L’ennemi Aux Cent Visages

Mai 7, 2013 by

hydre-cpL’année prochaine, l’ADFI fêtera ses 40 ans. Chez toute personne, ce cap correspond généralement à l’âge de raison. Je doute qu’il en soit de même pour cette association.

En quarante années, la guerre menée contre les minorités a évolué pour prendre des directions et des proportions inattendues et…inquiétantes.  Le présent article fait le point sur cette question.

Compte tenu de son ampleur, ce sujet comportera trois parties qui seront mises sur le site durant le joli mois de mai.

La 1ère partie  sera une étude rétrospective

La seconde  partie évoquera les conséquences, au niveau de la démocratie et des libertés, de cette néo-inquisition.

La dernière se terminera sur une note optimiste et réjouissante, les victimes n’étant plus seules dans ce combat.

L’ENNEMI AUX CENT VISAGES
1ère Partie

Ennemi ? Jusqu’ici, j’utilisais le terme à connotation sportive d’adversaire pour désigner les personnes et organismes qui refusent, aux plans religieux, philosophiques, spirituels, thérapeutiques… tout droit à la différence. Le choix des mots n’est jamais  neutre.

Le Robert de poche, donne les définitions suivantes : 

« Adversaire : personne qui est opposée à une autre dans un conflit, une compétition » 

« Ennemi : personne qui est hostile et cherche à nuire, personne qui a de l’aversion pour ceux contre lesquels elle est en guerre ».

Aujourd’hui, le terme « ennemi » me semble plus approprié dans la mesure où les partisans de la pensée unique visent à la disparition pure et simple, par tous les moyens, mêmes les moins glorieux et les moins honnêtes, de tout ce qui n’est pas conforme à leur modèle de société. Heureusement que les minorités agressées sont pacifiques, à défaut la France serait en pleine guerre civile. A qui la faute !

Les ennemis originels

Ces éléments liberticides se structurent en 1974, avec la création de la première ADFI. A l’époque, leurs cibles sont uniquement les minorités religieuses. L’ADFI est au départ « d’inspiration catholique ».  Pour preuves :

  • Des ecclésiastiques (abbés Trouslard, Lemoine, Vernette…) participent activement aux entreprises de l’ADFI.
  • Le siège social de cette dernière, pendant de longues années,  sera situé dans un immeuble parisien prêté par l’évêché.
  • L’épiscopat français délègue son représentant aux sectes.
  • Les discours, les arguments, les slogans et les techniques utilisées plagient l’Action catholique des années 1940.

Il s’agit alors de lutter, non pas Bible en main (cette confrontation présentant un certain danger, voire un danger certain) mais avec des armes qui sont un défi à la loyauté et à la démocratie, contre le prosélytisme des Témoins de Jéhovah. Prosélytisme qui puise pourtant sa légitimité dans les Saintes Ecritures avec les exemples universellement connus du Christ, des apôtres et des premiers chrétiens. La Fille Aînée de l’Eglise serait-elle fâchée avec les Saintes Ecritures ?

Tout est alors mis en œuvre pour discréditer l’Eglise des Témoins de Jéhovah :

Le prosélytisme qualifié de « sauvage ». Affirmation gratuite qui sera ultérieurement censurée par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) dans les arrêts Kokkinakis c Grèce du 25 mai 1993 et Témoins de Jéhovah c France du 30 juin 2011. Voici un extrait de cette dernière décision de justice : « le témoignage en paroles et en actes, se trouve lié à l’existence de convictions religieuses ».

Le refus du service national par les jeunes Témoins qui serait un acte d’incivisme alors que l’objection de conscience est reconnue par l’ensemble des démocraties libérales.

A l’époque,  environ 500 jeunes Témoins de Jéhovah  sont chaque année concernés et refusent, sur la base des Ecritures et à l’exemple des premiers chrétiens, le port de l’uniforme. Ils assument pleinement leurs responsabilités et respectent l’autorité militaire en se présentant spontanément à la caserne. La neutralité et le pacifisme des Témoins de Jéhovah ne doivent pas être assimilés à de l’antimilitarisme. Comment en effet peut-on être antimilitarisme, ce qui est une position politique, tout en étant politiquement neutre ? Ce constat élémentaire a visiblement échappé aux langues vipérines.

