“UN DECALAGE D’EURE” AU NIVEAU DE LA LIBERTE RELIGIEUSE

 

Le premier article survolait un thème très général : la liberté religieuse en France.

Le second évoquera le quotidien de notre paysage français et traitera une des très(trop !) nombreuses discriminations dont sont victimes des personnes dont le seul crime est d’appartenir à  une minorité quelle que soit sa nature : religieuse, philosophique, thérapeutique, ethnique.
Je remets donc mon casque lourd afin de retourner dans les tranchées, là  où se situent les vrais combats pour les libertés.
Une remarque préalable en rapport avec la campagne présidentielle : les sondages sur l’élection démontrent qu’en France, visiblement, il n’existe aucune majorité. L’électorat semble atomisé entre au moins quatre ou cinq candidats. Dès lors, qui constitue la « majorité opprimante » ? Qui est à  l’origine des campagnes discriminatoires qui frappent les minorités ? Y aurait-il un ” programme commun « anti-minoritaire » ? Y aurait-il un commun dénominateur chez toutes les familles politiques qui serait l’intolérance ? Y aurait-il une minorité suffisamment puissante pour agir en toute impunité ? Ces questions méritent d’être posées !
Mais, revenons à  notre « petite affaire individuelle ». Une goutte dans un océan ? Peut-être mais, au niveau des principes, il ne faut rien négliger. Cette affaire se déroule dans l’Eure et oppose le conseil général (CG 27) à  une infortunée assistante familiale.

1er épisode
UN DECALAGE D’EURE
AU NIVEAU DE LA LIBERTE RELIGIEUSE

Il était une fois (rassurez-vous, comme tout conte, cette affaire devrait connaître un heureux dénouement, même s’il faut pour cela se rendre en Cour européenne des droits de l’homme).
Il était une fois, dis-je, une petite assistante familiale qui avait été recrutée par le service de l’aide sociale à  l’enfance (l’ASE) du conseil général de l’Eure (CG 27). Ce petit agent public faisait tout son possible et donnait entière satisfaction à  son employeur. Elle se dépensait sans compter pour la protection et le bien-être des enfants qui lui étaient confiés. Des enfants particulièrement affectés par notre monde d’adultes.
Elle n’hésitait pas, chose assez rare dans ce milieu professionnel, à  emmener ces enfants avec elle lors des vacances scolaires, une façon de leur prouver son affection, son intérêt.
Son dossier individuel, tenu par son employeur public, ne contenait que des éloges, des compliments. Bref, « tout allait pour le mieux dans ce qui n’est pas (il s’en faut) le meilleur des mondes ».
Mais un jour, grâce à  l’emploi de méthodes dignes de l’Inquisition, les travailleurs sociaux du département découvrent que cette assistante familiale méritante, ce « petit âne gris » qui tirait courageusement sa charrette (chanson d’Hugues Aufray) appartenait à  l’Eglise chrétienne des Témoins de Jéhovah. Cette « liaison dangereuse » (du moins en France), ainsi d’ailleurs que tout lien avec une quelconque autre organisation minoritaire, a le don de susciter de vives réactions chez les personnes dont la vertu cardinale n’est pas la tolérance.
Va-t-on prendre en compte tous les résultats concrets, probants, incontestables de son activité et qui forment un solide « actif » à  son bilan ? Va-t-on considérer que son appartenance religieuse constitue un « passif » qui rend sa situation professionnelle « déficitaire » ? Les choses ne vont pas traîner !
Par courrier en date du 4 août 2006 (ah ! la nuit du 4 août, la fin des privilèges), la responsable de la mission ASE du CG 27, avec beaucoup de délicatesse, s’exprime ainsi :
« J’ai été informée par le service éducatif de l’Utas de votre appartenance au mouvement des Témoins de Jéhovah.
Cet élément qui implique des choix de vie n’a pas été communiqué à  mon service lors de votre procédure de recrutement. Or, il m’appartient d’évaluer vos conditions d’accueil, sur
le plan éducatif, en fonction de ce nouveau paramètre (:) ».
C’est évident, tout change ! L’assistante familiale devient suspecte. Les deux enfants confiés par le CG 27 lui sont retirés avant l’enquête sociale annoncée (” Les jeux sont faits, rien ne va plus “). L’un des enfants est retiré de la famille d’accueil en l’espace de quelques heures, procédure d’urgence qui n’est utilisée qu’en cas de grave danger (agressions physiques, sexuelles:) car son caractère brutal cause un inévitable traumatisme à  nos petites têtes blondes.
L’enquête sociale interviendra plus de quatre mois après son annonce, comme quoi l’urgence ! Elle sera menée par une véritable délégation composée de trois personnes. Ce traitement de faveur est pour le moins insolite. Ce type de procédure, en raison du manque dramatique d’effectifs (il ne s’agit après tout que de « la protection de l’enfance ») ne mobilise jamais plus de deux personnes.
L’intervention du RAID et du GIGN avait été sollicitée. Ces unités d’élite n’étaient malheureusement pas formées pour ce type d’opération.
Au terme d’une véritable enquête policière où l’appartenance religieuse de l’assistante familiale est constamment évoquée, nos Trois Pieds Nickelés élaborent laborieusement un rapport où les préjugés le disputent à  l’intolérance et à  la bêtise, compte tenu des contradictions relevées.
Voici un échantillon de cette prose administrative :
« SANTE : Madame: RAS
Autres membres de la famille, suivi médical à  jour: « OUI » 
et, un peu plus loin (il suffit de patienter) : ” la religion qu’elle pratique et qui proscrit tout recours médical »

Comprenne qui pourra !

