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- 9.4.2012: Ne nous fâchons pas
- 12.3.2012: Ruth Danner un "Témoin" atypique
- 21.2.2012: L’HISTOIRE, CE RICHE TRESOR DU DESHONNEUR DES HOMMES
- 14.2.2012: « Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou »
- 31.1.2012: «DOUCE FRANCE, Oui berceau de mon enfance »
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Archive de l'auteur
Ne nous fâchons pas
9.4.2012 by admin.
« Ne nous fâchons pas »
(film avec : Mireille Darc, Lino Ventura, Michel Constantin et Jean Lefevre)
L’enseignement et l’exposé de nos croyances religieuses, de notre doctrine chrétienne relèvent de l’Eglise des Témoins de Jéhovah. Je me suis toujours gardé d’intervenir dans ces domaines réservés qui relèvent de la théologie et de chercher à usurper ces prérogatives. Notre organisation théocratique repose sur des principes de fonctionnement bien établis depuis le premier siècle et que tout membre a accepté lors de son baptême.
Cette autolimitation évidente, n’interdit nullement d’être actif dans le combat pour les libertés de pensée, de conscience, de culte… Je me suis investi pour la défense de ma liberté de religion dans les prétoires en qualité d’avocat, devant la Cour européenne des droits de l’homme pour la justification de mes écrits, dans les débats télévisés ou radiophoniques…
Le présent site a pour vocation exclusive de prolonger cette action, qui a commencé dans les années 90, en utilisant ce moyen moderne qu’est internet. Sur ce, la ligne de conduite que je me suis fixée à l’origine n’a pas varié d’un pouce, je me refuse à tout débat théologique public. Je n’accepte la discussion sur le contenu et l’interprétation des Saintes Ecritures que dans l’œuvre d’évangélisation de porte en porte à laquelle je participe aux côtés de toutes mes compagnes et compagnons depuis 1978.
A l’exception de ce domaine d’action naturel, toutes mes autres interventions se placent uniquement sur les plans :
- Juridique : la défense des droits de l’homme et libertés fondamentales reconnues par notre Constitution, la Convention européenne des droits de l’homme et libertés fondamentales de 1950, la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948…
- historique
- et sociologique.
Pourquoi cette mise au point ?
Des échanges récents entre visiteurs du présent site ont porté sur la théologie et ont conduit à dénigrer les croyances et la façon dont les chrétiens Témoins de Jéhovah vivent le christianisme. Ces échanges ont été supprimés, non par crainte d’un débat car je suis prêt à reprendre la discussion dans un autre cadre et en d’autres lieux, ni par la mise en place d’une censure dictatoriale, mais tout simplement parce qu’ils ne correspondent pas à l’esprit de ce blog, tant sur le fond que sur la forme. Sur ce, ces personnes peuvent s’exprimer, mais avec des arguments juridiques (quels textes autoriseraient la constitution d’une « deuxième classe » de citoyens ? Quelles bases juridiques peuvent justifier les atteintes à leurs droits et à leur dignité ?…), historiques ou sociologiques.
Les ennemis des Témoins de Jéhovah, et d’une façon générale de toutes les minorités, qui par nature dérangent au sein d’une société où règne la pensée unique, disposent de larges moyens d’expression et de polémique dans les médias ainsi que du soutien inconditionnel des autorités publiques (Miviludes, subventions à l’Unadfi au CCMM, rapports parlementaires…). Notons au passage que visiblement ces institutions, tant étatiques que locales, n’ont rien compris :
A l’héritage de libertés publiques laissé par les anciennes générations au prix de lourds sacrifices humains,
Aux jurisprudences récentes du Conseil d’Etat et de la Cour européenne,
Et à la marche de l’Histoire…
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Ce constat m’amène à ouvrir une parenthèse. Davy vient de nous faire parvenir la dernière « ponte » du gouvernement, une circulaire intitulée « Prévention et lutte contre les risques sectaires » (circulaire n° 2012-051 en du 22 mars 2012 publiée au bulletin officiel n°14 du 5 avril 2012 du ministère de l’éducation nationale). Le lecteur notera qu’après avoir utilisé la notion floue de « dérives sectaires », l’Etat Français se rabat sur celle de « risques sectaires » qui n’est guère mieux définie. Entre le brouillard et la purée de pois, le lecteur appréciera la rigueur juridique qui sied dans un Etat de droit…
Pourtant, lors du x ème rapport parlementaire de 2006, le ministère de l’éducation nationale, lors de son audition du 10 octobre 2006, avait indiqué :
« En prévision de notre audition par votre commission d’enquête, nous avons procédé très rapidement à une enquête auprès de tous les inspecteurs d’académie. Durant l’année scolaire écoulée, les inspecteurs d’académie ou les recteurs ont procédé à 19000 signalements aux procureurs de la République, concernant des enfants qu’on estimait être en danger, pour diverses raisons. Lorsque nous avons demandé aux inspecteurs d’académie quels étaient, parmi ces enfants en danger, ceux qui l’étaient à cause des mouvements sectaires, ils nous ont répondu qu’il y en avait huit » Témoignage isolé ? Non il a été confirmé par quatre autres ministères : Intérieur, Justice, Jeunesse- sports-Vie associative, Affaires étrangères.
- Et les 18992 autres enfants ! On s’en occupe quand ? Une circulaire est-elle en préparation ? Quand « on » aura le temps, « on » pourra aussi se soucier :
Des élèves victimes de maltraitance toutes les 2 minutes (Observatoire international de la violence à l’école pour l’Unicef, mars 2011)
- Du trafic de drogue
- De l’illettrisme : 26% des élèves de CM2 ont des acquis fragiles ou insuffisants en français à l’entrée en sixième (Ministère de l’éducation nationale, évaluations CM2, janvier 2011)
- De…. (liste non-exhaustive)
Fin de la parenthèse.
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Le présent site fait partie de ces îlots, à côté de quelques autres (CAP-LC, CINS, Davy…) où nous avons encore la possibilité de nous exprimer face aux attaques, discriminations, calomnies et anathèmes dont sont l’objet les minorités et tout particulièrement les Témoins de Jéhovah.
J’ai récemment débattu, sous les articles « Certains priaient Jésus, Jéhovah et Vichnou » et « L’histoire ce riche trésor du déshonneur des hommes » avec David Weber sur la responsabilité du Vatican dans la persécution des Témoins de Jéhovah sous l’Allemagne nazie. Le débat n’a porté que sur cette question historique et n’a nullement débordé sur le bien fondé des croyances religieuses de l’Eglise catholique et de l’Eglise des Témoins de Jéhovah. David Weber, et ceci est tout à son honneur, a respecté le cadre du débat. Tous ses commentaires ont été courtois et élégants. Je l’en remercie une nouvelle fois. *
Que les personnes qui ne sont pas d’accord avec nos croyances n’hésitent surtout pas à en débattre avec les Témoins de Jéhovah lorsque ces derniers les visitent, selon une périodicité de 3 à 6 mois. Ces évangélisateurs seront heureux d’engager cette conversation qui peut fort bien, je le conçois, à ce que chacun campe sur ses positions. De telles discussions font partie intégrante de la démocratie et de la liberté d’expression. Qui s’en plaindrait ? Le jour où les Témoins de Jéhovah ne passeront plus c’est que la France aura perdu ses libertés.
Pour terminer, deux anecdotes vécues illustreront le propos. Elles proviennent de mon Ardèche d’adoption.
Récemment, mon activité d’évangélisation m’a conduit dans les montagnes d’Ardèche à Saint Clément. Une femme âgée m’a ouvert sa porte et je lui ai donné le message de la Bible, la « Bonne Nouvelle ». Voici l’échange que je reconstitue :
-« Voyez-vous jeune homme, demain j’aurai 92 ans » (J’étais très flatté par l’expression « jeune homme » dont je n’avais pas été gratifié depuis, depuis, depuis… très longtemps)
-« Je suis protestante et je lis la Bible depuis l’âge de 5 ans. Mais puisque vous êtes à ma porte, puis-je vous poser une question ? »
Comment peut-on refuser à autant de gentillesse et de politesse ?
-« Les temps de la fin dont parle continuellement la Bible, comment voyez-vous ça en tant que Témoins de Jéhovah ? »
Je lui expose, sans être trop long, notre interprétation des expressions « temps de la fin », « fin du système de chose », « Les derniers jours »…
Notez que je ne développe pas ces thèmes, au-delà de ce qu’exige la narration de cette anecdote.
Une fois terminé, j’attendais sa réaction avec beaucoup d’intérêt. Cette dame, avec un grand sourire, me dit :
-« Je suis entièrement d’accord avec vous « jeune homme » (double joie de l’interlocuteur). Voyez-vous, si j’avais mes jambes de vingt ans, j’irai prévenir tous mes amis pour leur dire que les temps de la fin mentionnés dans la Bible, c’est maintenant, que nous y sommes »
Un mois, plus tard, j’ai vécu la même scène dans une autre localité ardéchoise, à Chalencon. Cette fois-ci mon interlocutrice était catholique, plus jeune (91 ans). Elle avait appris à lire dans la Bible dès l’âge de six ans et n’avait jamais cessé depuis cette saine lecture.