Notons que les jeunes Témoins de Jéhovah emprisonnés (prison ferme), effectuent un véritable service civil en se rendant utiles auprès de l’administration pénitentiaire, donc de la collectivité nationale, palliant ainsi largement (et à un coût défiant toute concurrence) au manque d’effectifs de cette dernière.

Pour que l’information soit complète, dans le même temps, ce sont 150 000 autres jeunes, soit un tiers du contingent, qui échappent à cette obligation nationale, certains utilisant des procédés douteux : les certificats de complaisance, le réseau des relations de papa (le fameux « piston »), les maladies imaginaires, le passage par certaines grandes écoles qui valait dispense…. Qui fallait-il blâmer ?

La question des transfusions sanguines qui sera évoquée ultérieurement,

La destruction des familles (la CEDH condamnera cette contre-vérité aux allures de calomnie).

Pour frapper l’opinion publique, et surtout l’effrayer, l’ADFI fait un usage constant et intensif du mot « secte » qui est largement relayé par les médias. La « secte » serait foncièrement distincte de la vénérable, de l’authentique religion catholique. Ce mot, détaché de sa signification étymologique, est frappé d’anathème. C’est l’épouvantail, l’abject, la monstruosité. Un matraquage tous azimuts va permettre de l’associer à de multiples infractions : escroquerie, vols, abus de confiance, tromperie, voire viols, pédophilie…

Cette guerre d’un autre âge, va rapidement s’étendre vers d’autres groupes religieux, notamment l’Eglise de Scientologie. D’une façon générale tout ce qui n’est pas « dans les normes » et qui s’écarte du modèle de société qui nous a d’ailleurs conduit dans la crise de civilisation actuelle, est combattu avec frénésie : le religieux, le spirituel, le philosophique. Cette folie collective détruit de minuscules communautés constituées en toute légalité sous forme de SCI (société civile immobilière) et dont l’objet social est de permettre à ses membres de réunir leurs maigres économies pour réaliser un vieux rêve : le retour à la nature. C’est le cas de la SCI Horus implantée à la Coucourde dans la Drôme où une trentaine de personnes, la plupart de modestes  retraités  qui ont groupé leurs moyens financiers pour racheter trois fermes et quelques dizaines d’hectares pour avoir le plaisir de faire leurs fromages, leur pain, des objets artisanaux…

Assez curieusement, l’ADFI bénéfice du soutien immédiat, constant (et aveugle) de l’Etat français et de collectivités locales :

Subventions publiques (95% des recettes proviennent des fonds publics)

Regroupement des ADFI locales au sein d’une structure nationale : l’UNADFI, qui par un décret de 1996 est reconnue d’utilité publique. Une hérésie républicaine ! Une entorse à la jurisprudence ancienne et inamovible du Conseil d’Etat (voir article « A propos de l’utilité publique de l’Unadfi » 02/2008). Un maccarthisme à la française.

Ce soutien est illégal. Au sein d’un État qui se prétend laïque et qui clame son profond attachement au respect des libertés et droits fondamentaux il s’agit d’une violation flagrante de la… Constitution. Pardonnez du peu ! Et pourtant, cette aberration perdure depuis plus de trente ans dans l’indifférence générale. La contradiction ne trouble ni les médias, ni la classe politique, ni une population victime d’un véritable conditionnement.

Jugement de l’Histoire, aujourd’hui le peuple est conscient que la politique ne rime pas avec la logique, le bon sens, la légalité, l’honnêteté intellectuelle, l’intégrité, la morale. Jeunes étudiants qui usez vos fonds de culotte sur les bancs de l’Université, cela s’appelle, paraît-il, un État de droit.

Ce rapide résumé historique n’évoque que ce qui constitue les prémices d’un très vilain dossier. C’est en quelque sorte l’époque artisanale de la pensée unique, nous allons rapidement passer à l’ère industrielle, l’amateur va passer au stade professionnel.

