| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « avr | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||
- article (61)
- 9.4.2012: Ne nous fâchons pas
- 12.3.2012: Ruth Danner un "Témoin" atypique
- 21.2.2012: L’HISTOIRE, CE RICHE TRESOR DU DESHONNEUR DES HOMMES
- 14.2.2012: « Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou »
- 31.1.2012: «DOUCE FRANCE, Oui berceau de mon enfance »
- 24.1.2012: Lettre ouverte à un franc-maçon
- 8.1.2012: Les Français parlent aux Français
- 11.12.2011: LE CARACTERE EXORBITANT DES EXIGENCES FINANCIERES
- 24.11.2011: LAFAYETTE, NOUS VOILA
- 12.11.2011: SALMIGONDIS PENAL
liste de site
- CAP LC
- CAP Liberté de Conscience Belgique
- CAP Liberté de consience Suisse
- Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités
- L'Etat et la gestion des nouvelles spiritualités
- La nouvelle chasse aux sorcières
- Les Témoins de Jéhovah et le droit
- Omnium des libertés
- site personnel est destiné à mes co-religionnaires et amis
- avril : 2012
- mars : 2012
- février : 2012
- janvier : 2012
- décembre : 2011
- novembre : 2011
- octobre : 2011
- septembre : 2011
- juillet : 2011
- juin : 2011
- avril : 2011
- mars : 2011
- février : 2011
- janvier : 2011
- décembre : 2010
- octobre : 2010
- août : 2010
- juin : 2010
- mars : 2010
- février : 2010
- novembre : 2009
- septembre : 2009
- août : 2009
- juin : 2009
- mars : 2009
- janvier : 2009
- décembre : 2008
- novembre : 2008
- octobre : 2008
- avril : 2008
- février : 2008
- juillet : 2007
- juin : 2007
- mai : 2007
- avril : 2007
- mars : 2007
« APOCALYPSE NOW… »
28.1.2011 par admin.
« Dis Papa, c’est quoi l’apocalypse ? »
« L’apocalypse c’est une planète meurtrie et à l’agonie
Où la mer reflue face aux marées noires
Où des espèces animales et végétales disparaissent par centaines
Où de grands ogres bancaires et industriels règnent en maîtres
Où des monstres pharmaceutiques gangrènent les systèmes de santé
Où des pandémies fauchent les humains
Où des OGM suicidaires méprisent les lois de la nature
Partout le profit roi »
« L’apocalypse c’est un monde en folie et en pleine dégénérescence
Où l’humanité programme sa propre catastrophe
Où des dépenses militaires et des guerres participent au système économique
Où les politiques sont des guides aveugles
Où l’horloge du Jugement dernier sonne les premiers coups de minuit
Où des ersatz démocraties caricaturent les rêves et les idéaux de l’homme
Partout le désordre »
« L’apocalypse c’est une société cruelle
Où le petit est humilié, la veuve et l’orphelin sont méprisés
Où l’injustice et la spoliation sont généralisées
Où le quotidien est fait de crimes, de vols, d’agressions
Où la couleur de la peau et l’appartenance à une minorité sont des handicaps
Où les génocides sont banalisés
Où les nationalismes sont de sordides instruments de gouvernement
Partout la haine »
« L’apocalypse c’est une civilisation sur le point de disparaîtr
Où les grandes religions ont déshonoré Dieu et ne sont plus d’aucun secours
Où les droits de l’Homme sont bafoués
Où les dictateurs, telle l’Hydre, se multiplient malgré les cris du peuple
Où le bruit des bottes résonne sinistrement
Où l’homme n’a plus de modèle à proposer
Partout le désespoir »
« L’apocalypse c’est… »
« Mais alors, Papa, l’apocalypse c’est en ce moment ! Les cavaliers de l’apocalypse, ils sont là ! Le noir le rouge, le blême ! La famine, la guerre et la mort ! »
« Soyez discrets mes enfants, votre analyse réaliste de la situation mondiale va conduire certaines structures étatiques à vous accuser d’appartenir à une secte apocalyptique. La situation est désastreuse, certes ! Mais, voyez-vous… dans notre société « on » préfère se taire et mettre son cerveau aux abonnés absents…
Partout la pensée unique
Partout la politique de l’autruche
Sur ce mes enfants, portez uniquement votre attention sur le quatrième cavalier, le blanc et n’oubliez pas l’espoir qu’il représente. Ecoutez aussi cette chorale d’alléluia (*)et ces dizaines de millions de cœurs qui battent au même rythme que le votre. L’apocalypse, ce n’est pas la fin du monde. Ce n’est que la fin d’un système en faillite et l’aube d’un monde nouveau »
(*)Petite précision linguistique :
« Alléluia » provient de l’hébreux « hallelou Yah » qui signifie louez Yah (Yah étant la forme contractée du nom de Dieu : Jéhovah). La purge vaticane qui a consisté à ôter le nom de Dieu de tous les cantiques (et de la Bible) a, de toute évidence, échoué.
Posté dans article | Imprimer | 2 commentaires »
LA MIVILUDES EN ACTION…
11.1.2011 par admin.
LA MIVILUDES EN ACTION…
Et…
L’ETAT DE DROIT EN DECOMPOSITION
La Miviludes demande que ses membres et agents ne soient plus à l’avenir (un avenir radieux pour les libertés…) « Poursuivis, recherchés, arrêtés, détenus ou jugés à l’occasion des opinions qu’ils émettent ou des actes qu’ils accomplissent dans l’exercice de leurs fonctions ».
Cette exigence, pour le moins insolite, ressort d’un document officiel de l’Etat français, à savoir : l’avis N° 116 (2010-2011), d’Alain Anziani, fait au nom de la commission des lois et déposé le 18 novembre 2010.
En un mot, la Miviludes demande la totale impunité (pénale et civile) pour tous ses serviteurs. Si ce caprice, non dépourvu d’arrière-pensées, était satisfait, la France reviendrait à l’époque que l’on croyait révolue, où les rois de France (qui étaient comme chacun le sait d’essence divine…), jouissaient d’une totale irresponsabilité. Cette nostalgie de la monarchie absolue se concilie très mal avec un Etat de droit, avec une société démocratique et libérale qui reposent sur le respect des droits fondamentaux destinés à garantir et à assurer les libertés de conscience, de pensée, de religion, de culte, de réunion, d’association, d’expression… Le roi, « représentant de Dieu sur terre ne pouvait mal faire ». En ce 21è siècle, en sera-t-il de même pour la Miviludes ? Le dogme de l’infaillibilité papale transposée dans un Etat laïc ? L’Inquisition opérant avec une écharpe tricolore ? Ces curiosités relèveraient certainement de « l’exception française ».
Au-delà de ces remarques pamphlétaires, cette irresponsabilité statutaire serait inquiétante en ce sens qu’elle rétablirait le pouvoir absolu. Le mot « secte » et son hypocrite succédané « dérives sectaires », nous le savons tous, ont été détournés de leur sens originel et revêtent, dans certains milieux où la tolérance n’est pas la vertu cardinale, une connotation péjorative chargée d’anathème. L’appartenance à une secte, l’accusation de « dérive sectaire », sont devenues sur la scène nationale de véritables délits Des délits d’une époque troublée, reflets d’une société en pleine décomposition et qui tente de s’accrocher à un mode de production et de vie qui, à ses yeux, serait la panacée (un remake de « La Grande illusion »). Ces termes sont cependant dénués de tout fondement juridique, préliminaire pourtant indispensable dans un Etat de droit. Sauf dans les régimes totalitaires, un comportement n’est répréhensible et ne peut être sanctionné que s’il a été au préalable défini avec précision. Dans la mesure où les pouvoirs publics ont décidé depuis trois décennies de s’opposer au droit « de suivre une autre route qu’eux » (droit cher à Georges Brassens) et de marginaliser, discriminer, mettre au banc des accusés une partie de la population, le minimum aurait été de définir ces deux infractions (sic) qui interdisent en réalité le droit à la différence. Et pourtant ! Georges, Georges Fenech cette fois-ci, président de la Miviludes, a confessé le 15 octobre 2010, sur Radio Vatican : « Nous n’avons pas de définition, ni d’une secte, ni d’une dérive sectaire ». S’agit-il d’un scoop, d’une nouvelle ou d’une révélation ? Absolument pas ! Cette réalité, ou plus exactement cette évidence, est admise, depuis des lustres, par les sociologues, les historiens, les religieux, les juristes… S’agit-il d’un aveu donné dans le cadre d’un confessionnal ? N’étant pas dans le secret du Vatican, je l’ignore. De façon plus sérieuse, la réponse donnée par Georges Fenech a le mérite d’être courageuse et respectueuse du droit.
Lorsque l’immunité complète et permanente (les parlementaires eux-mêmes ne bénéficient pas d’une telle permanence) aura été accordée, les agents de la Miviludes seront « juges et parties ». Le scénario est écrit d’avance.
- La Miviludes a balayé, d’un coup de loi (il fallait le faire…) les textes… légaux (loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat), constitutionnels (principes de laïcité et de neutralité) et conventionnels (5 ou 6 articles de la convention européenne des droits de l’Homme), textes qui placent toutes les croyances sur un pied d’égalité et condamnent toutes les formes de discrimination.
- Elle peut désormais, sans qu’il soit nécessaire de motiver sa décision et de décrire ses errements, pardon sa démarche intellectuelle, qualifier toute association ou organisation de « secte », tout comportement et pratique de « dérives sectaires ».
- A partir de cette décision unilatérale, autoritaire et non susceptible d’appel, elle peut enclencher tout un appareil répressif ou dissuasif.
- Actions menées sous couvert d’une cuirasse immunitaire à toute épreuve.