Même question à un détail près, je n’ai pas eu droit au « jeune homme » tant convoité mais à un non moins appréciable « mon garçon ». Mes explications ont suscité la réaction suivante :
-« Je vous rejoins totalement sur cette explication ».
Abstraction faite du climat biblique qui entourait ces deux échanges d’opinions, je rencontre de plus en plus de personnes qui sont inquiètes par l’évolution du monde et les graves évènements qui se déroulent (écologie, politique, social, finance…). Certes, ils n’appellent pas cela « Les temps de la fin » (faute d’avoir lu la Bible). Ils évoquent :
Le réchauffement climatique et la survie de l’humanité,
La révolution mondiale en cours,
La fin d’un système économique et social,
La faillite de la société de consommation et la nécessité d’un « nouveau modèle »…
L’urgente nécessité d’un gouvernement mondial pour résoudre des problèmes universels…
Mais, au-delà des expressions et des termes employés, sommes-nous aussi éloignés l’un de l’autre que cela ? N’y aurait-il pas possibilité d’approfondir ces questions ?
PS Amis cinéphiles, j’ai beaucoup hésité quant au titre de film à retenir pour intituler cet article :
« La vie est un long fleuve tranquille » ?
« Les Liaisons dangereuses » ?
« To be or not to be » ?
“Retour de manivelle” ?
“La Loi du Seigneur” ?
« Un moment d’égarement » ?…
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Ruth Danner un “Témoin” atypique
12.3.2012 by admin.
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L’HISTOIRE, CE RICHE TRESOR DU DESHONNEUR DES HOMMES
21.2.2012 by admin.
« L’HISTOIRE, CE RICHE TRESOR DU DESHONNEUR DES HOMMES »
(Henri Lacordaire)
Cet article fait suite au précédent et complète l’échange de mails qu’il a suscité.
L’EGLISE CATHOLIQUE ALLEMANDE SOUS LE REGIME NAZI
D’une façon générale, ce sont toutes les églises d’Allemagne (et des territoires occupés par cette dernière) qui ont été complices et ont soutenu le régime nazi. Le débat ayant été porté sur l’Eglise catholique, je me limiterai à cette dernière.
Un nombre incalculable d’ouvrages a porté sur ce sujet qui suscite toujours autant de polémiques. Les archives disponibles, les documents fournis, les photos d’ecclésiastiques faisant le salut et se commettant avec les responsables nazis, les témoignages des survivants… constituent des preuves incontestables des lourdes responsabilités en la matière de la hiérarchie catholique.
En 1987, lorsque le pape Jean-Paul II, en visite en Allemagne, tenta l’incroyable tour de force d’accréditer l’idée que l’Eglise catholique avait été une force d’opposition et de résistance à la dictature nazie, il se heurta à un refus digne, respectable et honnête rapporté dans le New-York Times : « Des catholiques ont critiqué cette tentative et ont accusé le pape de dénaturer les faits car, en réalité, seulement quelques dignitaires catholiques ont résisté à la tyrannie nazie, mais c’était généralement pour défendre les privilèges de l’Eglise ».
Cette tentative infructueuse s’inscrit dans la campagne de désinformation qui a été menée par le Vatican dès la Libération en 1945. Rome est coutumier de ces « remodelages » de l’Histoire.
L’Assemblée des Evêques d’Allemagne réuni à Fulda le 23 août 1945 (juste après la capitulation du 8 mai signée à Reims), avait pourtant fait le bilan du catholicisme allemand durant la période 1933-1945. Voici un extrait de sa déclaration :
« Beaucoup d’Allemands, même dans nos rangs, se sont laissé tromper par les doctrines fausses du national-socialisme, ont assisté indifférents aux crimes contre la liberté et la dignité humaines, beaucoup ont prêté assistance aux criminels par leur attitude, beaucoup sont devenus eux-mêmes des criminels. Une responsabilité lourde pèse sur ceux qui auraient pu empêcher de tels crimes par leur influence et qui non seulement ne l’ont pas fait mais ont rendu possible ces crimes et ce sont déclarés par là solidaires des criminels »
Les camps de la mort témoignent du martyre enduré par de nombreux groupes d’humains : Juifs, Slaves, Tziganes, résistants, homosexuels, opposants politiques (des prêtres et des pasteurs parmi eux), Francs-Maçons, Témoins de Jéhovah… S’agissant de cette petite Eglise la revue Le Déporté d’octobre 1991, dans sa présentation du livre de Sylvie Graffard et de Léo Tristan, écrivait :
« Quel courage, en effet, ne fallait-il point pour refuser sous Hitler de porter les armes et d’abjurer une foi qui ne veut absolument pas transiger avec le commandement de Dieu qui est « Tu ne tueras pas… ». Ce livre est d’une lecture passionnante, d’autant qu’il rappelle à tant d’autres déportés l’attitude exemplaire, voire charitable de « témoins » qui ont appliqué au plus haut point l’ « Amour » au sens le plus chrétien du terme » (Les Bibelforscher et le nazisme (1933-1945) Ces oubliés de l’Histoire).
Le lecteur pourra utilement compléter sa bibliographie avec le livre de Guy Canonici « Les Témoins de Jéhovah face à Hitler ».
Mais, objectera-t-on : l’Eglise catholique allemande est une chose, le Vatican en est une autre ! Ce dernier serait totalement étranger à ce drame. De nombreux ouvrages ont traité de cette question :
- « Pie XII et le IIIè Reich » de Saul Friedlander aux éditions du Seuil
- « Lettre ouverte au pape qui veut nous asséner la vérité absolue dans toute sa splendeur » de Bernard Besret, éditions Albin Michel
- « Le Vatican contre l’Europe » d’Edmond Paris, éditions Fischbacher
- « Les silences de Pie XII » de Léon Papeleux, éditions Vokaer
- « Le Vicaire » de Rolf Hochluth, éditions Le Seuil
- « L’Eglise catholique face au fascisme et au nazisme : les outrages de la vérité » d’Henri Fabre, éditions EPO
- « La diplomatie du Vatican à l’époque de l’Holocauste » de John Morley
Liste bien évidemment non exhaustive…
LE VATICAN ET LE NAZISME
Différents éléments doivent être pris en considération :
- D’une façon générale, selon le droit international, le Vatican est un Etat totalement indépendant qui, comme tout Etat, détermine sa politique et entretient des rapports avec les autres Etats de la communauté internationale par l’intermédiaire d’ambassadeurs. Ce statut lui permet d’ailleurs de siéger à l’ONU et d’exiger le respect des traités signés (Latran avec l’Italie fasciste, le concordat avec l’Allemagne nazie…)
- Si l’on doit classer le Vatican au regard de la nature de son régime politique, il s’agit selon le droit constitutionnel d’une monarchie absolue.
- Le Concordat signé entre le Vatican et le Troisième Reich en juillet 1933 s’imposait à l’Eglise catholique allemande.
- Compte tenu des rapports existants entre cette Eglise et Rome et de l’absolutisme régnant au Vatican, quelle était la marge de manœuvre des ecclésiastiques allemands ? Ces derniers se voyaient dénier toute autonomie, toute liberté d’action. L’autorité de Rome dans ce pays était absolue.
- Dès lors, la position adoptée par la hiérarchie catholique allemande à l’égard du régime nazi concrétisait, sur le terrain, la politique arrêtée à Rome.
- Si ce n’était pas le cas, le Vatican n’aurait pas manqué de dénoncer la désobéissance voire la sécession de l’Eglise allemande.
- Dans cette éventualité, le pape, compte tenu du droit canonique, ne manquait pas de moyens. Il avait notamment la possibilité, par l’intermédiaire de Radio Vatican, d’adresser un message universel très fort de condamnation qui aurait pu provoquer une prise de conscience des catholiques. Il pouvait évoquer la sanction de l’excommunication…
- Mais, le pape a gardé un « silence assourdissant » face à la barbarie nazie et à l’Holocauste. Cette encyclique papale tant attendue n’a jamais vu le jour.
- « La conclusion que l’on peut tirer est la suivante. A l’époque de l’Holocauste, le Vatican a failli à sa mission envers les Juifs » (livre de John Morley « La diplomatie du Vatican à l’époque de l’Holocauste »).
- Certes, les « avocats » ne manquent pas pour expliquer le silence du pape et la léthargie du Vatican. Ils ont évoqué : « un relatif silence » (Lévai) ; « une attente prudente et une réserve éclairée » (le nonce à Vichy) ; l’émotion : « Le pape était visiblement ému et, comme toutes les fois qu’il était ému, il ne trouvait pas de parole » (de Kerdreux) ; un Jésuite du nom de Warszawski tentera même d’expliquer que ce silence était « une invention historique ».
- Dans la mesure où le pape décide d’être aphone durant toutes les années noires pourquoi a-t-il mis un terme à ce choix politique en mai 1945, juste avant la capitulation allemande (auparavant le pape avait tout tenté pour éviter au régime nazi une telle fin…). L’allocation papale, adressée au sacré collège et publiée par l’Osservatore romano condamne pour la première fois, à onze reprises (il fallait vite, très vite rattraper le temps perdu…) le régime criminel nazi.
