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- 4.7.2007: COMPTE RENDU DU COLLOQUE DU CAP DU 2 JUIN 2007
- 2.7.2007: HISTOIRE DE METTRE LES MONTRES A L’EURE
- 5.6.2007: REDRESSEMENT FISCAL DES TEMOINS DE JEHOVAH
- 29.5.2007: DEUXIEME COMMUNIQUE DE PRESSE DES EDITIONS L’HARMATTAN
- 9.5.2007: La pensée unique face aux spiritualités
REDRESSEMENT FISCAL DES TEMOINS DE JEHOVAH
Un combat au finish!
Dans les temps anciens, les combats de boxe se déroulaient au finish et ne s’achevaient que lorsqu’un adversaire était déclaré vaincu de façon incontestable : abandon ou… KO. Ces règles que d’aucuns jugent brutales, avaient au moins l’avantage d’éviter toute discussion ou polémique quant à la légitimité du vainqueur.
Mais, me direz-vous, quel rapport avec notre sujet ? Précisément ! L’Histoire des relations entre les Témoins de France et l’Etat Français est marquée, depuis l’origine, du sceau de la discrimination et de l’intolérance. Importée au début du XXè siècle par l’intermédiaire d’un Ardéchois : Elie Thérond demeurant à Beauvène près de Privas, cette religion a souvent été agressée par des gouvernements intolérants et…sectaires ?
Quelques rappels confirmeront ce triste constat :
dès 1932, des expulsions de missionnaires étrangers sont ordonnées. Ainsi, en 1934, une mesure gouvernementale ordonne à tous les missionnaires Témoins de Jéhovah de quitter le territoire français. De nombreux mineurs polonais du nord et du centre du Pays sont touchés par cette décision du ministre de l’intérieur. Décision qui est exécutée par… Pierre Laval, un personnage dont le nom est sinistrement associé à la collaboration, à l’antisémitisme, au racisme, à l’Holocauste. Cette triste évocation devrait faire réfléchir nombre d’adversaires contemporains quant à leur… filiation.
à la mi-octobre 1939 (juste après la déclaration de guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939), l’œuvre d’évangélisation des Témoins de Jéhovah est interdite. S’ouvre alors une période sombre avec le Maréchal Pétain (chef de l’Etat) et Pierre Laval (Chef du Gouvernement).
L’activité des Témoins de Jéhovah ne redevient légale que le 1er septembre 1947, grâce au témoignage et à l’action de Léon Blum, grand homme d’Etat dont l’attitude exemplaire contraste avec celle de ses héritiers socialistes (rappelons que le redressement fiscal objet d’un recours en Cour européenne des Droits de l’Homme a été déclenché sous un gouvernement socialiste).
Cette période d’accalmie est de courte durée, dès décembre 1952, la revue « La Tour de Garde », publication éditée par les Témoins de Jéhovah, est interdite. Le motif (prétexte ?) est le suivant : cette publication inciterait les jeunes à refuser d’accomplir leur service militaire. Il est vrai que la guerre d’Indochine a débuté le 19 décembre 1946 (elle s’achèvera par la défaite de Dien Bien Phu le 7 mai 1954).
En 1975, après vingt trois ans d’interdiction, le Président Valéry Giscard d’Estaing autorise à nouveau la publication et la diffusion de la Tour de Garde. Sous sa présidence de nombreuses lois libérales sont votées (loi informatique et libertés, loi sur l’accès aux documents administratifs, loi sur l’obligation de motivation des décisions administratives individuelles défavorables…).
Cette accalmie est de courte durée avec l’irruption sur la scène nationale en 1974 de…l’ADFI. S’ouvre alors une période marquée par une offensive tous azimuts d’associations anti-sectes bénéficiant de fonds publics, de l’appui des médias et de la bienveillance des pouvoirs publics. De nombreux groupes minoritaires font l’objet d’attaques très dures. Les Témoins de Jéhovah constituent une cible privilégiée et figurent en bonne place dans les différents rapports parlementaires de 1982, 1996 et 2006 (quoique ce dernier ait été un « flop », les médias et l’opinion publique ayant visiblement cessé d’être abusés…).