Ce faisant, la Miviludes cumulera les compétences législative et exécutive. L’autorité judiciaire, quant à elle n’inquiètera pas ce pouvoir Miviludien du fait du régime d’irresponsabilité institué. Même le Président de la République, sur le plan constitutionnel, ne bénéficie pas de telles prérogatives.
Un seul problème ! A trop regarder son nombril, « on » ne lève plus les yeux et « on » occulte totalement son environnement. Or, que je sache, la France fait partie du Conseil de l’Europe et a ratifié, tardivement (1974) je vous l’accorde, la convention européenne de…1950. Une plaignante (et elles risquent d’être nombreuses à l’avenir) qui se considérerait victime de la Miviludes et qui aurait été déboutée par les juridictions françaises, en raison précisément de ce régime d’irresponsabilité, serait très avisée de saisir la Cour européenne. D’une part, la Cour de Strasbourg, à de nombreuses reprises, a rappelé que les juges nationaux doivent faire prévaloir le droit européen. D’autre part, dans le présent cas de figure que nous évoquons, les arguments juridiques tirés de la convention européenne ne font pas défaut, bien au contraire :
Article 6 : « Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial (…)
Article 8 : respect de la vie privée et familiale
Article 9 : respect de la liberté de pensée, de conscience et de religion
Article 10 : liberté d’expression, d’opinion, droit à l’information
Article 11 : liberté d’association, de réunion
Article 13 : « Toute personne dont les droits et libertés reconnus par la présente Convention ont été violés, a droit à l’octroi d’un recours effectif devant une instance nationale, alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant dans l’exercice de leurs fonctions officielles ».
Ah bon !
Article 14 : « La jouissance des droits et libertés reconnus par la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l’origine nationale ou sociale, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation »
La justice, l’égalité, la tolérance, le pluralisme, le droit, les libertés, le bon sens… faute d’être réaffirmés par le juge français, seront protégés et garantis par le juge européen. Un nouveau rendez-vous historique manqué par le premier et réussi par le second. Du plus bel effet pour le Pays des droits de l’Homme…
Oubliant la fable de la grenouille
Le pouvoir absolu
La Miviludes voulut
Et sa totale immunité
Demanda avec volupté
Mais, mal se termina la magouille
Ne comptez pas les pieds, ce ne sont pas des alexandrins, tout au plus de la prose boiteuse. Pardonnez-moi ce carnage littéraire, mais, dans la mesure où en France certains massacrent et piétinent nos libertés, je n’ai aucune honte. Les traditions s’envolent, notre patrimoine juridique et littéraire s’évapore et tout est permis. Alors…
Posté dans article | Imprimer | 3 commentaires »
AVOIR MAYAS PARTIR AVEC L’OBSCURANTISME
28.12.2010 par admin.
***Ainsi, la « fin du monde » serait programmée pour 2012, et très exactement pour le 21 décembre 2012. Un film à très grande audience intitulé (on se demande pourquoi) « 2012 » a connu un énorme succès. Là aurait pu s’arrêter l’histoire. Ce n’est pas le cas. De nombreux sites relaient cette information qui est amplifiée par les médias. Pourquoi ? Information qui à son tour alimente de nombreuses conversations. Pourquoi ? Comment cette date a-t-elle été arrêtée ? Pourquoi la petite localité de Bugarach dans l’Aude est-elle associée à ce qui serait la conclusion de l’aventure humaine ?
Le calendrier maya
« Bizarre ! Vous avez dit bizarre ? ». De fait, ce dossier semble pour le moins bizarre. A l’origine il y a ce calendrier maya qui s’arrête précisément à cette date du 21 décembre 2012. Il est vrai que la civilisation maya a brillé par sa connaissance des mathématiques, de l’architecture, de la sculpture, de l’astronomie… Dans de très nombreux domaines, la science des mayas était supérieure à celle des grecs et des romains. D’où la très grande autorité attachée à leurs travaux et calculs en matière d’astronomie. Ainsi, les mayas avaient calculé que la durée de l’année solaire était de 365,2420 jours. Nos brillants savants sont parvenus tardivement à fixer la durée exacte, à savoir : 365,2422 jours. Extraordinaire, n’est-ce pas ? Mais, faut-il pour autant en déduire que la fin de leur calendrier (établi sur plus de 5000 ans) indique, sans discussion possible, que la société humaine est arrivée à son terme ? N’oublions pas que la société maya, quel que soit le niveau de culture atteint, présentait quand même certains aspects pour le moins inquiétants : sacrifices humains, notamment d’enfants et de prisonniers, à des dieux païens. Par ailleurs, l’astrologie qui était l’affaire des prêtres, occupait une place importante dans la cité. Leur civilisation et leur degré de conscience universelle n’étaient donc pas aussi avancés.
A ce stade de ma réflexion, je ne peux m’empêcher de constater que dans nos sociétés modernes l’astrologie dirige de nombreuses personnes, y compris nos responsables politiques (ce qui explique certainement en partie l’impasse dans laquelle la communauté internationale se trouve…). Quant aux sacrifices humains, « nous » opérons il est vrai sur une échelle beaucoup plus vaste avec deux guerres mondiales et plus de cent millions de morts en moins d’un siècle, le tout au nom du dieu Etat et de la déesse Patrie.
Les mouvements apocalyptiques
Toujours est-il que cette date du 21 décembre 2012 fait les beaux jours des mouvements apocalyptiques et occultes. Une parenthèse : le message biblique dispensé par les Témoins de Jéhovah n’a jamais présenté un caractère apocalyptique malgré les affirmations de certaines structures étatiques (type Miviludes), d’associations (genre Unadfi) ou de commissions parlementaires (une espèce hybride) qui sortent de leur rôle (un parlement doit fédérer le peuple et non susciter des discriminations et préjugés). Les Témoins de Jéhovah prêchent l’évangile (qui veut dire « Bonne Nouvelle »). Ils annoncent la « fin… d’un système » de gouvernance humain et non… la fin du monde. Quant la société maya été détruite par les conquistadors espagnols appuyés par le clergé catholique (« le sabre et le goupillon »), cet évènement a vu « la fin du système » de gouvernement maya… et non la fin du monde.
La crise de civilisation
Quelle curieuse revanche de l’histoire tout de même. Les Espagnols et l’Eglise catholique romaine ont justifié la destruction des cités mayas, l’esclavage et l’exploitation du peuple par une sorte de sainte croisade entreprise au nom de la civilisation et de la christianisation. Le peuple a été ruiné par les exigences de ses nouveaux maîtres, quant au christianisme il s’est édulcoré dans un curieux mélange de paganisme basé sur l’adoration de dieux antiques dans les grottes et le culte des saints dans les églises catholiques. L’échec est total.
Aujourd’hui, nous assistons au retour en force de la civilisation maya par l’entremise de… son calendrier. Pour une bonne partie de l’opinion publique, l’arrivée à terme du calendrier maya est plus importante que les bulles papales, les encycliques et les instructions des chefs religieux toutes confessions confondues. Un tel déplacement des centres d’intérêt spirituel reflète très bien l’état de la société résultant de la faillite des grandes religions, de la banqueroute des systèmes politiques, de la destruction programmée de la planète et du désarroi des peuples qui tentent désespérément, dans la tourmente actuelle, de trouver, à défaut de certitudes, des repères. Les « NMR » (« nouveaux mouvements religieux » selon Régis Dericqbourg) s’inscrivent dans ce mouvement de l’histoire. La lutte qui est menée pour entraver ce dernier (il ne pourra être détruit) s’effectue à contre courant avec l’évolution des sociétés. Malraux disait « le vingt et unième siècle sera spirituel ou ne sera pas ».
Il était un petit village gaulois…
Et notre petit village de Bugarach dans toute cette histoire ? Des organisations et des mouvements diffus versés dans l’occultisme tentent d’accréditer l’idée que le mont Bugarach serait sacré. Que ce dernier abriterait des extraterrestres (ainsi d’ailleurs que…. le trésor des Templiers) et qu’il faudrait impérativement être sur cet emplacement, le 21 décembre 2012, afin de pouvoir s’embarquer à bord d’aéronefs pilotés par les extraterrestres. Que deviendront ceux, dont je suis, qui n’auront pas pris leur billet (aller simple ou aller-retour ? La question mérite d’être posée) ?
Et d’évoquer, pour appuyer cette affirmation et renforcer le mystère maya, la présence d’innombrables vestiges accréditant l’idée que la terre a été visitée dans le passé par des extraterrestres : Tiahuanaco, les figures de Nazca, le plateau de Marcahuasi, les légendes communes à de nombreuses civilisations évoquant la présence d’êtres supérieurs qui seraient venus du ciel, les pyramides d’Egypte, les statues de l’île de Pâques…
Cette démonstration est appuyée par le rappel de nombreux faits historiques régionaux (prouvés et non prouvés) qui sont sensés être survenus dans la périphérie de Bugarach : Marie Madeleine, demeure de Nostradamus, trésor de l’abbé Saulnières à Rennes le Château, présence des Templiers… Cette accumulation d’arguments explique l’engouement des personnes attirées par l’occultisme, l’extraordinaire, le fantastique, le nouveau qui renoue avec le passé (comme la mode vestimentaire), l’irrationnel… Ces preuves historiques, ces légendes, ces contes, quelques faits réels plus ou moins enjolivés permettent de convaincre même des incrédules.
Bugarach, face à cette ruée vers l’or(dination) et la survie pourrait connaître très rapidement des problèmes d’organisation liés à la surpopulation, à l’insuffisance des moyens et des structures d’accueil. Un mouvement de panique, me direz-vous, n’obéit pas toujours à la raison. C’est effectivement le cas dans tous les naufrages… et ceci en est un.