- Le Vatican fera valoir ses titres de résistant, ceux de l’ensemble de la hiérarchie et de la communauté catholique tout entière. Selon Henri Fabre : « Le ton est donné. D’abord mesuré, le plaidoyer va s’affermir en utilisant au besoin des moyens peu conformes à une authentique investigation de l’histoire. Des textes sont transfigurés par d’opportunes mutilations (…) des documents gênants sont ignorés, des traductions sont contestées par ceux-là même qui ne dédaignent pas d’estropier une langue étrangère pour orienter un texte dans une direction donnée (…) Reste à répandre le nouveau credo (…) Un esprit bien conditionné est prêt à accueillir n’importe quelle contrevérité pourvu qu’elle conforte sa panoplie d’idées reçues (…) »
- Puis, pour expliquer son attitude passive durant la période nazie, le Vatican invoquera l’ignorance. Il est pourtant de notoriété publique que son service de renseignements est le meilleur du monde. A en croire cette autorité spirituelle mondiale, le pape en savait moins sur l’Holocauste que la petite Anne Franck qui, cachée dans un appartement à Amsterdam, consignait dans son journal : « 9 octobre 1942. Beaucoup de nos amis juifs sont petit à petit embarqués par la Gestapo qui ne les ménage pas, loin de là, ils sont transférés dans des fourgons à bétail (…). Nous n’ignorons pas que ces pauvres gens sont massacrés. La radio anglaise parle de chambres à gaz » (Journal d’Anne Franck chez Calmann-Lévy, 1950, page 60)
- A propos du silence du Vatican, le général de Gaulle écrit dans ses mémoires de guerre que l’Eglise est « au surplus très renseignée » et que « (…) du drame qui bouleverse l’Univers, ses réflexions et son information ne lui laissent rien ignorer » (Mémoires de guerre chez Plon « l’Unité » p 233).
- Cette troisième contrevérité passera tout aussi difficilement que les précédentes. D’autant plus que le Vatican, dès mai 1945, facilitera l’impunité et le départ vers des cieux plus cléments de nombreux criminels nazis dont certains seront retrouvés et jugés par l’Etat israélien. Curieuse façon d’exprimer son repentir et de concrétiser un changement de politique !
- Enfin, une quatrième contre vérité sera avancée : le Vatican se taisait en raison de l’échec de ses démarches effectuées auprès des autorités nazies. Un problème : les archives allemandes de la Wilhelmstrasse, qui ont été ouvertes aux historiens, ne contiennent aucune trace de telles démarches ! Quant au Vatican il n’a fourni aucun élément écrit prouvant lesdites démarches. Est-ce si difficile ? Entre 1933 et 1945, il n’y aurait eu aucun échange de correspondance, aucun contact permettant d’étayer la version vaticane ?
- Dans un procès pénal, quand un prévenu ou un accusé multiplie les mensonges et contradictions, c’est dans la quasi-totalité des cas pour masquer des faits délictueux ou criminels très graves.
- Il appartient dès lors au Vatican, pour lever les accusations et écarter les preuves concernant sa complicité d’ouvrir ses propres archives. Or, ces dernières sont tenues secrètes et hors de portée des chercheurs et des historiens. On se demande pourquoi ? La sacro sainte raison d’Etat ?
S’agissant des chrétiens Témoins de Jéhovah :
- Est-il judicieux de rappeler que Rome a toujours violemment réagi contre toute forme d’« hérésie » : Templiers, l’Inquisition, Cathares, Vaudois, Protestants…
- Les Témoins de Jéhovah, dès le début de leur activité à la fin du 19è siècle, n’ont pas échappé à cette constante. Ils ont essuyé dans tous les pays les foudres de l’Eglise catholique y compris dans des Etats où les droits de l’homme et les libertés fondamentales étaient solidement assurés : Etats-Unis, Canada, Italie, France…
- Au sein d’un système de monarchie absolue, le Vatican ne pouvait ignorer ces guerres de religion… menées à l’échelle mondiale. Il ne s’agissait pas d’initiatives purement nationales mais d’une politique orchestrée par Rome !
Dans l’Allemagne nazie :
- en janvier arrivée d’Hitler au pouvoir grâce au vote du parti catholique allemand,
- en juillet signature du Concordat,
- au cours de l’été l’œuvre des Témoins de Jéhovah est interdite dans la plupart des Etats allemands et très vite dans l’ensemble du pays. Leur persécution allait par la suite s’intensifier.
Or, en 1933, la question du pacifisme des Témoins de Jéhovah, de leur neutralité, de leur refus de faire la guerre ne se pose pas, le Troisième Reich n’est pas encore en guerre et n’a aucune raison de pourchasser ces chrétiens.
Pourtant ces derniers, malgré leur discrétion, leur apolitisme et leur respect des lois vont être arrêtés, emprisonnés. Une persécution qui va rapidement conduire à la déportation et à l’assassinat. Un épisode, certes plus dramatique et horrible que les précédents, mais un épisode qui s’inscrit au sein d’une politique constante et de caractère mondial. En 1933, qui a pu inciter les nazis à s’attaquer à ce groupe ?
« Il y a maintenant un pays où la secte des prétendus Etudiants de la Bible (Témoins de Jéhovah) est proscrite. C’est l’Allemagne ! (…). Lorsqu’Adolf Hitler eut pris le pouvoir et que l’épiscopat allemand lui eut formulé la même demande, le Führer répondit : « Ces Etudiants de la Bible (Témoins de Jéhovah) sont des fauteurs de troubles (…). Je les tiens pour des charlatans et ne tolérerai pas que les catholiques allemands soient salis par ce juge américain Rutherford, je dissous (les Témoins de Jéhovah) en Allemagne » (Article écrit par un prêtre catholique et publié dans le journal allemand Der Deutsche Weg, édition du 29 mai 1938)
Une nouvelle fois, le Vatican, compte tenu de tous ces éléments accablants de culpabilité se doit de se justifier et d’assurer le libre accès de ses archives secrètes. Sont-elles si accablantes qu’il préfère supporter les accusations ? Ignorer les amoncellements de documents ? D’indices ? De présomptions ?
Ces preuves sont nombreuses et suffiraient largement à toute cour pénale internationale, sur la base du droit criminel, à établir la responsabilité et la culpabilité du Vatican.
En droit, on parle de « faisceau d’indices ». Celui est particulièrement fourni, éloquent et déterminant. Il est vrai que si certains exigent un aveu écrit explicite et complet du Vatican, l’attente risque d’être longue… Ce dernier a très bien manœuvré, dès la Libération. A défaut de se justifier, il a entretenu l’ambiguïté. La falsification de l’Histoire qu’il a diligentée a atteint son but, elle a permis de diviser les chercheurs et les historiens. La polémique sur le sujet est loin d ‘être close.
Une juridiction internationale, investie des moyens et des pouvoirs nécessaires, aurait pu exiger des explications et justifications susceptibles de modifier les données de cette affaire. Le silence gardé ne constitue pas en droit un mode de défense suffisant lorsque des charges affligeantes, qu’il convient d’infirmer, ont été réunies. Mais, le Vatican est un Etat souverain… Qui plus est, cet Etat reste une autorité religieuse mondiale, bien que cette dernière ait failli à sa mission première… La démarche d’un juriste n’est ni celle d’un historien, ni celle d’un politicien même s’il leur arrive fréquemment d’œuvrer ensemble.
Pour terminer citons L’Enciclopedia des Novecento publiée par l’Institut de L’encyclopédie italienne :
« L’épiscopat, après avoir signé avec les nazis un concordat qui lui était étrangement favorable, n’osait plus prendre ouvertement position contre le régime. De plus, le secrétaire d’Etat, le cardinal Pacelli (connu plus tard sous le nom de Pie XII) regardait d’un bon œil l’aspect anti-communiste du Troisième Reich (…) entre l’Etat et les Eglises, qui n’avaient jamais élevé la moindre protestation contre les persécutions que subissaient les Juifs et les Témoins de Jéhovah, il s’établit un genre de statu quo (…) La grande majorité du clergé des deux confessions (luthérienne et catholique) gardèrent une attitude manifestement fidèle au régime (…) Dans le domaine des relations extérieures, l’attitude conciliatrice du Vatican fut d’un grand secours pour le régime, particulièrement lors de sa montée vers le pouvoir » (Volume IV, page 519)
« En histoire, il faut se résoudre à beaucoup ignorer »
Anatole France
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« Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou »
14.2.2012 by admin.
« Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou »
(« Nuit et brouillard » chanson de Jean Ferrat)
La page d’accueil de Yahoo du 10 février dernier, sous le titre « L’homme qui refusa de faire le salut nazi », évoquait, photo à l’appui, le cas d’August Landmesser un allemand qui refusa de faire le salut nazi au milieu d’une foule enrégimentée et endoctrinée « qui lève le bras à l’unisson ». Bel exemple de courage, de refus d’être mouton de Panurge.
D’autres personnes ont su dire non durant cette époque particulièrement dramatique. Il est regrettable que leur évocation échappe constamment aux médias et aux dirigeants politiques. Plongeons, si vous le voulez bien, dans l’histoire des années 1924-1945.