De nouveaux ennemis…

L’ADFI, sans s’en rendre compte, a ouvert en 1974 la boîte de pandore. Très vite, elle va être dépassée par les évènements et déchanter. La guerre contre les minorités va changer de nature et prendre une autre dimension.

Reprenons :

Changement de dimension

La Franc maçonnerie « dure », celle qui a institué une laïcité non pas de tolérance et de paix sociale conforme à l’esprit de la loi du 9 décembre 1905), mais de combat (politique du Grand Orient de France : le GOF), va s’emparer de l’Unadfi. Cette association, reconnue d’utilité publique, subventionnée à quasiment 100%, est un merveilleux outil. Il est vrai que le GOF est présent sur le théâtre des opérations depuis longtemps. Un de ses membres : Alain Vivien a rédigé, en 1985, à la demande du Premier ministre socialiste Pierre Mauroy, le rapport « Les sectes en France ».

Un rapport assassin qui brille par son manque d’objectivité et qui dresse la liste de près de deux cent religions minoritaires, groupements et associations multiples. Une véritable mise au pilori qui permet le lynchage médiatique.  Une « liste noire », qui n’est pas sans rappeler celle établie par… Hitler dès son arrivée au pouvoir en 1933.

Cette main mise sur l’Unadfi transforme radicalement cette dernière qui perd de ce fait sa coloration catholique. Mme Jeanine Tavernier, la présidente évincée, n’a guère apprécié cette OPA, cette appropriation par le GOF. Voici comment elle s’exprime dans une interview donnée à Xavier Ternisien du journal Le Monde (16/11/2006) :

« L’association a été fondée par des personnes d’origine catholique (..) Petit à petit, beaucoup de francs-maçons sont entrés à l’Undafi lui donnant une coloration qu’elle n’avait pas à l’origine (…)

« Bien des catholiques, et mêmes des prêtres ces derniers temps, sont entrés dans les loges (…) Et l’on a pu assister dans les églises à des funérailles, en grande pompe, de dignitaires maçons et laïques, connus comme tels. Les temps ont changé. En partie parce que certaines appartenances clandestines sont devenues publiques. Car il y a toujours eu des catholiques maçons ».

Un véritable salmigondis à la française. En tout état de cause « Dieu reconnaîtra les siens ».

L’Unadfi change de visage. Par ailleurs les Francs-maçons ayant leurs entrées au gouvernement et dans les structures étatiques, l’Etat va s’engager totalement aux côtés de l’Unadfi et multiplier les initiatives :

En créant plusieurs organismes successifs de « lutte » contre les sectes :

l’Observatoire des sectes,

puis la Mils (Mission interministérielle de lutte contre les sectes). Le pas est sauté. Après avoir « observé », on déclare la guerre.

Pour la petite histoire (très petite), la Mils sera dissoute suite à quelques indélicatesses de son président : Alain Vivien.

Puis la fameuse et actuelle Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

Ainsi, on abandonne le terme « sectes » qui est remplacé par celui de « dérives sectaires ». Ce changement, ce coup de baguette magique, mérite quelques explications.

La communauté internationale (les dictatures mises à part) critique vivement la politique menée à l’encontre des minorités par tous les gouvernements successifs français qui se rejoignent dans un admirable consensus, une tendre et touchante unanimité. Somme toute, c’est « l’union nationale » qu’une large majorité de Français souhaite. Certes, mais pour des projets plus constructifs, plus nobles, plus ambitieux : résorption du chômage, maintien du pouvoir d’achat, disparition de la pauvreté…

Dès lors, compte tenu des remontrances réitérées du Conseil de l’Europe, de l’OCDE, des Etats-Unis, de l’ONU,  « les hautes sphères » (terme n’empêchant pas de « voler à raz des pâquerettes »), les hautes sphères politiques françaises décident de remplacer le terme « secte » par celui de « dérives sectaires » qui, soit dit en passant, n’est pas plus défini que celui de secte… On continue de naviguer dans le FOG  (flou des organisations gouvernementales), flou qui permet de camoufler l’hypocrisie de l’opération.