La raison m’incite à relever :
Que la fin du calendrier maya était inévitable. On ne voit pas l’utilité pour les astronomes-astrologues d’établir un calendrier qui aurait plongé ses regards vers l’éternité. Il fallait bien, à un moment donné, arrêter la prospection. Embrasser une période de plus de 5000 ans constitue déjà une belle performance, surtout à notre époque où les gouvernements se dirigent à la corne de brume et gèrent les affaires au jour le jour…
Que par ailleurs, associer la fin dudit calendrier à la fin du monde constitue une regrettable confusion et un raccourci un peu rapide. Il est vrai que l’information fait vendre.
Qu’enfin, s’agissant de la petite commune de Bugarach, dans la mesure où les « touristes » veulent venir et affluent, pourquoi ne pas opter pour le réalisme d’autres communes qui sont devenues célèbres pour des raisons assez diverses : religieuses (Lourdes et Lisieux par exemple), historiques et militaires (Arromanches, Sainte-Mère-L’Eglise …), voire relevant du mimétisme (Saint-Tropez, Deauville). Toutes ces collectivités locales ont su retourner à leur avantage une célébrité qui pouvait, de prime abord, sembler encombrante. Les retombées peuvent être positives « en satisfaisant la demande (évidente) du marché » et en s’affranchissant… de la morale. Mais, l’économie et la finance sont-elles morales ? Pas plus que les médias !
Posté dans article | Imprimer | 3 commentaires »
Je (ne) plie et ne romps pas
4.10.2010 par admin.
« Je (ne) plie et ne romps pas »
(Le chêne et le Roseau de Jean de La Fontaine)
“Le commencement de la fin ?”
Ainsi, après douze années de procédure, l’attentat fiscal dont a été victime l’Association les Témoins de Jéhovah de France, entrevoit un dénouement qui, sans crier victoire de façon prématurée, devrait être heureux. Nous voici en quelque sorte « au commencement de la fin ».
Attentat ! Le mot est fort diront certains. Pourtant, selon la définition classique, un attentat est « une entreprise malveillante contre une personne, une institution ». Il s’agit d’un acte lâche qui frappe souvent des personnes innocentes. C’est le cas dans l’affaire qui nous préoccupe. L’Etat français a beau se débattre devant la Cour européenne et effectuer toutes les contorsions et grands écarts possibles aux fins de justifier sa position au regard du CGI (code général des impôts), il est rattrapé par le droit, la raison et le bon sens. Ceci est particulièrement évident au niveau de ce fameux article 757 dont le sens a été tordu, piétiné, déformé par l’administration afin de justifier l’injustifiable et taxer une association cultuelle authentique, n’en déplaise à certains politiciens en mal de notoriété.
En effet, l’article 757 ne vise que les associations d’intérêt général de la loi du 1er juillet 1901.
Les associations cultuelles de la loi du 9 décembre 1905 relèvent de l’article 795-10° du CGI qui dispose : « Sont exonérés des droits de mutation à titre gratuit, les dons et legs faits aux associations cultuelles, aux unions d’associations cultuelles et aux congrégations autorisées ». C’est clair, net et précis. Seuls des esprits animés par des mobiles peu avouables peuvent aboutir à une autre interprétation de cette législation fiscale.
Ce fut malheureusement le cas en France :
à partir de 1997 (jusqu’à cette date le Fisc avait correctement appliqué lesdits articles précités),
et à l’égard d’une association cultuelle (et d’une seule ! Aucune autre religion implantée sur le sol national n’a bénéficié de ce « traitement de faveur » (sic). « L’heureuse élue » (resic) est : l’Association des Témoins de Jéhovah de France.
A qui la faute ?
Résumons :
Des textes fiscaux dont l’application ne souffrait aucune discussion depuis des lustres sont sortis de leur contexte et interprétés de façon totalement étrangère à la volonté du législateur. S’agit-il d’une jurisprudence (discutable car illégale) naissante ? Que nenny, que nenny !
Une seule association cultuelle est dans la ligne de mire des autorités publiques. Ladite jurisprudence inaugurée en 1997 sera sans lendemain. Aucun autre culte, qu’il soit catholique, protestant, juif ou musulman (les « Quatre Grandes Eglises »)… ne sera visité par un inspecteur des impôts. Les Témoins de Jéhovah sont le 5è culte en France et ce, malgré des règles de recensement rigoureuses qui tranchent avec celles, plus souples, retenues au sein des quatre confessions précédentes.
Les fonctionnaires des services fiscaux seraient-ils devenus incompétents ? Partiaux ? Feraient-ils preuve de discrimination ? Auraient-ils perdu la tête ? Je ne le pense pas. Je fréquente suffisamment d’agents fiscaux pour reconnaître leur haut niveau de technicité. Mais alors ?
Alors ? La décision a été purement politique. Elle a été suggérée par une minorité d’individus, venant d’horizons très différents : du dissident communiste (compte tenu de l’importance du PC dans le paysage français, l’intéressé semble relever de la secte …), au marginal UMP en passant par l’isolé socialiste. Puis, l’idée lancée a été relayée par une grande partie de la classe politique qui se doit d’assumer l’entière responsabilité de son aveuglement et de son manque de réflexion.
L’union sacrée ?
En 1997, lorsque démarre cette triste affaire, la France a pour Président de la République M. Jacques Chirac et pour Premier ministre M. Lionel Jospin (un protestant qui ne peut avoir oublié les fameuses dragonnades dont ont été victimes ses coreligionnaires). C’est l’époque de la deuxième cohabitation entre la droite et la gauche. Le ministre des finances de l’époque est M. Dominique Strauss-kahn qui appartient à une minorité particulièrement martyrisée par le régime nazi. Ce ministère est ensuite occupé par M. Christian Sauter, puis par M. Laurent Fabius.
En 2002, retour de la droite qui détient depuis le pouvoir législatif et exécutif. Les gouvernements de MM Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, François Fillion se succèdent. De nombreux ministres des finances vont occuper Bercy : MM Francis Mer, Nicolas Sarkozy, Hervé Gaymard, Thierry Breton, Jean-Louis Borloo, Mme Christine Lagarde, M. Eric Woerth et, tout récemment, M. François Barouin.
Tous ces responsables politiques pouvaient, à tout moment, mettre un terme à cette vaste fumisterie que constitue le redressement fiscal de l’Association des Témoins de Jéhovah. Aucun ne le fera ! Une question légitime se pose : pourquoi ? Le dossier ne pouvait être ignoré compte tenu de sa médiatisation permanente. Le consensus était donc général. La classe politique, dans sa majeure partie, sera concernée par un éventuel arrêt de condamnation de la France. Il est tout à l’honneur des élus et ministres qui auront su se démarquer de cette fièvre collective.
S’ajoutant à « l’affaire des Roms », nul doute que l’image de la France « Pays des droits de l’Homme » sera sérieusement écornée (si elle ne l’était pas déjà). A ce propos une parenthèse, de nombreuses personnes célèbres étaient d’ascendance rom : Charlie Chaplin, Pablo Picasso, Django Reinhardt, Yul Bryner… Avec ces célébrités, nous sommes loin des clichés, des préjugés et des rumeurs (« Ils volent les enfants et ils les mangent »…)°.
Et l’autorité judiciaire gardienne traditionnelle des libertés individuelles ?
L’association les Témoins de Jéhovah de France s’est tournée vers son juge naturel : le juge judiciaire chargé de dire le droit dans le respect des libertés. La lecture du droit était simple compte tenu de la clarté des textes. Le travail judiciaire se résumait à l’examen de deux articles très courts et de compréhension aisée. Quant aux libertés en cause, elles ne portaient pas moins sur la liberté d’association et la liberté religieuse. L’enjeu était de taille.
Les trois degrés de juridictions saisis débouteront l’infortunée association : tribunal de grande instance de Nanterre, Cour d’appel de Versailles et Cour de cassation. Ces juridictions sont passées à côté d’une décision qui pouvait faire date. Dommage !
J’espère simplement pour l’image de marque et l’honorabilité des magistrats judiciaires que ceux-ci n’encourront pas les mêmes reproches que ceux formulés dans l’arrêt de la Cour européenne qui m’a justifié le 22 décembre 2005, à savoir : « Qu’en exigeant du requérant qu’il prouve (…) tout en écartant systématiquement les nombreux documents produits (…) les juridictions françaises ont excédé la marge d’appréciation dont elles disposaient (…) ». Arrêt rendu à l’unanimité des sept juges. En la circonstance, la juridiction européenne a censuré la justice française en relevant son attitude partiale et contradictoire.
Et la France dans tout cela…
S’il est vrai qu’un arrêt de recevabilité n’est pas un arrêt de condamnation des pratiques attentatoires aux libertés commises par un Etat… il le prépare. Rappelons que l’arrêt du 29 septembre dernier a été rendu à l’unanimité des sept juges. C’est un signe et un coup de semonce…
A ce stade de la procédure, les parties en présence: l’Etat français et l’Association des Témoins de Jéhovah de France sont invitées à recourir aux bons offices du greffier et à se rapprocher aux fins de conclure un accord à l’amiable. A défaut d’accord, l’arrêt définitif intervient, en principe dans un délai moyen de douze mois.
Quel sera le dénouement ?
Un accord ? Celui-ci ne se conçoit que par l’annulation du redressement fiscal et le remboursement des millions d’euros déjà versés par l’Association, le tout agrémenté d’intérêts de retard. Il s’agit d’un minimum.
Et cas d’impossibilité d’aboutir à un accord ? Deux issues possibles :
Un arrêt déboutant l’Association.
Personnellement et en toute objectivité je ne vois pas un tel dénouement. Sur ce : « On n’arrête pas une idée avec des balles » (général Leclerc). Au 1er siècle, le christianisme s’est enraciné dans le monde méditerranéen sans pour autant s’appuyer sur une personne morale.
Un arrêt de condamnation de l’Etat français.