En 1924, Hitler rédige, avec l’aide d’un prêtre catholique : Bernard Stempfe, son livre Mein Kampf (mon combat). Dès cette époque, Hitler vise les Francs-maçons et les Juifs (le Vatican lui fera ajouter par la suite les…Témoins de Jéhovah, une église particulièrement dérangeante compte tenu de son attachement au christianisme originel). Ces minorités seraient responsables des difficultés de l’Allemagne. Cet écrit préconise, pour s’en débarrasser définitivement l’utilisation des gaz asphyxiants.
Dès son arrivée au pouvoir, en janvier 1933, Hitler exécute son plan et envoie dans les camps de concentration ou d’extermination des groupes entiers d’humains : Juifs, Tziganes, communistes, Témoins de Jéhovah, Francs-maçons, homosexuels…
Durant cette période, les Témoins de Jéhovah ont collectivement en tant que religion attachée au christianisme, et individuellement affirmé leur authenticité, leur sincérité, leur foi, leur fermeté, leur attachement aux valeurs chrétiennes : respect de la vie, pacifisme, fraternité universelle. Ils poursuivirent avec dignité et endurance leur combat pour ces « valeurs de notre civilisation judéo chrétienne », un thème qui semble revenir au premier plan de l’actualité politique…
Une résistance collective
Leur résistance au nazisme, au fascisme, à l’assassinat programmé, au génocide leur valurent de terribles persécutions : arrestations, privations, mauvais traitements, travaux forcés dans le froid, le manque de nourriture, les épidémies, les « expériences médicales » inutiles sous l’égide des « médecins maudits », les « liquidations » brutales (pendaisons, pelotons d’exécution…), la lente agonie…. 10.000 connurent les camps de concentration (certains y passèrent…12 ans, de 1933 à 1945), 2.000 y moururent. Les Témoins de Jéhovah étaient connus dans ces camps de la mort sous le nom des Triangles violets.
A la fin de la guerre, des personnalités ont tenu à apporter leur témoignage sur ce NON MASSIF qui a été opposé au nazisme et au fascisme par cette petite église chrétienne.
« (…) J’ai pu en effet, éprouver en Allemagne, lorsque j’y étais interné, la fermeté et la fidélité de conviction de vos amis, c’est pour cela que j’accepte volontiers, d’être témoin des « témoins de Jéhovah ».
Et j’interviens par même courrier auprès du Préfet de police afin qu’il vous rende l’autorisation d’exercer librement votre culte (…)
Lettre de Léon Blum en date du 21 avril 1947
(Ancien chef du gouvernement français, un juif déporté)
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« Je suis heureuse de pouvoir vous donner mon témoignage sur les étudiants de la Bible (Bibelforscherinnen) que j’ai rencontrées au camp de Ravensbrück.
En effet, j’ai pour elles une véritable admiration. Elles appartenaient à différentes nationalités : allemande, polonaise, russe ou tchèque et ont subi pour leurs croyances de très grandes souffrances admiration.
Les premières arrestations avaient eu lieu depuis dix ans et la plupart de celles qui avaient été amenées au camp à ce moment là étaient mortes des mauvais traitements qu’on leur avait fait subir ou avaient été exécutées.
J’ai connu cependant quelques survivantes de cette époque et d’autres prisonnières arrivées plus récemment ; toutes faisaient preuve d’un très grand courage et finissaient par en imposer aux S.S. eux-mêmes. Elles auraient pu être libres sur le champ si elles avaient renoncé à leur foi. Au contraire, elles ne cessaient de résister, réussissant même à introduire dans le camp des livres et des tracts qui ont valu la pendaison à plusieurs d’entre elles.
De plus, restant fidèles à leur croyance, la plupart d’entre-elles ont toujours refusé de prendre part à des industries de guerre ce qui leur a valu de mauvais traitements et même la mort (…) »
(Lettre de Mme Geneviève de Gaulle, nièce du général de Gaulle, écrite le 8 août 1945)
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L’internement des Témoins de Jéhovah est du à leur refus de servir dans les armées de nazies, de faire le salut d’allégeance à Hitler, de participer à l’effort de guerre.
Une résistance collective…Composée de milliers d’actes individuels.
Ces actes de courage se comptent par milliers. Les pages manqueraient pour les relater tous. Comment peut-on, en quelques lignes, rendre hommage à ces chrétiens authentiques qui ont su dire NON à un moment dramatique de l’histoire de l’humanité ? Comment rendre hommage à cette multitude de combats individuels dont un grand nombre est resté méconnu ?
Quels récits choisir ?
Celui de la petite française Simone Arnold qui, à l’âge de 13 ans, est demeurée ferme dans ses convictions malgré les pressions. Condamnée à deux reprises par le tribunal de Constance, elle sera placée dans une maison de redressement…en Allemagne ?
Celui de la famille allemande Kusserow, composée de onze enfants qui sont enlevés aux parents, les membres déportés (Dachau, Ravensbrück) et deux garçons assassinés : Wilheim (fusillé le 26 avril 1940), Wolfgang (décapité en 1942) ?
Celui du français, Louis Piéchota déporté et qui survit à « la marche de la mort » lorsque les nazis évacuèrent, devant l’avancée russe, les camps de concentration ?
Le sacrifice d’August Dickmann qui, âgé de 27 ans, demeure ferme malgré les insultes, les menaces, les pressions des nazis l’enjoignant de renoncer à sa foi. Devant plus de 600 coreligionnaires rassemblés dans la cour du camp de Sachsenhausen, il maintient sa position et est publiquement assassiné par trois S.S. ?
Celui de Marcel Sutter, un jeune alsacien, qui en raison de son refus de servir sous l’uniforme nazi a été décapité à l’âge de 23 ans, en 1942 ?
Celui d »Hélène Gothold, arrêtée en 1937 à l’âge de 41 ans. Frappée à coups de bâton, elle perd l’enfant qu’elle porte. Elle sera guillotinée le 4 août 1944 ?
Le choix des récits ne fait pas défaut. Tous ces hommes, ces femmes et ces enfants ont refusé de s’incliner, d’avaliser l’horreur, de se commettre, de se salir, de capituler.
Des États ont tenu à immortaliser leur combat en l’inscrivant dans la mémoire collective de leurs peuples.
Ainsi, les États-Unis d’Amérique ont construit un musé de l’Holocauste à Washington afin de perpétuer le souvenir de tous les groupes persécutés par les nazis. Une revue américaine, lors de l’inauguration de ce centre en 1993, a écrit :
Ce musée devrait être d’un intérêt tout particulier pour les Juifs et les Témoins de Jéhovah, américains ou étrangers, groupements religieux particulièrement visés par le génocide décidé par le régime hitlérien.
Et en France ? S’agissant des Témoins de Jéhovah, ce serait plutôt l’oubli le plus complet. Il est vrai que l’évocation de ces combats anciens s’harmonise mal avec une politique étatique trentenaire faite de discriminations, de contre-vérités, de nuisances. Washington à son musée, la France a sa Miviludes et son Unadfi. Toutes les civilisations ne se valent pas au niveau des droits de l’homme ? La question mérite d’être posée ! Qui pourrait le nier ?
« (…) Peut-être la persécution systématique des chrétiens devrait-elle être, pour les partisans de la liberté, un signal d’alarme, avertisseur de tyrannie totalitaire »
(Extrait de « Mémoire de Témoins 1933-1945 »)
La Liberté est indivisible. Elle existe ou elle n’existe pas. Mais, on ne peut la fractionner afin d’en exclure certains groupes ou individus.
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«DOUCE FRANCE, Oui berceau de mon enfance »
31.1.2012 by admin.
«DOUCE FRANCE, Oui berceau de mon enfance »
(Titre d’une très belle chanson de Charles Trenet)
Je n’imaginais pas que la « lettre ouverte à un Franc-maçon », mise sur le site Agoravox (et sur mon blog), allait réveiller et déclencher une vague de haine, d’intolérance et d’…incompréhension. Ce n’est pas avec un tel état d’esprit et de tels débordements que la France se forgera la conscience collective, la solidarité et l’unité indispensables pour sortir de la crise. Vis à vis des autres nations, nous risquons d’être perdants avant même d’avoir pris le départ.
Amis de la poésie : « Bonjour »
Je n’évoquerai pas en détail les commentaires déversés sur le site Agoravox, ils ne sont pas édifiants et j’ai très vite renoncé à en faire une lecture exhaustive.
Sur le fond, à l’exception de quelques rares commentaires ouverts et intelligents, les autres réactions sont à proprement parler « à côté de la plaque » et dérivent tous azimuts dans les directions les plus inattendues et les plus déconcertantes… Je conseille à ces personnes, avant de s’exprimer, de lire au préalable l’article qui suscite leur réaction épidermique et leur haine congénitale. Visiblement, ma « lettre ouverte » a été à peine « entrouverte » par ces dernières. Peu importe…
Sur la forme, les plumes trempées dans le vitriol (quand ce n’est pas dans une fosse septique) n’apportent rien au débat surtout quand il se veut démocratique. De telles réactions se discréditent d’elles-mêmes et, bien qu’affligé par ce massacre littéraire, je suis très satisfait pour la cause que je défends qui, par voie de conséquence, se trouve valorisée du fait de l’indigence des arguments qui me sont opposés et de leur mode d’expression.