Enfin, et sans que les développements précédents soient exhaustifs, cet incroyable redressement fiscal qui constitue un précédent unique dans l’histoire de la République. Moyen subtil, pervers, hypocrite pour tenter de faire disparaître l’Eglise des Témoins de Jéhovah de France en tant que personne morale (pour l’œuvre d’évangélisation, c’est autre chose, les Témoins de Jéhovah n’ont pas besoin de structures associatives pour accomplir cette mission…). Une finalité honteuse s’agissant de la Patrie des droits de l’Homme, d’un Etat qui prétend être le défenseur historique des droits de l’Homme sur la scène internationale. Pourtant les efforts n’ont pas été ménagés pour atteindre cet objectif peu louable : torsion des textes du code général des impôts, touchante compréhension des juridictions judiciaires nationales…
Cette chronologie dénote une certaine continuité dans la politique discriminatoire menée par divers gouvernements successifs à l’encontre des Témoins de Jéhovah. Dès que le mot secte est évoqué, par un curieux amalgame bien rôdé et pernicieux, l’Eglise des Témoins de Jéhovah est rappelée au bon souvenir de l’opinion publique.Cependant, et de façon tout aussi curieuse, ce nom est occulté à l’occasion de grandes cérémonies historiques. Ainsi, lors de la commémoration de la libération des camps de concentration nazis, par exemple, le Président de la République Jacques Chirac a totalement « oublié » de mentionner le nom des chrétiens Témoins de Jéhovah dans ses discours.
Mais, revenons au recours qui a été porté devant la CEDH. Pour avoir emprunté cette voie (arrêt du 22 décembre 2005) et au vu des quelques informations qui filtrent, je pense (opinion purement personnelle) :
1 que la CEDH ne devrait pas tarder à rendre un arrêt de recevabilité (certainement à l’unanimité des sept juges),
2 conformément au règlement de la CEDH, les parties seront invitées, sous l’autorité du greffier, à s’orienter vers un règlement amiable du conflit (« la satisfaction équitable »),
3 que dans ce cadre, le 23 octobre 2006, le ministère des affaires étrangères français a déjà transmis (« panique à bord » ?) à la CEDH le texte suivant « le gouvernement français a l’honneur de vous informer qu’il est favorable au principe d’un règlement amiable de cette affaire, ainsi qu’à toute offre de médiation de la Cour (…) afin de favoriser la recherche d’un accord entre les parties ».
Un tel accord, s’il aboutissait, conduirait à clore, dans la discrétion la plus absolue, cette affaire qui défraie la chronique et alimente de nombreuses calomnies. Allons-nous vers un tel dénouement ?
Ce serait regrettable à plus d’un titre. En effet, depuis des décennies :
L’Eglise des Témoins de Jéhovah de France et tous ses fidèles sont calomniés, marginalisés par des associations anti-sectes largement subventionnées par des fonds publics et bénéficiant de l’appui de médias contrôlés par l’Etat ou de grands groupes,les femmes, les enfants, les hommes appartenant à cette religion font l’objet de discriminations honteuses. En tant que citoyens français, l’Etat leur doit pourtant protection par application des textes protecteurs de la République : liberté, égalité, fraternité, laïcité…,les campagnes d’intoxication, de manipulation, de mensonge ont profondément marqué l’opinion publique et laissent des traces indélébiles chez toutes les personnes manquant de discernement.
Dès lors, seul un électrochoc de dimension internationale permettra à l’opinion publique de prendre conscience des réalités, d’accepter les Témoins de Jéhovah en tant que religion et de mettre un terme à cette politique discriminatoire menée à l’encontre de toutes les spiritualités. Dans cette optique, un arrêt de condamnation de la CEDH s’impose. Il sera sans aucun doute rendu une nouvelle fois à l’unanimité des juges.
L’Europe est une véritable mosaïque de religions et de croyances. La construction européenne ne pourra s’effectuer que dans la paix. Elle est irréalisable si une partie de la population est marginalisée, condamnée et discréditée. La CEDH a conscience de cette réalité et a rendu un très grand nombre d’arrêts réaffirmant les libertés fondamentales : religieuse, culte, pensée, conscience… Ainsi, le dernier arrêt en date du 3 mai 2007 (97 membres de la congrégation des Témoins de Jéhovah de Gldani et 4 autres c Georgie), sanctionne l’indifférence des autorités georgiennes face à des actes de violence commis sur des Témoins de Jéhovah. En la circonstance, l’Etat a manqué à son obligation de protéger les libertés et droits fondamentaux des requérants (liberté religieuse, liberté de culte…).