Cette perspective semble la plus plausible. Outre les sommes minimum mentionnées ci-dessus, pourraient s’ajouter : des dommages et intérêts pour le préjudice financier (le transport des publications imprimées en Grande Bretagne et tous les frais annexes).
Le préjudice moral devrait aussi être pris en compte en raison des mesures vexatoires résultant d’une hypothèque judiciaire affectant tous les biens immobiliers de l’association et des graves atteintes à l’honneur, à la respectabilité et à la dignité de l’Eglise des Témoins de Jéhovah commises par quelques « trublions » s’agitant avec, semble-t-il, la bénédiction des plus hautes autorités de la République.
Un tel arrêt (indépendamment de tout aspect financier), compte tenu de son retentissement mondial, apporterait une justification complète et permettrait « de remettre les montres à l’heure ». Son impact sur la population française et européenne, ses conséquences à l’égard d’autres minorités agressées, bafouées, marginalisées seraient considérables. Le monde associatif (tant laïque que cultuel) serait soulagé et verrait disparaître une « épée de Damoclès ». Les caisses de l’Etat étant vides, on pouvait redouter le pire…
« Toutes les choses qui ont été écrites jadis ont été écrites pour notre instruction… »
(La Bible Romains 15 : 4)
Une chose est certaine, quelle que soit la décision prise par l’Eglise des Témoins de Jéhovah, ce sera la bonne. Certains pourront regretter que quatre munitions aient été neutralisées faute d’avoir été invoquées devant les juridictions nationales. Personnellement, je fais un parallèle avec le récit de Gédéon qui, avec un effectif squelettique face à de redoutables adversaires, a remporté une brillante victoire.
Quant à nos adversaires, ils pourraient méditer sur l’exemple de Gamaliel :
« Ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les (…) car si leur entreprise et leur œuvre viennent des hommes, elles disparaîtront.
Mais si elles viennent vraiment de Dieu, vous ne pourrez pas les détruire, prenez garde de ne pas vous mettre à combattre Dieu »
(Actes 5 : 38-39 La Bible en français courant)
Posté dans article | Imprimer | 12 commentaires »
Témoins de Jéhovah en France : entre reconnaissance et discrimination
22.8.2010 par admin.
« À terme, leur reconnaissance comme culte paraît inéluctable. Juridiquement, ils ont déjà gagné. » Telle est la conclusion de la sociologue des religions Nathalie Luca, publiée dans la presse nationale en 2001, à l’occasion d’un important rassemblement réunissant 160 000 témoins de Jéhovah dans trois grandes villes françaises. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Alors qu’ils sont officiellement reconnus dans la plupart des pays européens, leur statut légal reste polémique en France. Les uns se réfèrent à leur classification comme « secte » par des rapports parlementaires, tandis que les autres s’appuient sur la jurisprudence administrative pour leur accorder le statut d’« association cultuelle ». Qui fait autorité en la matière ? Que penser également des points polémiques : refus de la transfusion sanguine, isolement social, destruction des familles ? Relèvent-ils d’un trouble à l’ordre public ?
Pour répondre à ces questions, l’auteur s’est constitué une large documentation depuis une douzaine d’années : articles juridiques, coupures de presse, ouvrages sociologiques, rapports officiels, circulaires, jurisprudence nationale et européenne… Cet ouvrage offre une synthèse accompagnée d’une analyse critique et pertinente des divers arguments présentés par les principaux acteurs impliqués dans ce débat, avec toutes les références utiles pour vérifier ou approfondir sa réflexion.
Témoins de Jéhovah en France : entre reconnaissance et discrimination - Davy FORGET
* ILV Édition, août 2010
* Format : 140*225 mm, 295 pages
* ISBN : 978-2-35209-318-3
Posté dans article | Imprimer | Aucun commentaire »
Ce « modèle » de société …. ? Nous n’en voulons pas !
23.6.2010 par admin.
On n’a pas le droit d’humilier à ce point un homme
Je m’intéresse au football sur un plan strictement sportif, dénué de tout nationalisme aveugle, de tout chauvinisme étroit, de tout fanatisme destructeur. Cette façon d’aborder le sport me permet d’apprécier toutes les belles actions, les beaux mouvements collectifs, les buts qui sont de véritables prouesses techniques et qui enrichissent le livre d’or du football. Peu m’importe la nationalité du joueur qui marque, le drapeau de l’équipe gagnante. J’apprécie ainsi, avec beaucoup d’objectivité et…de plaisir le spectacle qui se déroule sous mes yeux.
Cette coupe du monde 2010 a été de toute évidence l’échec complet de l’équipe de France. L’opinion publique française est meurtrie, déçue, affligée. La communauté internationale est en état de choc et oscille entre l’indignation, la moquerie voire le fou-rire. Notons que cet investissement exclusif pour une compétition sportive révèle quelque part un manque évident d’idéaux, d’engagements plus nobles, de richesse intérieure, toutes qualités qui auraient permis de gérer avec élégance et de relativiser la défaite.
Il m’importe peu qu’il y ait eu des erreurs de stratégie, je me garderai bien de jouer les sélectionneurs. Sacha Guitry, à juste raison, a répondu à ses ennemis : « les critiques sont des eunuques, ils savent comment faire, mais ils ne peuvent le faire ». Il est vrai qu’actuellement les « yakas », les « falaitqu’on », les « onauraitdu » sont légion. Il ne m’appartient pas d’apprécier le comportement des joueurs de l’équipe de France, de nombreux autres s’en chargent avec tellement de hargne qu’il est inutile d’enrajouter.
Mon propos portera sur celui que la vindicte populaire désigne comme le « Grand Coupable » et qui est accusé de tous les maux qui frappent notre société, à savoir Raymond Domenech. Cet homme a certainement commis des fautes, des erreurs, des loupés… Qui n’en a jamais fait ? Certains soulignent son orgueil et son entêtement ! Difficile de satisfaire tout le monde dans un pays qui compte 65 millions de sélectionneurs. D’autres évoquent son indifférence, son mépris lors des soirs de défaite. Mais, ne serait-ce pas, tout simplement du détachement, une façon (peut-être maladroite) de relativiser l’évènement et de se protéger ? Les procès d’intention sont toujours dangereux (même s’ils sont économiques car dispensés d’avocat).
Et ceci m’amène au point qui me préoccupe le plus. Domenech est un humain qui, en toute sincérité, a fait quelque part fausse route et s’est mis à dos tout le monde (notamment les journalistes et les « consultants » des stations radio et des chaînes télévisées). Jamais un homme n’a atteint, grâce au travail de destruction des médias, un tel niveau d’impopularité. Ce record est tout simplement anormal car excessif eu égard à certains sinistres personnages qui ont jalonné notre histoire de France et pour lesquels les avis ont néanmoins été partagés. Je ne pense pas que Domenech soit mauvais à 100%.
Le drame c’est que la contestation tourne à la haine. La critique au vitriol devient de l’assassinat médiatique, professionnel et…humain. Je doute que tout être, dans ce monde, puisse supporter longtemps un tel stress, une telle pression, de telles attaques, une telle charge de méchanceté et d’acharnement. Le corps humain a ses limites. Que désire-t-on ? Un AVC ? Une crise cardiaque ?…
Marcel Pagnol a écrit : « Les coupables, il vaut mieux les choisir que les chercher ». C’est plus rapide et plus pratique !
Dans un autre domaine, Eleonor Roosevelt a exprimé la pensée suivante : « Personne n’a le droit de vous déprécier sans votre accord ».
Dans ce naufrage collectif, il ne faudrait pas centrer les responsabilités sur un seul individu. L’idolâtrie des supporters (suivie très souvent, en cas de revers, d’un bûcher) n’est jamais la voie de la sagesse et de l’équilibre. La France, comme l’ensemble du monde, se débat dans les problèmes sociaux, économiques, financiers, écologiques, budgétaires… Ne cherchons pas « Le Bouc émissaire » qui permettrait de déverser notre rancœur, notre insatisfaction, nos ambitions déçues et notre nationalisme humilié. Les difficultés actuelles relèvent d’une crise de civilisation. Leur résolution nécessiterait un virage à 180° et l’établissement d’une nouvelle échelle des valeurs, « vaste programme »…
Par ailleurs, bien avant cette péripétie footballistique, la « côte du Français » à l’étranger était loin, très loin d’être au Top des valeurs sûres… Cette triste réputation s’est construite au fil des décennies, avec l’active participation de plusieurs générations et non en quelques jours du fait d’un seul homme. Grosse responsabilité collective…
Aujourd’hui, la destruction d’un homme, et ce quelles que soient ses erreurs, relèverait aussi d’une responsabilité collective (« la criminalité des foules »).
Je pense qu’il est grand temps de se calmer, de retrouver ses esprits d’orienter les forces et les compétences vers l’avenir et le constructif. L’équipe de France, qui sera menée prochainement par Laurent Blanc, a besoin de tous ses vrais supporters (les amoureux du sport trait d’union entre les peuples), certes ils seront moins nombreux que les jours de victoire. Mais, faute de quantité, il y aura au moins la qualité…
En tout état de cause, ce « modèle de société » que d’aucuns tentent de nous imposer ne correspond nullement à mes idéaux, à ma conception des rapports humains.
Posté dans article | Imprimer | 1 commentaire »
RECONNAISSANCE DES TEMOINS DE JEHOVAH
11.6.2010 par admin.