Les commentaires déposés sur le site Agoravox sont pour la plupart outranciers, grossiers et violents. Ce climat haineux n’est pas sans rappeler de tristes époques, notamment celles qui ont connu la montée du fascisme et du nazisme tous deux qualifiés de « peste noire ».
« Politiquement correct »
(Chanson de Banabar)
En rapport avec ma lettre ouverte, je tiens à préciser :
« Je n’ai rien contre les mosquées,
Je ne me sens pas menacé par les minarets »
(extrait de la chanson de Banabar)
S’agissant de l’évangélisation de la population arabe, je sais pertinemment que les évangélistes font aussi un énorme travail.
Je ferai mien du couplet : je suis « Victime de la pensée unique ». J’ai eu droit, via les réactions évoquées sur Agoravox, à l’éventail complet des modes d’expression de la pensée unique : le refus du droit à la différence, la fossilisation d’idées reçues, le colportage de préjugés, le rejet de l’autre, la violence et le caractère ordurier des propos… Très bel ensemble, n’est-il pas ?
A l’égard des insulteurs et fossoyeurs des libertés, si j’osais, je reprendrais le refrain de la chanson de Banabar qui me semble tout particulièrement approprié… Mais, par politesse, je m’arrêterai uniquement à la seule pensée…
L’arroseur…arrosé
Quelques éléments de réflexion :
1 Il existe toujours en France, et depuis deux siècles, une vague de fond faite d’intolérance et de haine qui, à chaque fois que l’Histoire lui en donne l’occasion, s’exprime de façon brutale voire criminelle : la Terreur, le génocide vendéen, la Commune de Paris, l’affaire Dreyfus, le scandale de Panama, l’affaire Stavisky, Vichy et l’occupation, l’antisémitisme, la xénophobie, la fièvre antisecte…
Le Professeur Pierre Barrucand (Maître de Recherches honoraires au CNRS, Médaille de la Résistance, Croix de guerre, président d’honneur de CAP Liberté de Conscience) a traité, il y a quelques années, ce déplorable mouvement dans une étude : « Haines d’hier et d’aujourd’hui, campagnes anti-juifs, anti-franc-maçons, antisectes.
3 Ce mouvement cible aussi bien les « sectes » que… la franc-maçonnerie. Cette dernière est, ou sera, victime à son tour de l’incendie qu’elle a avivé.
A son tour ? En effet, l’Eglise catholique, qui était à l’origine de l’Unadfi en 1974, a connu les mêmes déboires et est devenue victime lorsque la franc-maçonnerie s‘est emparée de cette association. Cette dernière a imédiatement passé le turbo en agressant non seulement les sectes, mais aussi les grandes églises : catholique, protestantes… (rapport parlementaire publié le 10 janvier 1996)
La franc-maçonnerie connaîtra malheureusement la même infortune. Il n’est jamais bon de réveiller les vieux démons dont l’un a pour nom… l’antimaçonnisme. L’Histoire démontre tristement que les crises sont propices à toutes les dérives, injustices, discriminations voire monstruosités.
4 Le sunami, produit de l’histoire, évoqué précédemment est antilibéral, antidémocratique et disons le …. asocial. Il regroupe dans un ensemble pour le moins hétéroclite : les antisémites, les antimaçonniques, les antisectes… Dès lors, rien d’étonnant a ce qu’il englobe dans sa vindicte la…franc-maçonnerie. Curieux paradoxe pour le Grand Orient de France (le GODF) !
5 Le GODF est, bien qu’il s’en défende, assimilé à une secte, non au sens noble et étymologique, mais au sens péjoratif et infâmant que lui a donné le mouvement antisecte dont cette loge est la principale actrice. Les amalgames entretenus restent présents dans l’esprit des fanatiques qui ne font guère de différence entre les sectes, les religions, les sociétés secrètes, les loges, les sociétés initiatiques… « Quoique l’homme sème, c’est aussi ce qu’il moissonnera » (la Bible)
L’affaire pourrait être risible s’agissant d’une structure qui se déclare athée et antireligieuse quand ce n’est pas antispirituelle. Les déclarations et la position du GODF sont claires sur ce point.
Une loge à contre-courant de l’Histoire.
Le besoin de religion et de spiritualité est inné chez l’humain. Cette caractéristique permet de le distinguer de l’animal. Nier ou combattre cette évidence est une aberration. Dans le passé, des autorités politiques ont néanmoins essayé de relever le défi. Ainsi, en France, sous la Révolution, les Jacobins ont voulu remettre en question une liberté fondamentale des Bretons, celle de croire. Erreur qui conduira à une guerre civile doublée d’un génocide sur lesquels nos manuels d’école s’attardent très peu…
Dans son combat contre les spiritualités de tout bord : religieuses, thérapeutiques, philosophiques…. le GODF mène un combat anachronique. Un combat qui est en totale contradiction avec les principes et valeurs défendus par la maçonnerie.
On préférerait voir le GODF, mais la GLFF (Grande loge féminine de France) et autres consoeurs apporter leur contribution à la résolution de tous nos maux, soucis, préoccupations sur lesquels, malheureusement, nous déplorons leur totale absence, leur manque d’initiative, leur silence. Le moteur imagination serait-il en panne dans les loges ? Quelles propositions sur l’énergie, l’écologie, le chômage, la faim dans le monde, la crise morale-financière-sociale-économique… ? Pourtant, bon nombre de francs-maçons occupent des postes à responsabilité au sein des structures étatiques, tant politiques qu’administratives, financières, économiques ou sociales. Une nouvelle contradiction !
En rapport avec la lettre ouverte à un Franc-maçon, ci-joint l’excellent édito de Jean-Claude Arbona publié dans la Nouvelle République du Centre Ouest, édition des 13-14 novembre 1993.
Cet article rapporte les propos de Charles Pasqua, alors ministre de l’intérieur, invitant « les responsables catholiques, juifs et protestants à porter avec un peu plus de vigueur la bonne parole dans les banlieues difficiles, plutôt que de laisser la place aux imans (musulmans) qui y prêchent l’intégrisme ».
Nous étions en 1993, il y après de…20 ans !
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Lettre ouverte à un franc-maçon
24.1.2012 by admin.
Lettre ouverte à un franc-maçon qui s’inquiète de la montée de l’islam en France
L’ancien avocat Christian Paturel, témoin de Jéhovah et défenseur de ce groupe religieux, répond à un cousin de son épouse. Ce dernier, franc-maçon et angoissé par la montée de l´Islam en France, l´abreuve de mails sur le sujet depuis des mois…
« Relativement à ton mail concernant la vague islamique qui déferle sur la France et l´Europe, voici quelques infos qu´il est peut être utile de porter à la connaissance de tes frères francs-maçons.
Tu connais notre appartenance, [mon épouse B.] et moi, à l´Eglise chrétienne des Témoins de Jéhovah. Ceci nous a valu, “au Pays de La Liberté” beaucoup de désagréments, d´agressions et d´injustices.
Au plan professionnel
B. vient d´être licenciée, pour la troisième fois, par son employeur, le conseil général de l´Eure dont le président et le directeur général des services (ainsi que d´autres responsables) sont francs-maçons.
J´ai fait annuler les deux premiers licenciements par le tribunal administratif. La CNIL et le Défenseur des droits ont relevé la discrimination religieuse. Par ailleurs, B. vient de saisir le procureur de la République d´Evreux d´une plainte pour discrimination religieuse.
Quant à moi, suite aux multiples difficultés et discriminations religieuses rencontrées au niveau judiciaire, notamment avec mon propre Barreau, j´ai été contraint de démissionner et d´arrêter mon métier d´avocat.
Les livres que j´ai écrits pour la défense des minorités religieuses et de mes légitimes droits m´ont valu des condamnations judiciaires confirmées par la Cour de cassation.
Je me suis adressé à la Cour européenne des droits de l´homme qui m´a justifié en condamnant la France, le 22 décembre 2005, à l´unanimité des 7 juges, pour violation de la liberté d´expression (je souligne, JL ML) (voir le blog de C. Paturel).
Au plan familial
B. a été, à proprement parler, déshéritée par ses parents, toujours en raison de son appartenance religieuse. Voilà le déplorable résultat des campagnes anti-sectes qui permettent de véhiculer rumeurs, préjugés et mensonges.
Au plan associatif
Je suis membre de la Coordination des associations et des particuliers pour la liberté de conscience (CAP Liberté de Conscience). Nous oeuvrons pour la défense des minorités religieuses, philosophiques, thérapeutiques… Bref, de toutes les minorités compte tenu de la pensée unique qui refuse le droit à la différence.
Notre président, qui est franc-maçon, est actuellement victime d´une campagne de calomnies en raison de ses engagements dans notre association. Campagne diligentée par le G.O.D.F vers toutes les obédiences maçonniques. Est-ce une façon de respecter les valeurs maçonniques et les libertés que nos grands-parents ont établi, au prix de lourds sacrifices, au cours des deux derniers siècles ?