Relativement au dossier fiscal des Témoins de Jéhovah de France, un seul regret ! Cet arrêt interviendra sous la présidence de Nicolas Sarkozy qui était intervenu durant l’été 2006, en qualité de ministre de l’intérieur ; pour défendre le droit de réunion et le libre exercice du culte des Témoins de Jéhovah (affaire du stade de Lens), droits qui étaient contestés par quelques trublions anti-sectes en mal de notoriété. Il convient de souligner qu’une telle intervention, émanant d’un membre du gouvernement, n’est pas courante.Mon apolitisme profond ne m’interdit pas de regretter un fâcheux concours de circonstances. Le redressement fiscal, initié sous un autre gouvernement, fera partie du passif que tout Chef d’Etat est contraint de prendre en charge. Dommage qu’en cette affaire « les pollueurs » ne soient pas « les payeurs »…
Cet arrêt sanctionnera une certaine forme de tyrannie qui a été réalisée de façon peu élégante, avec des moyens douteux (l’arme fiscale, la pression médiatique, l’accusation mensongère de fraude fiscale) par quelques élus agités ne représentant ni la classe politique, ni l’opinion publique.
Cet arrêt contribuera au combat pour les libertés qui est mené dans toute l’Europe. Sur ce point, le dernier arrêt rendu par la CEDH le 5 avril 2007 (Eglise de Scientologie de Moscou contre Russie) est important et intéresse, sur le plan des principes juridiques, l’ensemble des minorités des 46 pays composant le Conseil de l’Europe.
Enfin, la décision à intervenir dans l’affaire Témoins de Jéhovah contre France évitera toute contestation, toute polémique quant à la portée et la nature de la victoire obtenue par cette minorité religieuse. Une victoire au finish qui dépasse le simple enjeu fiscal. Elle fera, je l’espère, taire les personnes mal intentionnées, calmera les associations anti-sectes, disciplinera les gouvernements à venir et assurera la paix à cette organisation religieuse pacifique et apolitique.
La vérité, le droit, la justice, la morale et… le bon sens auront triomphé.
Qui s’en plaindra ?
18.6.2007 à 10:37
Cher frère, un article paru dans le “Sud-Ouest” le 14 Juin sous la plume de Florence Moreau, a pour titre évocateur : “Secte ou religion . Les Témoins de Jéhovah ont obtenu en justice le satut d’association cultuelle. Ce qui ne plaît pas à tout le monde “. Les points juridiques développés s’inspirent du livre de Philippe Goni et révélent la vérité au grand public après de grandes vagues de désinformations. Dans l’attente de la victoire de la justice grace à la CEDH, fraternellement Katia TS
23.6.2007 à 10:50
Maître.
Je suis protestant (libéral et antidogmatique).Ce faisant,la liberté religieuse m’est précieuse.Ma formation de juriste me pousse à partager globalement votre opinion en ce qui concerne les Témoins de Jehovah.Toutefois, je crois qu’il faudrait poser aussi la question de l’hostilité qui provient de vos anciens membres et des causes profondes qui en poussent tant à mener un combat contre leur ancienne église.Certes, je suis aussi de votre avis quand vous affirmez que beaucoup d’entre eux sont plus ou moins instrumentalisé par les associations anti-sectes; mais cette analyse souffre aussi de fond pour en expliquer les causes.En somme, ne faudrait-il pas que votre église fasse oeuvre aussi de plus de libéralité en ce qui concerne vos anciens membres ? Peut-on mener combat pour la liberté religieuse et appartenir à une église qui ne cesse de “dicter” à ses membres ce qu’ils doivent penser,dire,faire?…Certes, il ne s’agit pas de prôner un relativisme pernicieux,mais je pense que votre église devrait aussi se remettre en question et réfléchir aussi à sa responsabilité pour avoir provoquer tant d’”amertume” chez beaucoup de ses anciens membres et en avoir poussé tant dans les “filets de vos ennemis”.
Veulliez recevoir mes sincères salutations.