***RECONNAISSANCE DES TEMOINS DE JEHOVAH UN « KAF » KA DE JURISPRUDENCE
L’article du journal « Le monde », en date du 7 juin dernier, intitulé « Reconnaissance à la française des Témoins de Jéhovah », est intéressant à plus d’un titre. L’analyse qui est faite de la situation dans l’Hexagone est parfaitement exacte et réaliste. En tout état de cause, elle confirme :
1 Que les associations dites antisectes gangrènent littéralement le climat social et deviennent encombrantes pour l’Etat Français. L’image de la France « Pays des droits de l’Homme » est pour le moins assez ternie sur la scène internationale. Sur le plan intérieur, à chaque intervention des antisectes, une question surgit : qui est la nouvelle victime ? Sur quelle pratique va-t-on jeter l’anathème ? Les végétariens ? Les ramasseurs de champignons ? Les joueurs de pelote basque ?…
2 Que pour éviter toute attaque violente, toute critique virulente des antisectes, les politiques évacuent les problèmes et les questions qui fâchent vers le judiciaire qui, une nouvelle fois, fait office de « poubelle de la société » et récupère tout ce qui n’est pas géré en amont. Pourtant les antisectes ont obtenu le label « produit gouvernemental » (tous gouvernements confondus depuis les années… 80) et bénéficient à ce titre :
Qui d’une reconnaissance d’utilité publique accordée par décret en Conseil d’Etat
Qui de subventions publiques inscrites dans la loi de finances de l’Etat
Qui d’une participation aux commissions et structures les plus diverses
3 Que ce faisant, l’Etat Français n’assume pas ses responsabilités. Ressemble-t-il à l’apprenti sorcier qui ne maîtrise plus son outil ?
4 Que l’argument tiré de l’absence de « clients potentiels » qui interdirait l’intervention d’aumôniers Témoins de Jéhovah dans les maisons d’arrêts et les centrales prête à sourire et frise le ridicule. En toute logique, l’observateur est en droit de conclure :
Que les six autres religions mentionnées seraient autorisées en leur « qualité » (sic) de grosses pourvoyeuses de… « résidents pénitentiaires ». Productivité qui dénote tout de même un échec notable au niveau de l’enseignement religieux et surtout de la mise en pratique des préceptes moraux.
Que par voie de conséquence, et sur la base des mêmes critères, l’Eglise des Témoins de Jéhovah ferait effectivement office de « lanterne rouge », de « mauvais élève ». La qualité de l’enseignement spirituel donné explique, peut-être, l’absence de « vocations » chez ces fidèles pour les détentions à courtes, moyennes et longues durées. Dès lors, pourquoi le prosélytisme présente-t-il un danger ? Quelle expérience peut-on dégager au niveau de la population Témoins de Jéhovah ? La récidive, faute d’amendement durable, des personnes libérées est-elle préférable ?
5 Que la France qui est toujours, à ma connaissance, un Etat de Droit se doit d’appliquer directement le droit issu de la Constitution, de la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales… et des jurisprudences constantes du Conseil d’Etat et de la Cour européenne des droits de l’Homme, sans qu’il soit nécessaire de passer par la « case » justice pour éviter, comme au monopoli de tirer la carte « malchance ». Certes, la « déviation » Justice évite de finir dans « l’impasse » des associations antisectes, mais tout de même… !!!
Voici quelques suggestions pour éviter de telles contorsions :
1 En cette période de rigueur budgétaire, seules les dépenses ayant des retombées sociales positives doivent être reconduites. Ce n’est nullement le cas des subsides versés à l’Unadfi, au CCMM, à la Miviludes et autres consoeurs…
Abstraction faite de la violation manifeste des droits et libertés fondamentales, ces structures, en créant de toutes pièces et en alimentant des préjugés, suscitent divisions et déchirures au sein de la communauté nationale à une époque où les mots solidarité, fraternité, unité s’imposent avec force.
Dès lors, il doit être mis fin au financement public de ces structures :
Le droit sera rétabli
Les finances publiques s’en porteront mieux
La morale et le bon sens élémentaires retrouveront un sens
Pour mémoire, les contrepouvoirs aux antisectes (CAP pour ne citer que cette association loi 1901) ne bénéficient pas des largesses de l’Etat. Pourtant leur raison d’être ne saurait être contestée face à ces structures de combat.
2 Autre suggestion : retirer la reconnaissance d’utilité publique accordée dans un moment d’égarement à l’Unadfi. Comment en effet, une association :
Qui refuse la diversité, le pluralisme, signes de la grande vitalité d’un peuple et du haut niveau de liberté d’un Pays,
Qui trouble la paix sociale et remet en cause des libertés fondamentales : liberté de pensée, de conscience, de culte, de réunion, de choisir ses traitements thérapeutiques….
peut-elle prétendre œuvrer dans l’intérêt général et défendre une juste cause !
L’opinion publique a profondément évolué au cours de cette dernière décennie. La situation est propice, le dossier est mûr pour prendre de telles décisions au niveau national.
Ce pas pourrait être facilement et rapidement franchi….. L’Etat souhaitant s’en rapporter à la sagesse des Juges, pourquoi ne pas solliciter du Gouvernement les mesures évoquées ci-dessus. Un refus de ce dernier, même résultant du silence gardé pendant deux mois, pourrait être déféré au Conseil d’Etat dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir (ou recours en annulation). Ce refus implicite annulé, l’Etat se devrait d’exécuter l’arrêt rendu et de prendre les décisions idoines.
Cette piste mériterait d’être étudiée… N’est-il pas ?
Posté dans article | Imprimer | 3 commentaires »
LE RECORD DE L’EURE : Troisième épisode
9.6.2010 par admin.
J’ai évoqué sur le présent blog, dans deux articles, l’affaire de mon épouse :
-« 1er épisode : Un décalage d’Eure au niveau de…la liberté religieuse »
- « Histoire de mettre les montres à l’Eure (deuxième épisode) »
Cette affaire connait un nouveau rebondissement.
Pour faciliter le suivi de ce feuilleton, je résume les grandes lignes de ce dossier de discrimination (pour les détails pittoresques et les précisions juridiques, se reporter aux deux textes ci-dessus évoqués)
RESUME
Une chanson de Jacques Brel s’intitule « la valse à mille temps ». Mon affaire s’apparente plutôt à un tango (pas en avant, pas en arrière) qui, je l’espère, sera moins que cette célèbre valse. Reprenons néanmoins ce découpage en « temps » :
Premier temps (2006-2007)
Mon épouse travaillait, depuis plusieurs années, comme assistante familiale pour deux conseils généraux : les départements de l’Eure et de l’Eure et Loir.
En juin 2006, le conseil général de l’Eure découvre avec épouvante son « appartenance au mouvement des Témoins de Jéhovah » et lui retire brutalement les deux enfants qui lui étaient confiés. Précisons que le département de l’Eure et Loir connaissait cet engagement cultuel auquel il n’attachait aucune importance compte tenu des excellents résultats et du professionnalisme de son agent.
Après une longue période de léthargie, le conseil général de l’Eure s’oriente en mars 2007 vers le licenciement de mon épouse. Cette dernière demande à consulter son dossier personnel comme le statut de la fonction publique le prévoit. Elle découvre alors qu’elle est « fichée » comme « Témoin de Jéhovah ». Mention agrémentée de graves erreurs et de préjugés indignes d’une Administration publique qui se doit de respecter le principe de neutralité et qui dénotent, par ailleurs, une profonde ignorance de cette religion chrétienne.
Cette affaire est portée par mon épouse à la connaissance :
- Du tribunal administratif de Rouen (pour l’annulation du licenciement),
- De la HALDE (pour la discrimination)
- De la CNIL (loi informatique et libertés pour le « fichage » illégal)
- Du Procureur de la République (pour l’infraction pénale de discrimination).
La CNIL intervient immédiatement et procède à un contrôle sur place. Elle relève la complète illégalité dans la tenue du dossier de l’intéressée. Qui plus est, des sondages lui révèlent que les dossiers individuels de tous les agents ne respectent pas la loi (dixit un responsable départemental). Le conseil général de l’Eure se voit contraint de « retraiter » … 3500 dossiers d’agents publics et de faire intervenir un audit externe pour « légaliser » ses procédures internes.
La HALDE interroge de son côté le conseil général de l’Eure.
Le Procureur de la République a du certainement prendre contact avec le président du conseil général (procédure habituelle lorsqu’il s’agit d’une « sale affaire » pour des administrations fautives).
Une vive inquiétude s’ensuit au sein du conseil général de l’Eure qui effectue très vite une retraite dite « stratégique » (style Trafalgar, Waterloo ou juin 40).
Le conseil général prend alors les mesures suivantes :
Retrait du dossier individuel de l’agent de toutes les mentions illégales et discriminatoires notamment celles touchant à l’appartenance religieuse,
Réintégration de l’agent au sein des services de l’aide sociale à l’enfance,
Versement des salaires non perçus depuis le licenciement illégal.
Le DGS (directeur général des services) adresse un courrier exprimant son mea culpa : « Sachez que je regrette les désagréments occasionnés par cette irrégularité et que je souhaite renouer avec vous des relations de travail agréables et dépourvues de contentieux ».
La signature d’une transaction confirmera toutes les mesures prises par cette collectivité locale.
« Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes » me direz-vous ?
Nous sommes alors le 6 novembre 2007.
Deuxième temps (février-août 2008)
Comme indiqué précédemment, la HALDE et le Procureur de la République près du tribunal de grande instance d’Evreux avaient été saisis sur l’aspect pénal de cette affaire, à savoir : la discrimination commise par des responsables du conseil général en tant que personne physiques.
Aux fins d’une « bonne administration de la justice », le Procureur de la République, à la demande de la HALDE, se retire et la laisse instruire le dossier pénal. D’une part les parquets sont suffisamment surchargés compte tenu du manque d’effectifs, d’autre part la HALDE a été créée pour traiter les affaires de discrimination. Le parquet adresse son dossier pénal à la HALDE et traduit ce transfert par une décision toute provisoire et purement technique de « classement sans suite ». Il est entendu que si la HALDE, au terme de ses investigations, relève une discrimination elle saisira le Parquet d’Evreux en vue de poursuites et de citations devant le tribunal correctionnel.