Au plan national
L´Eglise chrétienne des Témoins de Jéhovah est continuellement attaquée par la Miviludes, des commisions parlementaires “hors normes” et l´Unadfi qui comprennent en leur sein de nombreux Francs-maçons. Ainsi, la présidente de l´Unadfi : Mme Picard appartient à une loge maçonnique.
L”Eglise des Témoins de Jéhovah a fait l´objet d´un redressement fiscal discriminatoire (seule église concernée), illégal (contraire aux dispositions du code général des impôts), aberrant (car en totale opposition avec la logique et le bon sens élémentaire) de… 58 millions € (avec les intérêts de retard).
L´objectif (non avoué) était de faire disparaître cette église du sol de France.
La France, une nouvelle fois, a été condamnée, à l´unanimité des 7 juges, par la Cour européenne des droits de l´homme le 30 juin 2011 (je souligne, JL ML). La juridiction européenne a décidé que la France avait violé la liberté religieuse.
Aussi, lorsque l´on s´insurge contre le déferlement islamique, je tiens à préciser certains points :
1 - Ce déferlement est rendu possible du fait de l´absence de toute spiritualité en France. Aucune grande religion n´est en mesure de l´endiguer (nous avons plus de 5 millions d´arabes en France, la plupart sont d´ailleurs des personnes modérées qui ne présentent aucune dangerosité). Toutes ces religions traditionnelles se vident de leurs fidèles et se sont discréditées (pédophilie des ecclésiastiques, scandales financiers, complicité avec la politique…)
2 - La seule force cultuelle en mesure de résister à l´Islam est l´Eglise des Témoins de Jéhovah avec ses plus de 130.000 évangélisateurs actifs qui opèrent dans toute la France y compris dans les zones que l´on qualifie pudiquement de “non-droit” (doux euphémisme) : les cités, les quartiers peuplés d´immigrés, les campements de gitans, de roms…
3 - L´Eglise des Témoins de Jéhovah, non seulement résiste à la poussée islamique, mais qui plus est connaît de grands succès en enregistrant de très nombreuses conversions de musulmans au christianisme, le vrai christianisme pas l´ersatz prôné par les grandes églises.
4 - Dès lors, il est paradoxal de voir certains milieux (non représentatifs de l´opinion française) s´inquiéter de la présence de l´Islam en France tout en cherchant, dans le même temps, à détruire ceux qui sont aujourd´hui les seuls vrais et efficaces défenseurs de notre civilisation judéo chrétienne, de dénoncer les incendiaires et de calomnier dans le même temps les pompiers.
5 - Parmi les ennemis des Témoins de Jéhovah, nous trouvons en France, paradoxalement, la Franc-maçonnerie et tout particulièrement le G.O.D.F. Que sont devenues les valeurs de la franc-maçonnerie : liberté, tolérance, fraternité ? Et j´ajouterai, celles qui ne sont pas des exclusivités franc-maçonniques : le bon sens, la logique, le réalisme, l´intelligence, l´honnêteté, le vrai parler.
Je te remercie de faire passer ce message auprès de tous les milieux et de toutes tes relations franc-maçonniques. J´ai à plusieurs reprises tenté de sensibiliser le monde franc-maçonnique sur ces contradictions (voir notamment sur mon blog “A moi les enfants de la Veuve“). »
Source : http://www.jlml.fr/index.asp
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Les Français parlent aux Français
8.1.2012 by admin.
«Les Français parlent aux Français… »
(Ce titre évoque l’émission radiophonique quotidienne de la BBC durant la seconde guerre mondiale)
Le Figaro magazine du 7 janvier 2012 interpellera, du moins je l’espère, nos gouvernants et, d’une façon générale, la classe politique. Deux journalistes : Gilles Bassignac et Jean-Michel Turpin ont interrogé durant quatre mois de nombreux « Français de tous âges, de tous milieux, de toutes origines, professions ou religions », demeurant dans 90 départements, aux fins de connaître leurs souhaits, leurs espoirs, leurs idéaux.
Les milliers de réponses obtenues se concentrent sur les idées de tolérance, d’unité, de paix, de coexistence, de communication, de liberté, d’égalité, de fraternité…
Voici quelques extraits de cette enquête :
-« La France doit rester une terre d’asile et de liberté »
- « J’ai le rêve d’une vraie réconciliation nationale, d’une diminution des tensions entre les personnes, quelles que soient leurs origines, leur religion »
- « « Plus d’égalité, plus de liberté ! Que la justice soit la même pour tous ! »
- « Qu’on revienne à nos fondamentaux, ceux de la liberté, de l’égalité et de fraternité. Il faut tendre la main à son prochain et éliminer la pauvreté ».
- « La France, c’est une terre d’accueil, à la fois protectrice et tolérante, où l’on se sent en sécurité »
- « J’aimerais un gouvernement avec des hommes de conviction. Et qu’on puisse vivre enfin de manière sereine les uns à côté des autres, dans le respect d’autrui »
- « Vivre ensemble dans la fraternité entre les communautés, et l’union des Français de toutes origines, couleurs, races ou religions, c’est ça mon rêve »
- « La France, c’est la liberté. C’est un pays qui autorise la pratique des différentes religions. Un pays tolérant et ouvert »
- « Egalité, fraternité et liberté ! Et qu’on intègre un peu mieux les différences dans les hautes structures de l’Etat »
- « Nous rêvons que les Français acceptent enfin leur diversité sans se méfier de l’autre »
- « Je souffre du rejet de l’autre. C’est un combat qu’il faut mener tous ensemble. Avoir des rêves permet de rester debout et de se battre »
- « Un pays de liberté, d’échanges, d’accueil. Mais aujourd’hui, j’ai de plus en plus de mal à définir la France avec ces valeurs. Elle perd de sa tolérance »
- « La France c’est le Pays des droits de l’homme »
- « Liberté, égalité, fraternité, une devise qui hélas, aujourd’hui ne fonctionne plus »
- « Aller vers les autres, tendre la main, pour que tout le monde se comprenne. C’est comme cela qu’on parviendra à souder les Français »
Le message en provenance des Français qui ont été interrogés est clair. Il serait judicieux que tous nos responsables l’entendent et… en tiennent compte, dans tous les aspects de la vie nationale et quotidienne :
Avec la présente campagne électorale :
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Le respect de l’adversaire et de sa dignité,
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L’ élévation des débats qui versent actuellement dans l’indigence et le pitoyable,
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L’évocation des vrais problèmes, ceux que vivent au quotidien tous les hommes, les femmes et les enfants qui composent ce pays : le chômage, la crise, le pouvoir d’achat, le pouvoir écrasant et méprisant des banques, le taux de suicide (trop élevé), l’avenir des jeunes, la criminalité grandissante…
-
Avec le retour en force de la trilogie républicaine : « Liberté, Egalité, Fraternité » et dont le respect implique :
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La fin de privilèges que l’on croyait avoir supprimés une certaine nuit du 4 août 1789 et qui sont aujourd’hui détenus par les classes dirigeantes. Privilèges financiers, politiques, juridiques… qui côtoient, dans l’indécence, la plus grande misère
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La mise en place d’une justice égalitaire (évocation, entre autres, de la dernière circulaire du ministère de la justice en date du 19 septembre 2011)
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Le respect de toutes les opinions : politiques, philosophiques, religieuses… La considération pour « l’autre », l’instauration d’un véritable droit à la différence, d’une tolérance générale et absolue, conditions incontournables pour établir une vraie paix sociale.
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La libre expression des opinions minoritaires, même (et surtout) quand elles dérangent…
Cette simple évocation est loin d’être exhaustive tant le chantier est important en raison du rejet progressif, au fil des décennies, de nos fondamentaux et des valeurs éternelles.
Il serait temps, par ailleurs, que nos dirigeants comprennent que le peuple n’a que faire de ces faux problèmes que le monde politique agite régulièrement. L’épouvantail des sectes ne fait plus fortune. La tranche (minoritaire) de la population qui s’y intéressait à une certaine époque a littéralement fondue. Le bon sens, le réalisme et la vérité l’ont emporté sur l’ignorance, l’intolérance, l’amalgame et la tromperie. Pour information, la majeure partie du peuple ainsi que les institutions judiciaires (françaises et européennes) considèrent que l’Eglise chrétienne des Témoins de Jéhovah est une authentique et respectable religion.
Dès lors, il serait judicieux de mettre un terme à cette politique de discrimination religieuse qui défigure la France et qui suscite les critiques et l’indignation de la communauté internationale (dictatures exclues, il va de soi… ce qui n’est ni un compliment, ni un honneur). Quant aux outils qui sont au service de cette triste politique, à savoir : la Miviludes, l’Unadfi et les commissions dites parlementaires sur les sectes, il est urgent de les remiser au musée Fragonard à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort (« le Musée des horreurs »).
La prise en considération du message des Français relaté dans Figaro magazine permettrait de concrétiser la devise de Lincoln : « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
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LE CARACTERE EXORBITANT DES EXIGENCES FINANCIERES
11.12.2011 by admin.