26.6.2007 à 16:30
Bonjour Nathan
Tout d’abord, merci de me dispenser du titre de “Maître”. D’une part,
je n’ai jamais été attaché à cet aspect folklorique du métier d’avocat,
d’autre part je ne me suis pas rétabli (professionnellement, il
s’entend, car sur le plan moral c’est la grande forme…).
Suite à votre message, voici quelques éléments de réflexion :
1 SUR LA QUESTION DE L’HOSTILITE DES ANCIENS MEMBRES DE L’EGLISE DES
TEMOINS DE JEHOVAH.
Les T de J n’ont pas le monopole, il s’en faut, de tels ressentiments.
Tous les groupements (religieux, politiques, syndicaux…) rencontrent
le même phénomène. Certains membres sortants (ou…sortis) jugent
opportun d’agresser le mouvement qu’ils viennent de quitter. Réaction
humaine qui peut parfois se comprendre à en juger certains “loupés”.
Vous devez vous même, au sein du protestantisme, déplorer cet état de
fait. C’est inévitable
2 CONCERNANT LES ANCIENS TEMOINS DE JEHOVAH.
La très gande majorité n’adopte pas une attitude de combat à l’égard de
leur Eglise. Seuls quelques uns se movent en ennemis et agressent
leurs anciens compagnons. C’est regrettable, mais c’est leur affaire.
Leur départ peut être volontaire ou imposé dans le cadre d’une
“excommunication”. Cette dernière a de solides bases bibliques que vous ne
pouvez, en tant que protestant, réfuter :
“Cessez de fréquenter quelqu’un qui porte le nom de frère (et qui est
retourné à de telles pratiques), et ne mangez pas avec un tel homme” (I
Corinthiens (5 : 9-11, Marc 2 : 13-17)…”"Si quelqu’un vient à vous
sans apporter cet enseignement, ne le recevez pas chez vous et ne lui
dites pas de salut. Car celui qui lui dit un salut s’associe à ses oeuvres
méchantes” (2 Jean 9-11).
Sur ce, l’excommunication, dont les T de J n’ont nullement
l’exclusivité (le brevet a été déposé par le Vatican il y a des siècles et est
exploité par toutes les organisations sous des appellations diverses :
révocation, exclusion…), n’est pas utilisée de façon inconsidérée et
sauvage.Elle n’intervient que lorsque deux conditions cumulatives sont
réunies :
- la personne en cause doit “pratiquer” des actes graves et contraires
aux valeurs enseignées par l’Eglise (vol, violences, calomnies,
adultère…)
ET
- elle refuse de renoncer à de telles pratiques.
Il est évident que dans ce cas de figure, une telle personne, s’exclut
d’elle même de sa communauté religieuse. Faute d’en tirer elle même les
conséquences logiques et honnêtes, il appartient aux représentants de
son Eglise de prendre les mesures nécessaires. Au préalable, ces
derniers multiplieront les efforts pour convaincre l’intéressé de se
reprendre.
En cas d’excommunication, il existe des dispositions permettant à toute
personne d’être réintégrée, dans la mesure où, bien évidemment, elle
adopte de nouveau un comportement digne et respectueux des valeurs de
son Eglise.
Mais, le but de toute religion digne de ce nom n’est-il pas de rendre
meilleurs les individus, de prôner et de défendre des valeurs morales,
de rassembler des fidèles (ce mot est lourd de sens) autour de valeurs
communes ? De tels objectifs ne peuvent être atteints en tolérant au
sein des congrégations des individus qui renient et bafouent les principes
bibliques.
Vous le voyez Nathan, les “transfuges” ne sont pas un produit made in T
de J. Les militaires les qualifient de “déserteurs”, les partis
politiques utilisent le terme “traîtres”. Ces dernières expressions sont très
dures voire insultantes, vous en conviendrez. Rien de tel dans
l’Eglise des T de J où les personnes sont simplement “ôtées” et mises à part.
La possibilité d’exclure les membres qui refusent ou violent les
règlements de leur communauté constitue un droit incontestable reconnu dans
toute société.