L’Etat, en illustre représentant du génie français, ne s’arrête pas à ce stade :

Afin d’exporter son « modèle national » d’inquisition et de rallier les Etats partenaires à sa politique de discrimination (« Vaste programme » disait le général de Gaulle), la France suscite la création et subventionne une organisation européenne la Fecris (Fédération européenne des Centres de recherche et d’information sur le sectarisme)

Pour peu, le gouvernement français aurait déposé un brevet international tant il est fier de sa merveilleuse invention. « En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ».

Puis, en  2001 , c’est le vote de la loi About-Picard qui ajoute au code pénal français le délit consistant à profiter de « l’état de sujétion psychologique » d’une personne. Cette infraction est un plagiat d’un texte italien mis en place par le régime fasciste de Mussolini (on apprécie la filiation). Cette loi ouvre une véritable porte cochère à l’arbitraire. Après le modèle hitlérien, celui de l’Etat fasciste de Mussolini. Décidément ! Le tout, au nom de la protection de la dignité de la personne.  Bel exemple de langue de bois…

A titre humoristique, de très nombreuses situations pourraient relever de cette nouvelle incrimination :

les promesses, ô combien généreuses (et imprudentes) des candidats politiques lors d’élections quand la population attend un sauveur pour sortir de la crise économique et sociale

l’huissier qui se présente à la porte d’une personne endettée,

le patron qui impose des efforts aux salariés sous menace de fermer l’entreprise,

les mêmes salariés qui séquestrent leur employeur pour obtenir satisfaction de leurs revendications…

Maintenant, à vous de jouer mesdames et messieurs les juges, avec un tel texte et un tel héritage, beaucoup de plaisir en perspective. A l’Ecole nationale de magistrature, votre fameux mur, cause de discorde,  va devenir trop petit, il va falloir la muraille de Chine.

En 2009, c’est la création de la  Caimades  (Cellule d’assistance et d’intervention en matière de dérives sectaires) qui constitue une véritable police de la pensée. Vichy avait son bureau pour les affaires juives, l’Urss son KGB, la Chine…

Hitler, Mussolini, Vichy ! Dans la foulée, cherchons aussi l’inspiration chez Staline (les goulags), Franco, Pinochet… Il doit bien y avoir des idées à récupérer. Mais, à quoi servent nos jolis textes : Déclaration des droits de l’homme de 1789, Constitution, loi du 9 décembre 1905… ? Que sont devenus les engagements internationaux de la France en faveur du respect de la démocratie et de la protection des libertés ?

Et enfin, preuve de l’implication du politique dans cette guerre religieuse et spirituelle : la multiplication de commissions parlementaires avec l’incontournable équipe de choc : MM Fenech, Brard,  Gest, Myard, Vuilque… Certains de ces politiciens ont d’ailleurs été condamnés pénalement pour les propos calomnieux qu’ils ont tenu sur leurs infortunées cibles.

Poursuivons : le changement de nature

Le religieux et le spirituel constituaient sur le plan historique le gibier privilégié de l’Adfi : Témoins de Jéhovah et Scientologie bien sûr, Moon, Raëliens…

Avec le changement de direction au sein de l’Unadfi et l’arrivée de membres éminents du GOF, la « pensée unique » n’admettant, comme son nom le suggère, aucune concurrence, la chasse est désormais ouverte contre toute revendication d’un quelconque droit à la différence. La spiritualité ! Quelle horreur. Qui a osé dire « le 21è siècle sera spirituel ou ne sera pas » ? 

Avec le rapport parlementaire de 1995 qui définit dix critères permettant d’identifier une secte, les Eglises catholique et protestante de France réalisent qu’elles sont devenues des cibles potentielles, d’où la réaction inquiète de l’épiscopat français et de la Fédération protestante de France.

Désormais, tout ce qui bouge est dans la ligne de mire : les Evangélistes, les Mormons, les médecines naturelles, les médecines spirituelles, voire le simple désir de vouloir manger « bio », de vivre sainement, de rechercher le bien être intérieur,  l’équilibre dans le bonheur et la paix de l’esprit.

Georges Fenech n’a dit-il pas clamé : « Tout ce qui est naturel peut cacher des dérives sectaires ». 