DES EXIGENCES FINANCIERES »
(Il s’agit d’un des « dix indices permettant de supposer l’éventuelle réalité de soupçons conduisant à qualifier de secte un mouvement se présentant comme religieux »
Phrase incompréhensible dont la paternité revient à la commission parlementaire sur les sectes de 1996 qui en assume l’entière responsabilité devant les médecins psychiatres et…l’Histoire)
===============
La présente crise est un sujet d’inquiétude unanimement partagé en raison de sa gravité, de son étendue et de sa complexité. Dès lors, tout citoyen est en droit de contrôler l’utilisation qui est faite par l’Etat des fonds publics (article 15 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 qui fait partie intégrante de notre Constitution). En effet, si gouverner c’est choisir, il convient aujourd’hui compte tenu de l’austérité, d’utiliser les deniers publics pour les actions prioritaires, celles qui ont une incidence directe et immédiate sur la qualité de vie et le bonheur de la population. Est-ce le cas ?
LA BROCHURE DE CAP-LC
S’agissant de la bonne gestion des ressources, l’association de défense des libertés : CAP-LC vient d’éditer une brochure qui est assez révélatrice des disfonctionnements de l’Etat Français. Elle porte sur le coût d’une mission que l’Etat, de façon discrétionnaire et aberrante, a jugé opportun de poursuivre, à savoir cet épouvantail vieux de trois décennies qu’est « la lutte contre les sectes », une guerre d’un autre âge qui aujourd’hui s’attaque à tout ce qui est différent, quel que soit le domaine : religion et philosophie bien sûr, mais aussi les soins médicaux, l’alimentation, les arts… Le dossier « sectes », qui n’est pas un problème, constitue le cadet des soucis de tout citoyen sachant vivre avec son temps et ayant le sens des priorités et de l’urgence. Rappelons, (le message finira peut être par être entendu dans les hautes sphères), que ces « croisés du troisième millénaire » n’ont jamais défini le terme « secte » et que ce dernier n’a aucune existence juridique.
Cette brochure comporte 29 pages qui expliquent simplement et clairement, avec des graphiques et des images à l’appui, la mauvaise gestion des fonds publics et les choix douteux dans les priorités humanitaires qui conduisent à financer une politique attentatoire aux…libertés fondamentales reconnues par la Constitution et la Convention européenne des droits de l’homme.
CONTENU DE LA BROCHURE
Sur la base de chiffres officiels fournis par les ministères dans le cadre de la loi sur l’accès aux documents administratifs (loi du 17 juillet 1978), cette brochure explique :
-
Que l’Unadfi, une association antisectes (parmi d’autres), perçoit annuellement 600.000 euros de subventions publiques
-
Que des associations humanitaires, dont l’utilité et l’efficacité ne peuvent être mises en cause, sont moins bien traitées : la Fondation Abbé Pierre malgré l’ampleur de sa mission ne reçoit que 437.000 euros.
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Que l’Unadfi est subventionnée à 97% sur fonds publics, ce qui pose la question de son indépendance à l’égard des pouvoirs publics et qui devrait remettre en cause sa « reconnaissance d’utilité publique »
-
Que lesdits fonds publics ne représentent que…2% du financement de la Fondation Abbé Pierre et 10% chez les Médecins du monde
-
Que l’Unadfi ne compte qu’une poignée d’adhérents (nous sommes loin des 200 membres exigés pour obtenir et conserver la reconnaissance d’utilité publique) alors que la Fondation Abbé Pierre totalise 10.972 membres actifs
-
Que l’Unadfi, sensée aider « les familles et les individus victimes des sectes » est en réalité un instrument, un outil au service de l’Etat. Par exemple, la comptabilité de « cet exécuteur des basses œuvres », révèle que le compte « aide aux victimes » est resté vierge en 2006. Malgré un prévisionnel de dépenses (destiné uniquement à appuyer une demande de subventions publiques) de… 562.708 euros, aucune dépense n’a été engagée à ce titre…
-
Qu’en fait de « lutte contre les sectes », l’Unadfi s’acharne en réalité contre la cinquième religion de France : les Chrétiens Témoins de Jéhovah qui sont reconnus comme tels par le Conseil d’Etat, la Cour européenne de droits de l’homme et la totalité des démocraties libérales.
CONCLUSION
Visiblement, la police de la pensée instaurée en France au fil des décennies bénéficie d’une manne budgétaire et d’un traitement qu’envieraient nos indésirables SDF, nos encombrants chômeurs, nos exigeants malades, nos pénibles victimes de la véritable criminalité…
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Le respect de la Constitution et l’application du principe de légalité devraient conduire l’Etat Français :
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A retirer la reconnaissance d’utilité publique accordée abusivement à l’Unadfi
-
A cesser tout financement public aux associations dites antisectes et à reporter les crédits dégagés vers des causes qui sans difficulté seraient plus nobles et plus porteuses
Et, chemin faisant, dissoudre la Miviludes, cette « mission » qui est directement rattachée aux services (et au service) du Premier ministre. Le Congrès américain a adressé au gouvernement français un courrier sollicitant la disparition définitive de cette « curiosité » dans une république dite laïque (voir précédent article « Lafayette, nous voilà ! ».
Cette brochure a été mise en ligne sur le présent blog et sur le site de CAP-LC.
20.000 exemplaires ont été imprimés et font l’objet d’une large diffusion.
Le présent blog ayant reçu plus de 114.000 visites cette année, j’invite toute personne désireuse de participer à sa diffusion à contacter :
CAP-LC
37 rue Saint Léonard
44000 Nantes
Courriel : contact@coordiap.com
« Gouverner, c’est parler au nom des principes,
Et agir au profit de ses amis »
Un écrivain anonyme (et avisé) qui a tenu compte du proverbe persan
« Donne un cheval à celui qui dit la Vérité, il en aura besoin pour s’enfuir »
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LAFAYETTE, NOUS VOILA
24.11.2011 by admin.
a>« LAFAYETTE, NOUS VOILA… »
(Formule que l’on prête au général en chef John P. Pershing
Lors de l’arrivée des troupes américaines en France le 6 avril 1917)
Le visiteur trouvera ci-joint l’original et la traduction française du courrier adressé le 28 octobre 2011 à Monsieur le Premier ministre François Fillon par le « groupe parlementaire sur la liberté religieuse dans le monde » du Congrès des Etats-Unis. Les termes employés sont nets et incisifs :
« D’après le rapport d’août 2011 du Forum Religion de la vie publique intitulé « accroissement des atteintes à la liberté de religion »La France fait partie des 14 pays à l’échelon mondial et de l’un des deux pays à l’échelon européen, dont les gouvernements ont porté atteinte de façon croissante et substantielle aux libertés religieuses entre les années 2006-2009 »
Les années 2010 et 2011 ont été marquées par une déplorable continuité au niveau des libertés reconnues aux minorités religieuses. Pas de quoi être fiers !
Le courrier du Congrès américain est un véritable réquisitoire à l’encontre de la Miviludes et de ses membres, de la loi About-Picard de 2001, du financement sur fonds publics des associations antisectes…
Cette intervention des parlementaires américains devrait, même si c’est au prix d’énormes efforts et ressentiments de la part des autorités françaises, susciter une réaction, ne serait-ce que de dignité.
Précisons qu’aucune réponse n’a été donnée aux différentes demandes de dissolution de la Miviludes et de retrait de la reconnaissance d’utilité publique accordée indument à l’Unadfi qui ont été déposées par l’association CAP Liberté de Conscience à l’Elysée et à Matignon les 30 septembre 2008, les 10 et 14 janvier 2009. Les bonnes manières se perdent…
Ce courrier d’outre atlantique permet d’apprécier l’image de marque que « le Pays des droits de l’Homme » (appellation non contrôlée…) donne sur la scène internationale. Pour rétablir les libertés en faveur des minorités honnies sur le sol de France, un deuxième débarquement sur les plages de Normandie sera peut-être nécessaire… Une simple suggestion, pourquoi ne pas tout simplement « débarquer » la Miviludes, le CCMM, l’Unadfi et leurs exécuteurs des basses œuvres ? Ce serait une très jolie façon de clôturer une période noire et un si vilain dossier. « Vaste programme » comme l’indiquait le général de Gaulle en août 1944 lors de la libération de Paris. Mais, l’heure n’est-il pas aux programmes politiques ?
Traduction de la lettre du Congrès : lettre-congres-us.pdf
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SALMIGONDIS PENAL
12.11.2011 by admin.
Suite logique de la mélasse législative (voir précédent article), voici le salmigondis pénal !
Le ministère de la justice vient d’adresser une circulaire à l’ensemble des hauts magistrats judiciaires : procureurs généraux, procureurs de la République, présidents de cour d’appel et de tribunaux de grande instance (circulaire CRIM SDJPG N° 11-F-190-63 du 19 septembre 2011).
Cet écrit administratif s’intitule : « circulaire de politique générale relative à la vigilance et la lutte contre les dérives sectaires ». L’intitulé n’abuse personne. Bien que non cités expressément, seuls les « nouveaux mouvements minoritaires » sont visés et, parmi eux, les Témoins de Jéhovah qui sont pourtant établis en France depuis plus… d’un siècle Un mouvement qui décidément reste jeune aux yeux des pouvoirs publics.