Cette décision de classement sans suite intervient le 20 novembre 2007, soit …14 jours après la signature par le président du conseil général de l’Eure de la transaction ci-dessus évoquée. Qu’à cela ne tienne !
Le conseil général interprète très mal la décision du Procureur de la République et y voit l’absolution complète de ses dérives, illégalités et discriminations. Erreur et fâcheuse illusion! Toujours est-il que malgré toutes les belles promesses, les actes de contrition et l’engagement contractuel résultant de la transaction, le conseil général de l’Eure se lance dans une nouvelle procédure afin de se séparer de mon épouse.
La procédure de licenciement, après mûre réflexion (comment faire pour « habiller » cette décision ?) est amorcée dès janvier 2008 et s’achève le… 8 août 2008 par une lettre de rupture qui exprime le profond embarras du conseil général. La raison invoquée est pour le moins comique, caractéristique qui ne lui ôte nullement ses côtés hypocrite, illégal et machiavélique. En un mot, il n’y aurait plus… d’enfants en danger, en souffrance… à placer ! Mais si ! Ainsi, en notre période de crise où nous voyons partout se multiplier les situations de détresse et de misère, les services sociaux de l’Eure seraient condamnés, faute de travail, à mettre la clef sous la porte et à débaucher… L’Eure serait-il une oasis de bonheur à l’abri de la crise sociale, de la tempête économique ?
Ce nouveau licenciement a été contesté devant le tribunal administratif de Rouen et alimente l’instruction diligentée par la HALDE.
Troisième temps (avril 2010)
Le 2 avril 2010, le tribunal administratif de Rouen a prononcé l’annulation pour illégalité du licenciement de mon épouse. Le conseil général de l’Eure est une nouvelle fois censuré, cette fois-ci pour n’avoir pas motivé sa décision comme la loi l’exige. L’Eure pensait certainement être dispensé de cette formalité légale (loi de 1979) destinée à éviter l’arbitraire.
Ce jugement a été adressé à la HALDE qui poursuit toujours l’instruction de ce dossier. En tout état de cause, le Procureur de la République peut en reprendre l’examen jusqu’au 20 novembre 2010 (le délai de prescription est de 3 ans pour les délits).
Je rappelle que :
mon épouse n’a jamais fait de prosélytisme auprès des enfants confiés par le service de l’aide sociale à l’enfance Elle a, en toutes circonstances, respecté les principes de laïcité et de neutralité qui s’imposent aux Administrations et aux agents publics ainsi que l’autorité parentale (l’instruction religieuse relève des seuls parents, même si leurs enfants ont été confiés aux services sociaux)
aucun grief tiré du manque de professionnalisme n’a pu lui être reproché. Le dernier licenciement est hypocritement qualifié de « licenciement sans faute » et serait du à « l’absence d’enfants à garder » (sic), justificatif que le conseil général n’a jamais pu justifier malgré la demande expresse du juge administratif.
le conseil général de l’Eure, outre son manque d’élégance, de transparence et de tolérance a violé les textes suivants :
- Articles 1 et 2 de la Constitution du 4 octobre 1958,
- Articles 9 et 14 de la convention européenne des droits de l’Homme et des Libertés fondamentales,
- Déclaration des droits de l’Homme de 1789 (libertés religieuse, liberté de conscience, liberté de pensée, égalité devant la loi)
- Code pénal et code du travail interdisant toute discrimination
Pardonnez du peu…
Quatrième temps
A ce jour, soit plus de deux mois après le jugement du tribunal administratif, le conseil général de l’Eure ne s’est toujours pas manifesté. Le jugement a pourtant « ordonné la réintégration de mon épouse au sein du personnel départemental » !!!!!
Quand je pense que les pouvoirs publics mentionnent au titre des « dix indices permettant de supposer l’éventuelle réalité de soupçons conduisant à qualifier de secte un mouvement » :
« L’importance des démêlées judiciaires »
« Troubles à l’ordre public » (voir ci-dessus l’ensemble des textes violés + le refus d’exécuter un jugement). En temps utile j’utiliserai la procédure d’exécution forcée instituée par la loi.
« La rupture induite avec l’environnement d’origine » (mon épouse n’a pas retrouvé d’emploi en qualité d’assistante familiale).
« Les atteintes à l’intégrité physique ». (Cette lamentable affaire n’a pas été sans conséquence sur la santé de mon épouse).
S’agissant de la collectivité locale de l’Eure, membre à part entière de la « démocratie locale », quatre indices sur les dix prévus sont réunis ! Faut-il mettre la Miviludes sur cette affaire ? Alerter les services du Premier ministre ? Lâcher l’ADFI locale ? Solliciter la mise en place d’une énième commission parlementaire ?
France, tes libertés foutent le camp ! « Ils sont devenus fous » !
Attendons maintenant les conclusions de la HALDE.
Affaire à suivre…Promis, je vous tiendrai informés.
Posté dans article | Imprimer | 4 commentaires »
SALUT « JEANNOT »
15.3.2010 par admin.
Jean FERRAT vient de nous quitter. Tous s’accordent, y compris ses nombreux censeurs qui ont tenté de nuire à sa carrière, à souligner les immenses qualités de cet « écrivain-parolier », « chanteur-interprète », « musicien-compositeur ». A travers ses nombreuses chansons, Jean FERRAT a toujours fait passer des messages puissants qui exprimaient un engagement sans faille, sans concession et qui étaient très souvent « décalés » par rapport au niveau de conscience de la société (« le poète a toujours raison »…).
Je reste un auditeur fidèle de ses compositions : « La Montagne », « Nuit et brouillard » (dans laquelle le nom de « Jéhovah » est prononcé), « La Paix sur Terre », « Nul ne guérit de son enfance », « Les Jeunes imbéciles », « Tu aurais pu vivre » (en souvenir de son épouse), « Bicentenaire »… Mais, là n’est pas mon propos.
Je voudrais relater une anecdote qui s’est déroulée en 1994. De 1989 à 1995, à l’époque où le service militaire était obligatoire, j’ai été amené à défendre la liberté de conscience de mes coreligionnaires devant les tribunaux correctionnels des affaires militaires. J’ai assuré la défense d’environ 3000 jeunes Témoins de Jéhovah. Quel rapport, me direz-vous, y-a-t-il entre cette expression de la liberté religieuse et Jean FERRAT dont l’athéisme était notoire ? Précisément !
En 1994, j’ai rencontré Jean FERRAT et lui ai fait part de ces combats judiciaires. Je lui ai expliqué que les jeunes Témoins de Jéhovah, qui refusaient le service civil, étaient condamnés à un an de prison ferme. Il m’a écouté poliment et m’a précisé que la religion n’était pas précisément un sujet qui… le passionnait. Il m’a néanmoins demandé de lui préparer un dossier et « qu’il verrait ». J’ai adressé cette documentation, et j’ai reçu huit jours plus tard la réponse suivante :
Par cet écrit, Jean FERRAT proposait d’apporter son soutien au dossier dit des « objecteurs de conscience » (au sens large du terme). Il mettait au service de cette cause son nom, sa notoriété, son tissu relationnel… Cette aide n’a pas été nécessaire. En effet, deux mois plus tard, à la suite d’un rapprochement avec l’Eglise chrétienne des Témoins de Jéhovah, le très libéral François Léotard, alors ministre de la Défense, aménageait par voie de circulaire le régime de l’objection de conscience permettant ainsi aux jeunes chrétiens de cette confession, qui constituaient le plus gros du contingent, d’adopter un service civil.
Jean FERRAT ne partageait nullement ces convictions religieuses et pourtant, se dégageant de tout préjugé, de tout dogmatisme, de tout intégrisme politique, il était prêt à s’engager une nouvelle fois dans un combat pour la Liberté. Il faisait sienne la citation de Voltaire :
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
Mais je me battrai jusqu’à la mort
Pour que vous ayez le droit de le dire »
Jean FERRAT, dont le père juif avait été déporté et assassiné dans les camps de concentration nazis, s’est-il souvenu que les Témoins de Jéhovah avaient été les compagnons d’infortune de son père ? Je l’ignore. Si c’est le cas, ce « devoir de souvenir » est aussi à son honneur car nos responsables politiques semblent oublier le tribut payé par les Témoins de Jéhovah au cours de la deuxième guerre mondiale, oubli qui pourrait s’apparenter à une forme de révisionnisme…
Je tenais à ressortir de mon petit jardin secret cette anecdote qui m’a permis de découvrir, à côté du grand chanteur qu’était Jean FERRAT, un homme épris de liberté, prêt à aider son prochain, tolérant, athée mais respectueux des convictions religieuses d’autrui.
Au revoir « Jeannot ».
Christian Paturel
Ardéchois d’adoption, comme toi
Posté dans article | Imprimer | 4 commentaires »
« CHARLOT » COMBATTANT DE LA LIBERTE
27.2.2010 par admin.
« Charlot » ! Il y a une cinquantaine d’années ce nom évoquait une célébrité et de nombreux chefs-d’œuvre cinématographiques. Aujourd’hui, si pour les enfants le nom reste associé au rire, il a pris une connotation méprisante et signifie, selon la définition du dictionnaire : « Homme qui manque de sérieux ou de compétence, sur qui on ne peut compter ». C’est dommage et injuste pour le personnage. Surtout, c’est totalement erroné.
Revisitons l’Histoire avec Charlot et son génial créateur Charlie Chaplin. Ce petit personnage cinématographique était un curieux mélange de vagabond et de gentleman. Il était inadapté à son époque et révolté contre une société déshumanisée où règne l’injustice et parfois la méchanceté et la bêtise. Dans les combats menés contre les totalitarismes de tout genre (nazisme, fascisme, maccarthisme), Charlie Chaplin et Charlot ont fini par se confondre, l’auteur et le personnage n’ont fait qu’un, la fiction a rejoint la réalité.