Aux Etats-Unis, la Cour suprême a rendu un arrêt du plus grand intérêt
en confirmant les décisions des juridictions inférieures qui, au regard
de la Constitution et des amendements, avaient validé une mesure
“d’exclusion” prononcée par l’Eglise des T de J. L’attitude adoptée par les
T de J à l’égard d’une personne excommuniée ou qui s’est retirée repose
sur la liberté du culte, l’application des principes bibliques (que le
juge se refuse d’interpréter)et que dès lors, si la personne en cause
subissait un tort, c’était en raison de sa propre faute (Cour suprême
des Etats-Unis novembre 1987)
La Cour européenne des droits de l’homme, saisit d’un tel litige,
serait inévitablement amenée à statuer dans le même sens compte tenu du lien
de parenté unissant les systèmes juridiques américain et européen.
Maintenant, il est vrai que certaines personnes ayant appartenu à
l’Eglise des T de J rejoignent les rangs de nos adversaires. Il s’agit d’un
choix personnel qui fait le bonheur de certaines associations dont les
vertus cardinales ne sont ni la tolérance, ni le libéralisme et encore
moins la bonne foi.
Mais, ces associations sont aussi vos ennemis. N’oubliez pas qu’une
guerre a été déclarée à tout…le spirituel.
Ce constat me conduit à évoquer un troisième point.
3 S’AGISSANT DE LA NECESSITE POUR L’EGLISE DES T de J DE FAIRE PREUVE
DE “PLUS DE LIBERALISME (…)” et de cesser “DE DICTER A SES MEMBRES CE
QU’ILS DOIVENT PENSER, DIRE OU FAIRE”
D’une part, l’Eglise des Témoins de Jéhovah, à la différence de toutes
les autres religions n’a jamais été impliquée et ne participent
actuellement à aucune guerre confessionnelle. D’une façon générale et absolue,
les T de J ne s’associent à aucun conflit de quelque nature qu’il
soit. Or, toutes ces guerres religieuses sont déclenchées par
l’intolérance, le refus du droit à la différence et à la liberté de culte. Les T de
J sont donc attachés aux libertés. A toutes les époques et dans tous
les pays, ils ont largement contribué à l’établissement et à la défense
des libertés et droits fondamentaux de l’Homme.
D’autre part, s’agissant des rapport entre l’Eglise des T de J et ses
membres, mon cas personnel infirme totalement votre analyse. J’ai écrit
5 livres. Mon Eglise n’a jamais interdit (ou gêné) de telles
initiatives, elle n’a jamais dit ce que je devais écrire, elle n’a jamais censuré
ces écrits, elle n’a jamais déconseillé leur lecture à mes
coreligionnaires. Pourtant, je pense avoir adopté, tant sur la forme que sur le
fond, un style disons…très libre.
Je suis intervenu dans des centaines d’audiences judiciaires
intéressant directement ou indirectement mon Eglise (permis de construire des
salles de culte, service national..), j’ai participé à des dizaines de
colloques, débats, émissions…, j’ai saisi la Cour européenne des droits
de l’Homme (CEDH)pour mes propres affaires. Dans tous ces dossiers,
j’ai bénéficié d’une totale liberté de parole et d’expression écrite.
Vos reproches et griefs sont, de façon assez paradoxale, ceux avancés
par les associations antisectes qui, depuis des lustres, véhiculent ce
type de désinformations pour discréditer l’Eglise des T de J. Compte
tenu des positions adoptées notamment par la CEDH et le Conseil d’Etat sur
le dossier des T de J, les médias et l’opinion publique remettent en
cause les critiques et accusations répandues.
Vous le constatez, inconsciemment, vous relayez les messages de
groupements qui participent de la pensée unique, preuve du caractère
pernicieux, redoutable et inquiétant de l’action de groupes intolérants.
Lorsque j’évoque ces associations, le qualificatif “antisectes” est
trop réducteur compte tenu de leur nouvelle coloration et vocation.
Désormais, tout le spirituel est ciblé, le champ de bataille s’est élargi.
Cette guerre tous azimuts explique les inquiétudes de l’épiscopat
français et de votre Fédération protestante.
Nathan, exercez votre esprit critique quant à l’origine et au contenu
de certaines “informations” (sic) concernant l’Eglise des Témoins de
Jéhovah. Reprenez tous les passages bibliques concernant les calomnies
dont seraient l’objet les personnes voulant vivre leur foi chrétienne.
