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Archive pour 11.12.2011

LE CARACTERE EXORBITANT DES EXIGENCES FINANCIERES

« LE CARACTERE EXORBITANT

DES EXIGENCES FINANCIERES »

(Il s’agit d’un des « dix indices permettant de supposer l’éventuelle réalité de soupçons conduisant à qualifier de secte un mouvement se présentant comme religieux »

Phrase incompréhensible dont la paternité revient à la commission parlementaire sur les sectes de 1996 qui en assume l’entière responsabilité devant les médecins psychiatres et…l’Histoire)

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La présente crise est un sujet d’inquiétude unanimement partagé en raison de sa gravité, de son étendue et de sa complexité. Dès lors, tout citoyen est en droit de contrôler l’utilisation qui est faite par l’Etat des fonds publics (article 15 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 qui fait partie intégrante de notre Constitution). En effet, si gouverner c’est choisir, il convient aujourd’hui compte tenu de l’austérité, d’utiliser les deniers publics pour les actions prioritaires, celles qui ont une incidence directe et immédiate sur la qualité de vie et le bonheur de la population. Est-ce le cas ?

LA BROCHURE DE CAP-LC

S’agissant de la bonne gestion des ressources, l’association de défense des libertés : CAP-LC vient d’éditer une brochure qui est assez révélatrice des disfonctionnements de l’Etat Français. Elle porte sur le coût d’une mission que l’Etat, de façon discrétionnaire et aberrante, a jugé opportun de poursuivre, à savoir cet épouvantail vieux de trois décennies qu’est « la lutte contre les sectes », une guerre d’un autre âge qui aujourd’hui s’attaque à tout ce qui est différent, quel que soit le domaine : religion et philosophie bien sûr, mais aussi les soins médicaux, l’alimentation, les arts… Le dossier « sectes », qui n’est pas un problème, constitue le cadet des soucis de tout citoyen sachant vivre avec son temps et ayant le sens des priorités et de l’urgence. Rappelons, (le message finira peut être par être entendu dans les hautes sphères), que ces « croisés du troisième millénaire » n’ont jamais défini le terme « secte » et que ce dernier n’a aucune existence juridique.

Cette brochure comporte 29 pages qui expliquent simplement et clairement, avec des graphiques et des images à l’appui, la mauvaise gestion des fonds publics et les choix douteux dans les priorités humanitaires qui conduisent à financer une politique attentatoire aux…libertés fondamentales reconnues par la Constitution et la Convention européenne des droits de l’homme.

CONTENU DE LA BROCHURE

Sur la base de chiffres officiels fournis par les ministères dans le cadre de la loi sur l’accès aux documents administratifs (loi du 17 juillet 1978), cette brochure explique :

  • Que l’Unadfi, une association antisectes (parmi d’autres), perçoit annuellement 600.000 euros de subventions publiques

  • Que des associations humanitaires, dont l’utilité et l’efficacité ne peuvent être mises en cause, sont moins bien traitées : la Fondation Abbé Pierre malgré l’ampleur de sa mission ne reçoit que 437.000 euros.

  • Que l’Unadfi est subventionnée à 97% sur fonds publics, ce qui pose la question de son indépendance à l’égard des pouvoirs publics et qui devrait remettre en cause sa « reconnaissance d’utilité publique »

  • Que lesdits fonds publics ne représentent que…2% du financement de la Fondation Abbé Pierre et 10% chez les Médecins du monde

  • Que l’Unadfi ne compte qu’une poignée d’adhérents (nous sommes loin des 200 membres exigés pour obtenir et conserver la reconnaissance d’utilité publique) alors que la Fondation Abbé Pierre totalise 10.972 membres actifs

  • Que l’Unadfi, sensée aider « les familles et les individus victimes des sectes » est en réalité un instrument, un outil au service de l’Etat. Par exemple, la comptabilité de « cet exécuteur des basses œuvres », révèle que le compte « aide aux victimes » est resté vierge en 2006. Malgré un prévisionnel de dépenses (destiné uniquement à appuyer une demande de subventions publiques) de… 562.708 euros, aucune dépense n’a été engagée à ce titre…

  • Qu’en fait de « lutte contre les sectes », l’Unadfi s’acharne en réalité contre la cinquième religion de France : les Chrétiens Témoins de Jéhovah qui sont reconnus comme tels par le Conseil d’Etat, la Cour européenne de droits de l’homme et la totalité des démocraties libérales.

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CONCLUSION

Visiblement, la police de la pensée instaurée en France au fil des décennies bénéficie d’une manne budgétaire et d’un traitement qu’envieraient nos indésirables SDF, nos encombrants chômeurs, nos exigeants malades, nos pénibles victimes de la véritable criminalité…

  • Le respect de la Constitution et l’application du principe de légalité devraient conduire l’Etat Français :

  • A retirer la reconnaissance d’utilité publique accordée abusivement à l’Unadfi

  • A cesser tout financement public aux associations dites antisectes et à reporter les crédits dégagés vers des causes qui sans difficulté seraient plus nobles et plus porteuses

Et, chemin faisant, dissoudre la Miviludes, cette « mission » qui est directement rattachée aux services (et au service) du Premier ministre. Le Congrès américain a adressé au gouvernement français un courrier sollicitant la disparition définitive de cette « curiosité » dans une république dite laïque (voir précédent article « Lafayette, nous voilà ! ».

Cette brochure a été mise en ligne sur le présent blog et sur le site de CAP-LC.

20.000 exemplaires ont été imprimés et font l’objet d’une large diffusion.

Le présent blog ayant reçu plus de 114.000 visites cette année, j’invite toute personne désireuse de participer à sa diffusion à contacter :

CAP-LC

37 rue Saint Léonard

44000 Nantes

Courriel : contact@coordiap.com

« Gouverner, c’est parler au nom des principes,

Et agir au profit de ses amis »

Un écrivain anonyme (et avisé) qui a tenu compte du proverbe persan

« Donne un cheval à celui qui dit la Vérité, il en aura besoin pour s’enfuir »

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