Si Charlie Chaplin revenait à notre époque, les sujets d’inspiration ne lui manqueraient pas. Les « remake » des films suivants seraient couronnés de succès :
La pauvreté et la misère s’étalent désormais au grand jour et n’épargnent personne. Seuls quelques privilégiés, dont le nombre a plutôt tendance à se réduire, échappent à cette paupérisation. Même nos sociétés occidentales qualifiées il n’y a pas encore si longtemps de « riches » sont ébranlées par ce fléau.
Compte tenu de la crise actuelle, tout le monde peut être frappé et perdre des années, des décennies, voire toute une vie de travail. En 2010, un million de chômeurs français seront en fin de droit. Que deviendront-ils ? Les usines ferment et/ou se délocalisent. Des sociétés qui affichent pourtant des bénéfices vertigineux jettent sur le pavé toute une armée de salariés au nom du sacrosaint principe de rentabilité et du dieu argent. Toutes ces sociétés procèdent sans état d’âme, sans se soucier des drames humains et familiaux engendrés par leurs décisions. Nos sociétés dites « humanistes » (doux euphémisme), sont dominées par l’exploitation sauvage des hommes, le pillage et le gaspillage des richesses naturelles, la destruction de l’environnement. Les mots et expressions « épanouissement personnel », « solidarité », « bonheur » ont été remplacés par ceux de « ratios », « plus-values », « profits », « économies d’échelle », « bonus »…
Le dernier rapport de Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République, rendu public le 23 février 2010, déplore une situation française pour le moins affligeante et inquiétante :
« Notre société est fracturée mais jamais cette réalité n’a été aussi aiguë (…) ». Le Médiateur perçoit un sentiment d’injustice « mêlant angoisse et rancoeur, prêt à se déverser dans les pires exutoires (…) L’impact de la crise est venu aggraver la situation, accroissant le contraste entre la richesse collective de la France et la situation des moins favorisés (…) Jamais le risque de basculer dans la précarité n’a semblé si grand à autant de concitoyens (…) Face à cette détresse, l’efficacité des politiques de solidarité décline, au point même d’infliger des blessures supplémentaires (…) »
Les cités des grandes villes et de leurs banlieues, qui n’ont jamais été des « cités de la joie », sont devenues des mouroirs au sein desquels la nouvelle génération a perdu toute illusion, tout espoir, tout idéal. L’environnement urbain, le cadre de vie sont devenus intenables pour les enfants, les ados et les jeunes. L’écart entre riches et pauvres a depuis longtemps dépassé le seuil de l’indécence.
Oui vraiment, le génie de Charlie Chaplin, pourrait sans difficulté produire une nouvelle version du Kid. La matière première ne manquerait pas.
Sans évoquer la situation scandaleuse qui prévaut dans certains États où les enfants travaillent et effectuent des tâches harassantes inadaptées à leur constitution physique et à leur âge et où le travail s’apparente, d’une façon générale, à de l’esclavage pur et simple, partout les conditions de travail se sont dégradées et engendrent fatigue, stress, dépression nerveuse, mort prématurée, voire…suicide. La menace du chômage est devenue une arme efficace de chantage pour obtenir des salariés l’acceptation de cadences inhumaines, la soumission aux obligations et ordres les plus insolites, la capitulation devant des exigences qui, quelques années auparavant, n’auraient pas osées être simplement évoquées et qui portent atteinte à la dignité humaine.
Comparativement, la difficulté du travail à la chaîne décrite dans « Les Temps modernes », si elle était prémonitoire, est aujourd’hui largement dépassée, voire désuète.
« Hynkel » (Hitler) et « Napoleoni » (Mussolini) ont fait de nombreux émules si l’on décompte le nombre d’Etats totalitaires dans le monde. Ces derniers sont largement majoritaires au sein de l’ONU où siègent d’ailleurs des monarchies absolues (le Vatican).
A propos de l’œuvre de Chaplin, certains observateurs considèrent que ce film est d’une telle « clairvoyance que l’on pourrait penser qu’il a été réalisé après la Shoah ».
Je me suis abandonné au rêve et j’ai tenté (je n’ai pas son génie) d’imaginer ce qu’aujourd’hui Charlie Chaplin pourrait faire ainsi que les difficultés auxquelles il se heurterait pour réaliser et assurer la diffusion de ses créations.
- Une nouvelle version du Kid décrivant l’injustice sociale et la misère obtiendrait difficilement les financements nécessaires. Il est de notoriété que le monde est dominé par quelques grands groupes industriels et financiers dont la puissance porte ombrage aux États. On conçoit difficilement que ces colosses économiques puissent apporter leur appui à un film qui dénoncerait les dégâts et nuisances (sociaux, écologiques, humains…) provoqués par des politiques animées par le profit et la cupidité.
- Le remake Les Temps modernes rencontrerait les mêmes obstacles dressés par les mêmes puissances.
Charlie Chaplin serait, de toute évidence, amené à évoquer le dilemme suivant :
- La société actuelle, tous régimes politiques confondus (Etats-Unis, Chine, Russie, Union européenne…), est basée sur le cycle : exploitation des richesses de la terre/production de biens et services/ consommation. La poursuite de ce cycle va conduire à un drame écologique qui pose, à très court terme, la question de la survie de l’humanité. Pardonnez du peu…
- Que faire ? Privilégier l’écologique sur l’économique ? Ce serait déclencher une crise sans pareille engendrant un chômage mondial massif, des émeutes, des guerres civiles, des conflits internationaux.
- Bref, « entre la peste et le choléra », le choix est difficile. Il explique la navigation à « la corne de brume » des gouvernements qui gèrent au jour le jour en évitant d’évoquer ce que sera demain. On ne sait plus où l’on est et on ne sait pas où l’on va. Partant de cette constatation, le « plan de route » risque d’être chaotique…
L’évocation de ce qui est à proprement parler une véritable impasse conduit inévitablement à remettre en cause l’ensemble des fondements de la société : mode de vie, système économique et bancaire, but de la vie (acquérir des biens matériels ? s’enrichir ? produire ?…)… et à s’intéresser aux « autres solutions » prônées actuellement par des minorités spirituelles qui préfèrent conjuguer le verbe « être » plutôt que le verbe « avoir » (personnellement, mes motivations, mon mode de vie, mon espoir… reposent sur la Bible et une croyance fondée sur la raison).
Ces « autres solutions » sont violemment combattues par ce qu’il convient d’appeler « la Pensée unique ». Cette dernière est une véritable nébuleuse qui rassemble des éléments hétéroclites (religieux, politiques, financiers, idéologiques…) dont le commun dénominateur est un attachement au « système de choses » actuel et le refus de tout changement (il est vrai que compte tenu de l’échec total du présent système, le « virage » (sic) risque d’être à 180°…). Cette force conservatrice possède les moyens, les armes et les alliés utiles pour combattre toute contestation qui remettrait en cause son modèle de société.
Charlie Chaplin, qui ne faisait pas les choses à moitié, se heurterait à une redoutable opposition. Il ne tarderait pas à être accusé d’appartenir à une secte honnie, ou d’être traité de « mondialiste », « d’écologiste d’extrême gauche »… Sur ce plan, de nombreux chercheurs qui ont étudié avec sérieux les NMR (Nouveaux Mouvements Religieux) peuvent évoquer leur propre expérience. Les sectophobes les ont accusés d’être sympathisants des Témoins de Jéhovah, des scientologues… Le but évident est de les discréditer auprès des autorités étatiques et de l’opinion publique.
Charlie Chaplin pourrait éventuellement créer son propre studio et produire ses films. De grands succès (« Les dieux sont tombés sur la tête ») ont été réalisés avec de micro-budgets. Mais, les circuits de distribution resteraient un obstacle insurmontable. Il est très difficile dans notre système de choses, même au sein de nos démocraties dites libérales, de produire des œuvres qui dérangent, incommodent, contrarient la pensée dominante, qu’il s’agisse de livres (j’en sais quelque chose…), d’articles, de films, d’émissions télévisées ou radiophoniques… (reste, fort heureusement, internet).
Mais me direz-vous, Charlie Chaplin, compte tenu des rudes attaques qu’il a essuyées, possède une véritable cuirasse qui lui permettra de tenir ferme. C’est exact ! Rappelons à cette occasion que ses ennemis (notamment les nazis, les maccarthistes) l’ont accusé d’être Juif (ce qui n’était pas le cas mais, l’aurait-il été, je ne vois vraiment pas où se situait le problème !). Chaplin a toujours refusé de réfuter ces affirmations et de dénier toute appartenance juive, ce serait disait-il « faire directement le jeu des antisémites » et considérer qu’il s’agissait d’une offense. La Pensée unique, nous l’avons évoqué précédemment, utilise le même procédé à l’égard de journalistes, d’historiens des religions, de sociologues, de juristes… qui n’épousent pas leurs thèses extrémistes et indéfendables. Malheureusement, le procédé fonctionne. Certains individus, voire certaines associations, par crainte, se défendent farouchement de toute adhésion ou sympathie à l’égard de telle Eglise minoritaire, de tel groupe ou de telle organisation qualifiés discrétionnairement par une poignée d’illuminés de secte ou de sectaire. Attitude regrettable « qui fait directement le jeu » des sectophobes.
- Qu’en serait-il d’une suite Du Dictateur ?
Quand je pense que ce film, en 1940, s’est heurté à l’opposition de très nombreux politiciens des démocraties libérales ! A l’époque, il ne fallait surtout pas fâcher Hitler. Deux leçons à tirer de ce précédent.
La première : Charlot l’artiste, le clown, le vagabond a donné une leçon de courage, de sens politique aux…politiques. Ces derniers n’ont pas perçu où se trouvait leur devoir. « L’amateur » est venu défendre la liberté en raison de l’immobilisme des « professionnels » de la politique dont la seule action a consisté à multiplier les critiques et les obstructions dès le début du tournage du film. Comment ne pas penser à cette boutade : « L’Arche de Noé a été construite par un amateur et le Titanic par des professionnels ».
