FRANCE « LA GRANDE CASSE »

Juin 14, 2016 by

cp1La France est devenue la plus « Grande Casse » d’Europe. Nous sommes le Pays où l’on passe son temps  à critiquer, haïr, détruire… « l’autre ». Ce dernier revêtant les visages les plus divers :

  • Les forces de l’ordre (policiers du terrain, CRS, gendarmes, militaires, RAID, GIGN…). Ces derniers subissent constamment des «douches écossaises ». L’amour et la haine alternent au gré des actes terroristes. Ces agents sont pourtant les gardiens de notre sécurité face à de véritables déferlantes de violences. Mission effectuée avec des effectifs et des moyens matériels insuffisants du fait des décisions aberrantes  et irresponsables prises ces dernières années au niveau de l’Etat.
  • Les musulmans de France qui centralisent toute la colère suscitée par les actes lâches de Daesh et de ses « combattants » (sic). Dans la confusion qui règne, on associe le Ramadan qui débute au terrorisme islamique alors que cette période est précisément considérée par les musulmans comme une période de paix.
  • Les grévistes (raffineries, SNCF, pilotes, taxis et VTC…) la CGT, la CFDT… Une amnésie collective conduit à oublier que tous les progrès sociaux qui ont permis d’atteindre une qualité de vie (congés payés et hebdomadaires, durée du travail notamment) ont été obtenus (et non accordés) au prix de revendications
  • Les homosexuels qui dérangeraient un « ordre moral nouveau »
  • Les migrants qui viendraient piller la France. La plupart sont pourtant des réfugiés politiques au sens de la Convention de Genève. Ce faisant, « on » oublie que lai peuple de France est une mosaïque qui résulte, pour son plus grand bonheur,  de migrations successives (Polonais, Arméniens, Espagnols, Italiens, Portugais, Maghrébins, Indochinois…)
  • Les minorités religieuses et les sectes, qui depuis quarante ans, du fait d’une politique discriminatoire et haineuse des pouvoirs publics, correspondent au baudet de la fable de Jean de La Fontaine : Les Animaux malades de la Peste. « Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal … »
  • Les Juifs qui redécouvrent dramatiquement l’antisémitisme qui n’a jamais vraiment dispcp1aaru de notre sol.
  • Les politiciens, pour lesquels les citoyens font de tristes amalgames. Les maires, les conseillers municipaux, généraux, régionaux, les députés, les sénateurs sont tous assimilés, sans aucune distinction, aux nantis et/ou malhonnêtes de la politique.
  • Les patrons, terme générique recouvrant toutes sortes de statuts (artisans, petits commerçants… gros industriels) accusés d’être à l’origine du chômage, de la hausse des prix, de la spéculation…
  • Les chômeurs et bénéficiaires du RSA, qui seraient des parasites, des profiteurs du système de protection sociale.
  • Les SDF et de façon générale tous les pauvres dont il faut, selon un préjugé persistant, se méfier. «Le pauvre est voleur, le pauvre est fainéant… », c’est bien connu ! La récente condamnation pénale à 2 mois ferme d’un SDF ayant dérobé un paquet de pâtes en est la triste illustration. Cette condamnation très sévère vise à prévenir le risque d’une généralisation de tels vols. On ne règle pas  le drame de la pauvreté, on musèle le pauvre, on le punit. Est-ce la solution ? La justice est devenue la poubelle de la société. Faute de régler les problèmes en amont et sur le fond, ces derniers échouent dans les prétoires… Est-ce  le rôle des magistrats ? La mission de la justice ?

Cette liste est loin d’être exhaustive !

Ce constat est lourd de conséquences. Il dénote que notre société est en pleine déliquescence, elle se disloque. Le ciment qui s’appelle fraternité et qui figure sur tous les frontons des bâtiments publics, n’existe plus.

Cette fraternité qui a permis d’affronter de nombreuses épreuves dans le passé est aujourd’hui absente. C’est inquiétant. Est-ce le prélude, les signes avant-coureurs à la disparition de la  société française ?

Une société, une communauté se construisent sur des valeurcp1bs communes, sur le respect de l’autre, sur la tolérance, sur l’amitié, sur la fraternité, sur la solidarité. La France est actuellement aux antipodes de ce modèle.

 

Christian Paturel

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