, avec beaucoup de délicatesse, s’exprime ainsi :
« J’ai été informée par le service éducatif de l’Utas de votre appartenance au mouvement des Témoins de Jéhovah.
Cet élément qui implique des choix de vie n’a pas été communiqué à mon service lors de votre procédure de recrutement. Or, il m’appartient d’évaluer vos conditions d’accueil, sur
le plan éducatif, en fonction de ce nouveau paramètre (:) ».
C’est évident, tout change ! L’assistante familiale devient suspecte. Les deux enfants confiés par le CG 27 lui sont retirés avant l’enquête sociale annoncée (” Les jeux sont faits, rien ne va plus “). L’un des enfants est retiré de la famille d’accueil en l’espace de quelques heures, procédure d’urgence qui n’est utilisée qu’en cas de grave danger (agressions physiques, sexuelles:) car son caractère brutal cause un inévitable traumatisme à nos petites têtes blondes.
L’enquête sociale interviendra plus de quatre mois après son annonce, comme quoi l’urgence ! Elle sera menée par une véritable délégation composée de trois personnes. Ce traitement de faveur est pour le moins insolite. Ce type de procédure, en raison du manque dramatique d’effectifs (il ne s’agit après tout que de « la protection de l’enfance ») ne mobilise jamais plus de deux personnes.
L’intervention du RAID et du GIGN avait été sollicitée. Ces unités d’élite n’étaient malheureusement pas formées pour ce type d’opération.
Au terme d’une véritable enquête policière où l’appartenance religieuse de l’assistante familiale est constamment évoquée, nos Trois Pieds Nickelés élaborent laborieusement un rapport où les préjugés le disputent à l’intolérance et à la bêtise, compte tenu des contradictions relevées.
Voici un échantillon de cette prose administrative :
« SANTE : Madame: RAS
Autres membres de la famille, suivi médical à jour: « OUI »
et, un peu plus loin (il suffit de patienter) : ” la religion qu’elle pratique et qui proscrit tout recours médical »
Comprenne qui pourra !
Les suppositions gratuites :
« Madame se présente comme une personne intelligente en capacité de tenir un discours théorique adapté. Madame peut faire illusion ».
S’agissant du dernier enfant confié à l’assistante familiale par le CG du département voisin, le CG 28 (Eure et Loir) :
« Durant les mois à venir, une vigilance s’impose, notamment sur le suivi médical de l’enfant, de sa bonne évolution scolaire (s’assurer de sa présence régulière à l’école) ».
Depuis plus d’un an, cet enfant est suivi régulièrement (aucun rendez-vous n’a été décommandé) sur le plan médical par la PMI (protection maternelle infantile) du CG 28 qui a relevé les progrès et la croissance satisfaisants de l’enfant. Mais avec la “découverte cultuelle” ce bilan pourrait changer :
Quant à la scolarité, l’enfant est inscrit en maternelle et fréquente régulièrement (aucun absentéisme) cet établissement.
Bref, notre méritante petite assistante familiale est placée sous surveillance. « Mise en examen » serait le terme plus exact. A quand « la loi sur les suspects » ?
La situation prête à rire.
Quand je pense que lors du projet de Nicolas Sarkozy sur la prévention de la délinquance,
ces mêmes travailleurs sociaux se sont offusqués du rôle de ” flic ” qu’on voulait leur faire tenir ! Un crime de lèse majesté !
D’une part, au terme empreint de mépris de « flic », je préfère celui plus respectueux de policier. Son emploi exprime la reconnaissance à l’égard de personnels qui sont au service de la population et qui, chaque année, pleurent leurs morts.
Ces travailleurs sociaux devraient s’inspirer des méthodes et de la déontologie policières qui sont certainement plus respectueuses des libertés que ne le sont les techniques, mentalités et agissements qui ont cours dans certains conseils généraux (ne généralisons pas).
Car enfin, que constatons-nous au Pays des droits de l’Homme ? Une assistante familiale irréprochable, employée par une personne publique soumise au principe de laïcité :
1- est brutalement « mise à l’index » et fichée.
Son appartenance religieuse figure dans son dossier individuel à maintes reprises.
Violation de l’article 6 de la loi du 13 juillet 1983 sur le statut général de la fonction publique et de la loi informatique et libertés.
2 - fait l’objet d’un traitement discriminatoire qui aboutit, huit mois plus tard, le 26 mars 2007, à son licenciement pur et simple. Un licenciement que le CG 27 se garde bien de motiver, et pour cause (violation de l’article L 773-27 du code de l’action sociale et de la famille).
« Chronique d’une mort annoncée »! En effet, j’ai servi de conseil à cette assistante familiale lors des deux entretiens avec sa hiérarchie.
Le premier a été organisé par son chef de service. Voici une perle :
« Si encore vous aviez été à la messe, ça pouvait passer »
Et vive la « catholaïcité ».
Le second décidé par l’inspectrice à l’enfance qui, le plus naturellement du monde précisera :
« que l’appartenance religieuse (de l’assistante familiale) interdisait la poursuite des relations professionnelles et qu’un licenciement sans faute interviendrait ».
La promesse a été tenue :
Ce faisant, les textes suivants ont été violés :
Article 2 de la Constitution de 1958,
Article 10 de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789,
Articles 9 et 10 de la convention européenne des droits de l’homme,
Article L 432-7 du code pénal (interdiction de toute discrimination),
Article 6 de la loi du 13 juillet 1983 (bis repetita).
Pardonnez du peu…
Tous ces textes se rejoignent pour affirmer les libertés religieuses, de conscience, de pensée. La seule adhésion d’une personne à une confession ou sa seule appartenance religieuse ne constitue pas un motif de nature à justifier un licenciement.
Il n’appartient pas au CG 27 de porter un jugement de valeur, une appréciation sur le culte de son assistante familiale.
Le nécessaire est déjà fait pour faire prévaloir le droit et la justice. L’ensemble ne peut qu’aboutir. Affaire à suivre:
J’oubliais ! L’assistante familiale s’appelle : Brigitte Paturel, c’est mon épouse.
Vous avez raison les amis : « Ils ont frappé à la mauvaise porte ».
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