La seconde : l’opinion dominante n’est pas une garantie d’infaillibilité. Les minorités ont toujours contribué aux progrès de l’humanité. Il existe, par-dessus la législation des Etats, un « droit naturel » qui existe de lui-même, en dehors de toute intervention humaine et qui s’impose à tous. Ce droit naturel est le fondement du droit international et s’exprime dans la déclaration universelle des droits de l’Homme, la convention européenne des droits de l’Homme… Les apôtres, dès le 1er siècle, ont invoqué la loi de Dieu pour s’affranchir de lois humaines contraires. Le général Leclerc a considéré « qu’il ne fallait pas être prisonnier des ordres pour les grandes certitudes » à une époque (1940) où la majeure partie de l’armée française considérait que « les ordres » résultaient de l’armistice signé entre le régime nazi et le gouvernement de Vichy.
Sur ce, Charlie Chaplin, dans son « remake », pourrait « négliger » les dictatures classiques, celles qui martyrisent les peuples (arrestations arbitraires, tortures, assassinats, camps de concentration…liste non exhaustive, l’imagination humaine est très fertile en ce domaine) ; qui établissent un pouvoir absolu en s’appuyant sur l’armée, la police, la maîtrise complète des médias ; qui sont au service exclusif d’une idéologie totalitaire et qui prônent le culte du chef (Mussolini, Hitler, Staline…) et porter son attention sur certaines démocraties dites libérales. Ce faisant, il ferait d’une pierre deux coups. Il dénoncerait d’une part une forme insidieuse de dictature sur les esprits et d’autre part l’hypocrisie de dirigeants qui se réfèrent continuellement aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales.
En effet, certaines démocraties occidentales, sans répondre à la description de la dictature absolue du nazisme, du fascisme, du stalinisme, du maoïsme… se livrent néanmoins à de la propagande pure qualifiée pudiquement de « communication politique » ou de « relations publiques ». Mais, si l’étiquette et le contenant semblent au premier abord satisfaisants et respectables, qu’en est-il du contenu ? En ce domaine, certaines démocraties dites libérales sont loin d’être des exemples de transparence, d’honnêteté, de loyauté.
Charlie Chaplin, avec son sens aigu de l’observation, son humour parfois décapant, sa sensibilité, son sens de la justice, pourrait fort bien appuyer là où ça fait mal. Son génie pourrait devenir très, très, très gênant. Des gouvernements, aux fins de conserver le pouvoir (ce désirable « hochet » pour beaucoup d’hommes et… de femmes), sans utiliser la force (autrement ce serait une dictature) emploient, selon un dosage variable pour rester dans des limites acceptables, les procédés de propagande utilisés par les dictateurs, à savoir :
- Manipulation de l’opinion publique (sondages et statistiques faussés)
- Falsification des images et reportages (retouches sur les photos, tronçonnage des films)
- Mainmise sur les médias et censure de l’information, émissions non respectueuses du contradictoire…
- Campagnes d’intoxication et de diabolisation (les campagnes et rapports anti-sectes)
- Informations tendancieuses, partiales, voire tronquées… (déformation, amplification des faits quand ce n’est pas un mensonge à 24 carats)
Rappelons que la propagande désigne selon Wikipédia « un ensemble d’actions psychologiques effectuées par une institution ou une organisation déterminant la perception des évènements, des personnes ou des enjeux, de façon à endoctriner ou embrigader une population et la faire agir et penser d’une certaine manière ».
Dans ce cadre, Charlie Chaplin n’épargnerait certainement pas la France. Le duo Unadfi-Miviludes ne serait pas sans lui rappeler ses déboires durant la « chasse aux sorcières » qui a ravagé l’Amérique entre 1938 et 1960. Les Témoins de Jéhovah dès 1940 sont alors victimes de véritables crimes et délits, d’un « déchaînement de violence à l’échelle nationale ». Les foules dirigées par des membres des principales Eglises, des nationalistes et des délinquants de droit commun… font la loi. La Constitution américaine, les amendements, l’institution judiciaire sont allégrement violés. Eleanor Roosevelt (femme du président Franklin Roosevelt) et Francis Biddle, substitut du ministre de la Justice des Etats-Unis doivent intervenir pour calmer cette folie collective. Les persécutions et voies de fait se sont néanmoins poursuivies. Entre 1940 et 1944, les Témoins de Jéhovah sont victimes de plus de 2 500 cas d’agressions violentes.
Puis, entre 1950 et 1954, sous la direction de commissions parlementaires, d’organes étatiques comme le FBI et du sénateur Mac Carthy, un climat de paranoïa est instauré. Il s’agit à l’époque d’éliminer les communistes. La guerre froide entre les Etats-Unis et l’URSS avait débuté en 1947. Des milliers de fonctionnaires (simplement suspects de sympathie communiste, d’appartenance à une organisation dite « subversive » ou d’homosexualité) perdent leur emploi. On se dénonce, on se calomnie pour se protéger. La délation, le mensonge, l’illégalité (violation de la Constitution et de plusieurs amendements), l’arbitraire, la folie collective régnent en maîtres, preuve que la Liberté est une valeur fragile qu’il faut protéger. Même Shirley Temple, une enfant âgée de 8 ans, est accusée de « subversion » pour avoir signé une carte de vœux dans un quotidien communiste français. « L’Humanité » fait vraiment défaut… Une « liste noire » du cinéma est établie. Des acteurs et des cinéastes comme Walt Disney (après Blanche Neige et les 7 nains la chasse aux sorcières ?), Elia Kaza… s’associent à cette campagne en désignant des confrères « susceptibles d’entretenir des sympathies communistes ». Une liste noire, ça ne vous rappelle rien ? En France, une liste des organisations dites sectaires a été dressée en 1995. Un « remake » de cette liste n’est-elle pas envisagée ? N’a-t-elle d’ailleurs pas été mise en place de façon discrète ? Hypocrite et illégale seraient les termes plus exacts ?
Terminons sur une note positive
L’Histoire finit toujours, même si ça prend parfois du temps, par justifier les combattants de la Liberté :
- Le sénateur Mac Carthy a, de 1950 à 1954, abusé toute la classe politique américaine. Cette dernière, tout comme en 1940 avec le film « Le Dictateur », n’a pas été à la hauteur des responsabilités et de la confiance que le peuple lui avait confiées et s’est… égarée en abandonnant la route de l’honneur, du courage, de la justice et du droit. Elle a aveuglément suivi, sans aucune réflexion, l’entreprise folle de ce sénateur. La vérité finit par éclater au grand jour et révèle la personnalité de Mac Carthy : « un politicien roublard, démagogue, prêt à tout et capable de mentir, d’affabuler pour accroître sa notoriété, arrogant, bafouant les lois et la Constitution, n’hésitant pas à corrompre les témoins, accusant sans aucune preuve ». En 1954, il sera totalement désavoué par l’opinion politique américaine et la classe politique. Il sombrera dans l’alcoolisme et mourra, en 1957, dans l’indifférence générale. Pour reprendre la formule de l’historien André Kaspi : « Oublié comme on oublie un cauchemar ».
- Dans le camp des résistants, des cinéastes vont réagir à leur façon :
_ Fred Zinnemann, qui a fui le nazisme, produit en 1952 High Noon (Le Train sifflera trois fois ) pour fustiger la lâcheté de toute ville qui abandonne son représentant de la loi, seul face à quatre tueurs. De ce western est née l’expression américaine : « to be high noon » (on doit affronter seul un danger).
- Le dramaturge Arthur Miller réalise en 1953 Les Sorcières de Salem . Cette pièce de théâtre fait référence à la vague d’intolérance qui affligea, au 17è siècle, le Massachusetts. Le parallèle avec la folie collective, le délire de la période du maccarthysme était évident.
- Berthold Brecht, lors de son audition devant la commission parlementaire, réussit un admirable numéro de diversion et « d’embrouille » en contestant systématiquement la traduction qui est faite de ses déclarations.
- Quant à Charlie Chaplin, il quitte en 1952 l’Amérique en raison de prétendues opinions de gauche qu’il a toujours niées, se considérant comme citoyen du monde .
- En 1957 il réalise le film Un Roi à New-York qui ridiculise la « chasse aux sorcières » américaine.
Il ne revient aux Etats-Unis qu’en 1972, sur invitation, pour se faire remettre un oscar d’Honneur de l’Académie Award. Il reçoit alors du public américain une ovation qui n’a jamais été égalée par sa durée (plus de 5 minutes !).
Il laisse l’image et le souvenir d’un homme qui savait faire des choses sérieuses sans se prendre au sérieux. Qui a su : faire rire les enfants et les grands, alerter l’opinion sur le danger de certaines idéologies criminelles, d’organisations et de mouvements totalitaires, qui a irrité les liberticides et tyrans toutes catégories confondues et… qui a su se faire aimer du public. Il est vrai que les messages (très souvent muets) de Charlot s’adressaient à tout le monde, il était compris par tous. Ce langage est universel et n’a pas besoin d’être traduit. Charlie Chaplin était citoyen du monde ….
« Compte tenu des inévitables parallèles pouvant être faits avec notre époque, toute ressemblance avec des personnages contemporains ou des situations existantes, ne serait pas forcément fortuite ni due au hasard »
Je remercie toute l’équipe de CAP-LC, notamment Maryse, Thierry et Paul pour l’aide apportée dans la rédaction de cet article.
“Qu’un ami véritable est une douce chose !
Il cherche vos besoins au fond de votre cœur
Il vous épargne la pudeur
De les lui découvrir vous-même
(Jean de La Fontaine : “Les deux Amis”)
Posté dans article | Imprimer | 2 commentaires »


