FRANCE : CALME PLAT POUR LES MINORITÉS RELIGIEUSES

Nov 4, 2015 by

« Absence de vent

Température agréable

Ciel bleu et dégagé »

meteo-de-merdeAujourd’hui, ces informations seraient sans aucun doute fournies, si un baromètre existait pour décrire le climat dans lequel évoluent les religions minoritaires implantées en France. En effet, depuis quelques temps le paysage politico-médiatique semble avoir profondément changé :

  • plus de commissions parlementaires sur les sectes (aussi inutiles que ridicules),
  • plus d’émissions assassines sur le sujet,
  • plus de procès montés en épingle…

On en arriverait presque à s’ennuyer. Mais, à quoi est du ce changement de climat ?

Le réchauffement climatique, de toute évidence, est étranger à ce phénomène.

L’acceptation spontanée (et enthousiaste) par les pouvoirs publics du phénomène minoritaire semble improbable.

Les condamnations de la Cour européenne des droits de l’homme, même si elles ont contrarié l’Etat Français, n’ont pas pour autant eu cet effet curatif.

Mais alors ?

Il serait plus réaliste, même si c’est moins glorieux, de considérer que l’irruption de DAESH sur la scène internationale et ses actes terroristes et criminels sur le sol français, sont devenus des sujets de préoccupation majeurs pour nos gouvernants. Ces derniers, après avoir utilisé inconsidérément, dans le cadre d’une manipulation des esprits, des notions telles que « secte criminelle », « organisation de type maffieux »… pour décrire nos infortunés mouvements  minoritaires français, découvre aujourd’hui ce que ces expressions signifient exactement avec DAESH. Dramatique retour aux réalités.

Il est vrai que l’acharnement injustifié durant des décennies contre des religions et mouvements pacifiques ne présentait aucun danger pour ses initiateurs. Il a permis à certains hommes politiques d’en tirer un semblant de gloire, une célébrité surfaite, un fonds de commerce inépuisable les dispensant d’avoir à s’investir pour régler les vrais problèmes nationaux. Leur obsession des  sectes et religions minoritaires « françaises »  leur a fait occulter totalement le danger qui pointait et montait progressivement en puissance. Si gouverner c’est prévoir, il faut reconnaître que sur ce plan l’échec est complet et impardonnable.

Pour affronter DAESH, l’Etat Français pris au dépourvu a aligné, hâtivement et en dehors de toute réflexion, ses structures classiques, notamment la Miviludes et l’Unadfi, qui ont été créées pour combattre des minorités religieuses opposées à toute violence et parfois foncièrement apolitiques (cas des Témoins de Jéhovah). Toute personne raisonnable conviendra que ces organismes étatiques sont totalement inadaptés car désarmés, inexpérimentés et… discrédités.

Sur la base de ce constat, les ONG que sont CAP-LC et CAP Europe, pourraient s’adapter à cette nouvelle situation et reconsidérer leur raison d’être. Elles pourraient devenir des outils de réflexion, de dialogue, de concertation et de partenariat avec les pouvoirs publics. Leur expérience, la diversité de leurs membres qui proviennent de tous les courants de la société, leur apolitisme, leur solide tissu relationnel composé de sociologues, de psychologues, d’historiens des religions, de journalistes, de juristes, d’ecclésiastiques, de politologues… sont autant d’atouts que l’Etat se doit de prendre en considération. Ce dernier a un besoin urgent de toutes « les forces vives » du Pays. Il serait souhaitable qu’il en prenne conscience. Trop d’erreurs ont été commises dans le passé.

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