Est-ce le retour de « la loi sur les suspects » votée en 1793 sous la Terreur ?  Désormais, nous devrons absorber notre petite tisane de camomille au fond de notre cave, à l’abri des regards inquisiteurs. L’huile de foie de morue qui a fait ses preuves est désormais bannie.

Dès lors, que le naturel devient suspect, priorité, que dis-je : exclusivité et monopole doivent être donnés aux industries chimiques et pharmaceutiques.

D’où des alliances assez curieuses, notamment entre la politique et les grands laboratoires pharmaceutiques. Des partenariats dont on aimerait bien connaître l’exacte teneur lient la Miviludes à l’Agence de la santé et au monde pharmaceutique. Des politiciens sont acoquinés avec ce dernier (ça rappelle des affaires récentes : les laboratoires  Servier et l’affaire du Mediator, l’affaire Cahuzac, l’influence du lobby pharmaceutique sur les décisions politiques…)

Il est évident que le poids financier du lobby pharmaceutique et  la puissance du politique permettent de recourir à tout un arsenal (lois, commissions et rapports parlementaires, médias…) pour discréditer les cibles qui dérangent en refusant le sacro-saint modèle sociétal. A terme, ne nous trompons pas, il s’agit bien de faire disparaître ces infortunées cibles : Témoins de Jéhovah, Scientologues, thérapeutes, médecines naturelles, médecines parallèles, personnes contestant l’obligation de vaccination…

La lamentable affaire du redressement fiscal des Témoins de Jéhovah qui a valu à la France une double censure de la Cour européenne en est la récente illustration voir article « Alouette gentille alouette, alouette je te plumerai » 07/2011). Au-delà de l’application (erronée et aberrante) du code général des impôts, ce sordide projet poursuivait l’élimination du sol de France de l’Eglise des Témoins de Jéhovah.

Si en prime, le déshonneur,  le discrédit et la honte avaient pu être jetés sur cette religion, le bonheur des ennemis aurait été complet. Une  Eglise qui fraude le fisc ! Parlez !  Et la classe politique indignée de rugir à l’unisson au nom de la morale dont elle est le « mètre étalon », bien évidemment ! (Voir article « Dans les couloirs du temps » 06/2011)

L’actuelle commission du Sénat qui a auditionné plusieurs minorités religieuses ainsi que des  associations oeuvrant pour le droit à la différence (CAP Liberté de Conscience, CICNS deux ONG qui sont en rapport avec les grandes institutions internationales) sur la question des soins apportés aux patients  confirme ce constat. Le lecteur peut se reporter aux comptes rendus d’audition. Les deux représentants des Témoins de Jéhovah ont expliqué, avec beaucoup d’équilibre, de respect et de considération vis à vis de la thérapie dominante (transfusion sanguine) et le corps médical la position de leur Eglise et de ses membres tant au regard des Ecritures que des progrès et résultats médicaux. L’occasion se présente de publier un rapport sénatorial faisant avancer cette thérapie de substitution qui est largement utilisée à l’étranger et qui permet de ne pas recourir ou de  réduire l’usage du sang.

Les patients, les finances publiques (déficit croissant de la branche maladie), l’intérêt général… tout le monde serait gagnant. Tout le monde ? Non, sauf l’industrie pharmaceutique. Que vont faire les sénateurs ? Sans leur faire un procès d’intention (les seuls procès qui soient économiques car dispensés du ministère d’avocat), je me garderai néanmoins d’entretenir un optimisme béat. Les questions, remarques et positions des membres de cette commission n’expriment pas particulièrement une grande ouverture d’esprit. L’écoute, l’intérêt, le dialogue ne semblaient pas au rendez-vous. Attendons…

Prochains articles, courant mai :

2ème Partie : Conséquences au niveau de la démocratie et des libertés de cette néo-inquisition

Situation de la France, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières qui, comme tout le monde le sait, n’existent plus…

3ème Partie : Les contres pouvoirs : en France et dans la communauté internationale

Justice, l’Administration française, les médias, les organisations internationales, l’opinion publique.

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