Et surtout, quelles que soient nos divergences, il n’est pas impossible
que face à l’agressivité débordante de ces ennemis congénitaux nous
devenions un jour compagnon… de galère. Nous vous ferons alors profiter
de notre longue expérience et endurance en matière de discriminations.
Bien cordialement
26.6.2007 à 21:40
“Mon Eglise n’a jamais interdit (ou gêné) de telles
initiatives, elle n’a jamais dit ce que je devais écrire, elle n’a jamais censuré
ces écrits, elle n’a jamais déconseillé leur lecture à mes
coreligionnaires. Pourtant, je pense avoir adopté, tant sur la forme que sur le
fond, un style disons…très libre.”
Certains l’ont constaté..
J’aimerais ajouter my 0.02$ : j’ai le même sentiment, c’est à dire un sentiment de liberté et non pas d’être espionné. Et ma tâche d’ancien (ainé, episcopa) me conforte dans cette vue.
Chacun vaque à ses occupations dans sa vie privée, librement. Les seuls fois où les anciens agissent c’est suite à un problème clairement présenté ou rapporté par un témoin. Cela ne concerne que les fautes graves : apostasie, immoralité etc.. et la première chose est de demander si le témoin a parlé du problème avec le premier interessé.
Je parle librement sur internet depuis des années. Je n’ai jamais eu d’échos en provenance du Bethel ou des anciens etc..
Parfois dans les publications des Témoins de Jéhovah, des mises en gardes sont faites sur certains dangers (qui existaient déjà au premier siècle sous d’autres formes) sur internet.
Vous pouvez cependant trouver sur internet de nombreux sites de T de J.
Nous n’avons pas de recommandation sur un vote, sur un style de vie/politique particulière (écolo, communiste etc..), sur un style de musique, sur des habitudes vestimentaires etc..
Si nous avons des recommandations, ce sont pour l’esprit, les principes bibliques, que nous appliquons individuellement avec notre conscience.
Mais si d’un coté, par exemple, sur la base de la Bible nous déconseillons le mariage avec un non-croyant, cela n’empêche pas certains de se marier quand même avec des non-croyants.
28.7.2007 à 6:54
Cher Monsieur
Ce que j’admire chez vous particulierement c’est votre volonté de ne pas accepter ce que d’autre veulent absolument vous faire avaler. Mon combat ressemble au votre sans aucun doute. Mon combat dénonce la psychiatrie et ses abus, électrochoc, lobotomie, abus divers (viols, etc…)vous pouvez d’ailleur voir mon site à l’adresse indiquer ou chercher “La psychiatrie nous ment”
Tout cela pour vous dire qu’à chaque victoire qui est gagnée contre l’obscurentisme c’est un peu de libert en plus et la liberté spirituelle est fondammental.
Avec toute ma sympathie.
Jean-Sylvestre Thépénier
9.9.2007 à 14:40
Bonjour Christian,
Ton combat est absolument magnifique ! Juste une question : quand redeviendras-tu avocat ? La Société a besoin de toi ! Surtout en ce moment.
Fraternellement.
Tony
25.9.2008 à 10:54
Bonjour à tous ,
Sommes des bâillonnés ? NON .Sommes nous des soumis aveugles je répond deux fois ,NON .
Les TJ ne sont pas des agneaux aux sens péjoratifs.Assurément , se sont des aussi des chèvres qui entendent bien se faire entendre . ‘ La liberté , longtemps je l’ai cherchée ‘ comme dit la chanson .Nous sommes des êtres libres et nous devons chérir cette liberté tout court , religieuse ou non , elle doit être au coeur de nos idées .Je suis TJ et je compte bien garder cette liberté .Permettez moi chére Nathan de vous dire , que le jours ou mon église , ma congrégation me demandera de ne pas dire , de me censurer , alors , je ne pourrais rester en son sein .Il n’est pas concevable pour un chrétien qui suit les traces de JC d’être bâillonné .S’est même contraire à l’amour .Voyez JC empêcher ses apôtres , je vous interdit de dire cela ? NON ,non impossible .
Chacun est libre avec évidemment , des limites , vous en conviendrez .
Toute société met des limites , certaines ont mis des limites à tous et à tout , mais Dieu a mit des limites raisonnables .
Il suffit de savoir pourquoi .
Bien à vous .