« Politique générale » ! Vous avez bien lu. Le ministère de la justice, c’est-à-dire l’Etat Français, définit ainsi sa ligne de conduite, arrête son plan d’action, lance son ordre de bataille. La politique de la France, faute d’être libérale et tolérante, a au moins l’avantage d’être claire. Au-delà des belles déclarations sur « la laïcité, la tolérance, la liberté religieuse », rien n’a changé depuis des décennies. On reprend les mêmes : Unadfi, CCMM, Miviludes… et on recommence, « Quoi de neuf sous le soleil ? » (la Bible).
Que penser de cette circulaire ? Le Congrès américain a déjà réagi en adressant le 28 octobre dernier un courrier à François Fillon (voir sur le site CAP l’édito de Paul Vinel et l’article de Thierry Bécourt).
KAFKA : LE RETOUR
« Dérives sectaires » ! J’ai plutôt l’impression que ce sont l’Etat et nos institutions qui partent à la « dérive »… Les affaires politico-financières, les scandales au niveau de la République ne manquent pas d’indigner et d’inquiéter les modestes citoyens.
Mais à propos, dérive par rapport à quoi ? Par rapport à un modèle de société qui s’imposerait à tous ? Mais, au sein d’une démocratie libérale, qui est habilité à définir ce cadre standard et surtout à l’imposer aux autres ? Qui est autorisé à instituer un tel monde qui serait oppressant, concentrationnaire ? Ce monde kafkaïen, personne ne le désire. Franz K., le héro du livre de Kafka : « Le Procès », est broyé par les mécanismes étatiques et subit une condamnation à mort qu’il ne comprend pas. La France entend-t-elle réaliser un « remake » de ce drame ? Le fait de vivre et/ou de penser différemment est-il devenu un crime ?
« Ne souhaitons pas que tout le monde pense comme nous.
L’uniformité des sentiments serait odieuse »
Anatole France
« LA KERMESSE DES HYPOCRITES »
La circulaire souligne « qu’il n’existe pas en France, conformément au respect du principe de laïcité et de la liberté de conscience, de législation visant à définir une secte et à mettre en œuvre conséquemment envers ses membres des mesures restrictives de droits ».
Soyons conscients que si une telle législation n’existe pas en France, ce n’est ni par respect du principe de laïcité, ni par souci d’assurer la liberté de conscience et encore moins par absence de volonté politique (qu’elle soit de droite, de gauche, du centre…), mais tout simplement en raison d’une évidence : l’impossibilité relevée par les juridictions européenne et françaises, de distinguer « secte » et « religion ».
La notion, plombée d’hypocrisie, de « dérives sectaires », va plonger les magistrats dans un profond brouillard où ils devront marcher à la corne de brume. L’objet (respectable en soi) des circulaires consiste pourtant à éclairer, expliquer, simplifier les législations et les réglementations… La confusion entretenue promet de sérieux maux de tête et cas de conscience à tous les destinataires de cette instruction ministérielle… La « dérive sectaire » c’est l’arlésienne cultuelle, on en parle mais personne (faute de l’avoir vue) ne peut la définir.
Mais ce n’est pas grave. Sur la base de cette fiction complexe, les pouvoirs publics sont mobilisés au détriment de fléaux sociaux particulièrement attentatoires à la sécurité, à la paix sociale, à la stabilité et à la pérennité de la société : criminalité, drogue, chômage, crise économique et sociale, mal être dans les cités, violences conjugales, suicides… Il est vrai qu’il est plus aisé de faire diversion sur des sujets jugés (à tort car l’opinion publique a évolué) plus fédérateurs. La recette ne date pas d’aujourd’hui et a toujours été l’apanage de gouvernements impuissants face aux problèmes à résoudre. A toutes les époques, la société a cherché des boucs émissaires qui seraient responsables de tous ses maux (les Juifs, les Jésuites, les Francs-maçons… les sectes et ses « dérives »). Seules les cibles ont changé au fil des siècles.
Autre hypocrisie : s’agissant du « délit d’abus de faiblesse sur personne en état de sujétion psychologique », la circulaire du ministère de la justice constate que « de 2004 à 2009, trente quatre condamnations de ce chef ont été enregistrées par le casier judiciaire national ». ais d’ajouter, quelques lignes plus loin : « il faut noter, par ailleurs, que cette infraction a pu être retenue dans des circonstances qui ne relevaient pas des dérives sectaires ».
Il conviendrait, honnêteté oblige, de préciser le nombre exact des condamnations qui, pour les six années évoquées, sont directement en rapport avec le délit d’abus de faiblesse résultant de pratiques sectaires. Seul ce dernier chiffre présenterait de l’intérêt car il serait significatif. Une nouvelle fois on procède par voie d’amalgame. A ce stade de ma réflexion, une pensée me vient à l’esprit. L’affaire Bétencourt et son ballet de valises ne relèvent-t-ils pas de l’abus de faiblesse ? Allons, ne soyons pas mal poli, ne faisons pas de mauvais esprit…. !
Mais, ce n’est pas tout. La circulaire évoque le texte pénal définissant le délit d’abus de faiblesse d’une manière pour le moins… inquiétante pour les libertés individuelles : « Les termes retenus par la loi sont assez généraux et laissent au juge un large pouvoir d’appréciation en fonction des faits (…) ».
« Termes (…) assez généraux » ! « large pouvoir d’appréciation » laissé au juge ! Tous les grands principes du droit pénal, du moins ceux applicables dans les démocraties libérales, sont piétinés. En effet, la garantie des citoyens et le respect des libertés individuelles exigent que toute infraction pénale soit définie de façon claire et précise, et ce pour plusieurs raisons :
- Les personnes doivent savoir exactement ce qui est interdit,
- Les textes pénaux étant d’interprétation stricte, il est interdit aux juges d’en faire une application extensive à des situations voisines.
- L’application de la loi pénale ne doit pas être abandonnée à l’arbitraire d’un juge, ce qui interdit le recours à « des termes généraux » (« Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser » Montesquieu).
LES INSTRUMENTS DE CETTE POLICE DE LA PENSEE
La circulaire, dans son ordre de mobilisation générale, n’hésite pas à rappeler « les vieux de la vieille » du milieu associatif :
- L’incontournable Unadfi dont le nombre d’adhérents fond plus rapidement que la calotte polaire au point, semble-t-il, de ne plus remplir les conditions légales relatif à un effectif minimum (200 personnes) pour être reconnue d’utilité publique. Sur le plan de l’objet social, j’ai déjà souligné que ce dernier était illicite dans la mesure où il porte atteinte à la liberté religieuse et au principe de laïcité.
- Le CCMM qui date de l’époque néolithique de cette guerre spirituelle,
- La Miviludes, cet organisme hybride, cette scorie de la laïcité, vient en renfort et apporte un semblant de caution étatique dans ce combat de l’absurde. Caution timide pour éviter de commettre une violation flagrante des libertés fondamentales reconnues par la Constitution et les traités internationaux signés par la France (convention européenne des droits de l’homme et pacte des droits civils et politiques notamment).
Complètent ce régiment de « bras cassés », des structures purement étatiques :
- Les préfets, qui je le rappelle, représentent l’Etat dans les départements, ce qui confirme qu’il s’agit bien d’une « politique » définie par l’Etat.
- La police nationale : la CAIMADES (Cellule d’assistance et d’intervention en matière de dérives sectaires).
Il est vrai que la police, compte tenu de ses effectifs pléthoriques résultant de recrutements massifs et de la manne budgétaire procurée par notre situation économique et financière florissante, est en mesure d’affecter du personnel à cette grande cause nationale. Les banlieues et les cités sont suffisamment sécurisées, les femmes peuvent librement circuler dans les transports en commun à la tombée de la nuit…
LA NECESSITE DE REDORER UN BLASON PARTICULIEREMENT TERNI
Je relève que cette circulaire a été diffusée fin septembre, soit environ un mois avant le début de l’affaire pénale qui est évoquée devant la cour d’appel de Paris et qui concerne l’Eglise de Scientologie. S’agit-il de remotiver les magistrats à cette grande cause nationale qu’est la lutte contre les sectes ?
La décence, le principe de séparation des pouvoirs, la neutralité… commandaient au ministère de la justice de laisser les magistrats traiter cette affaire pénale en toute indépendance. J’ignore totalement le contenu du dossier pénal concernant l’Eglise de Scientologie. Coupable, non coupable ? Cet examen appartient aux juges qui prononceront la décision « Au nom du peuple français ». Lourde responsabilité qui implique le respect du droit : « Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement (…) par un tribunal indépendant et impartial (…) » conformément à l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme. Par ailleurs, l’équité, autre principe fondamental issu du droit naturel, ne doit pas être absente dans cette affaire. La Justice est une valeur qui a été suffisamment dévaluée ces derniers temps.
L’Etat a-t-il besoin de redorer un blason particulièrement terni ? Il est vrai que depuis quelques mois, l’Etat Français a enregistré de sérieuses défaites, notamment dans plusieurs procès engagés par l’Association des Témoins de Jéhovah de France (affaires des aumôniers, de la taxation inique…). Il y a longtemps qu’il n’a pas enregistré de victoires susceptibles d’accréditer une politique discriminatoire engagée il y a trois décennies. Trente ans ! En principe on accède alors à l’âge dit de raison. Maintenant, si la déficience est congénitale, c’est une autre affaire…
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