Les suppositions gratuites :
« Madame se présente comme une personne intelligente en capacité de tenir un discours théorique adapté. Madame peut faire illusion ».
S’agissant du dernier enfant confié à  l’assistante familiale par le CG du département voisin, le CG 28 (Eure et Loir) :
« Durant les mois à  venir, une vigilance s’impose, notamment sur le suivi médical de l’enfant, de sa bonne évolution scolaire (s’assurer de sa présence régulière à  l’école) ».
Depuis plus d’un an, cet enfant est suivi régulièrement (aucun rendez-vous n’a été décommandé) sur le plan médical par la PMI (protection maternelle infantile) du CG 28 qui a relevé les progrès et la croissance satisfaisants de l’enfant. Mais avec la “découverte cultuelle” ce bilan pourrait changer :
Quant à  la scolarité, l’enfant est inscrit en maternelle et fréquente régulièrement  (aucun absentéisme) cet établissement.
Bref, notre méritante petite assistante familiale est placée sous surveillance. « Mise en examen » serait le terme plus exact. A quand « la loi sur les suspects » ?
La situation prête à  rire.
Quand je pense que lors du projet de Nicolas Sarkozy sur la prévention de la délinquance,
ces mêmes travailleurs sociaux se sont offusqués du rôle de ” flic ” qu’on voulait leur faire tenir ! Un crime de lèse majesté !
D’une part, au terme empreint de mépris de « flic », je préfère celui plus respectueux de policier. Son emploi exprime la reconnaissance à  l’égard de personnels qui sont au service de la population et qui, chaque année, pleurent leurs morts.
Ces travailleurs sociaux devraient s’inspirer des méthodes et de la déontologie policières qui sont certainement plus respectueuses des libertés que ne le sont les techniques, mentalités et agissements qui ont cours dans certains conseils généraux (ne généralisons pas).
Car enfin, que constatons-nous au Pays des droits de l’Homme ? Une assistante familiale irréprochable, employée par une personne publique soumise au principe de laïcité :

1- est brutalement « mise à  l’index » et fichée.
Son appartenance religieuse figure dans son dossier individuel à  maintes reprises.
Violation de l’article 6 de la loi du 13 juillet 1983 sur le statut général de la fonction publique et de la loi informatique et libertés.

2 - fait l’objet d’un traitement discriminatoire qui aboutit, huit mois plus tard, le 26 mars 2007, à  son licenciement pur et simple. Un licenciement que le CG 27 se garde bien de motiver, et pour cause (violation de l’article L 773-27 du code de l’action sociale et de la famille).
« Chronique d’une mort annoncée »! En effet, j’ai servi de conseil à  cette assistante familiale lors des deux entretiens avec sa hiérarchie.

Le premier a été organisé par son chef de service. Voici une perle :
« Si encore vous aviez été à  la messe, ça pouvait passer »
Et vive la « catholaïcité ».

Le second décidé par l’inspectrice à  l’enfance qui, le plus naturellement du monde précisera :
« que l’appartenance religieuse (de l’assistante familiale) interdisait la poursuite des relations professionnelles et qu’un licenciement sans faute interviendrait ».
La promesse a été tenue :
Ce faisant, les textes suivants ont été violés :

Article 2 de la Constitution de 1958,

Article 10 de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789,

Articles 9 et 10 de la convention européenne des droits de l’homme,

Article L 432-7 du code pénal (interdiction de toute discrimination),

Article 6 de la loi du 13 juillet 1983 (bis repetita).

Pardonnez du peu…

Tous ces textes se rejoignent pour affirmer les libertés religieuses, de conscience, de pensée. La seule adhésion d’une personne à  une confession ou sa seule appartenance religieuse ne constitue pas un motif de nature à  justifier un licenciement.
Il n’appartient pas au CG 27 de porter un jugement de valeur, une appréciation sur le culte de son assistante familiale.
Le nécessaire est déjà  fait pour faire prévaloir le droit et la justice. L’ensemble ne peut qu’aboutir. Affaire à  suivre:

J’oubliais ! L’assistante familiale s’appelle : Brigitte Paturel, c’est mon épouse.
Vous avez raison les amis : « Ils ont frappé à  la mauvaise porte ».
     

 

 

  

   

     

 

19 réponses pour ““UN DECALAGE D’EURE” AU NIVEAU DE LA LIBERTE RELIGIEUSE”

  1. Charles Chasson indique :

    Je ne peux être que de tout coeur avec vous dans cette épreuve. Le problème des assistantes maternelles Témoins de Jéhovah se résoud quand celle-ci accepte de laisser de côté leu point de vue médical sur les transfusions sanguines pour les enfants dont elles ont la garde et qu’elle ne fasse de prosélytisme à l’enfant, or un nombre important d’ASSMAT Témoins de Jéhovah jouent le jeu de la laïcité, ces deux problèmes ne doivent pas donner l’occasion à une persécution en règle qui met en péril l’avenir financier de la personne. Vous n’évoquez pas ces deux points dans votre texte, je serais donc heureux que vous nous teniez informer sur ces deux points, si votre femme a joué le jeu, ce comportement est intolérable.

    Amicalement,

    Charles Chasson

  2. Dom indique :

    Merci, Christian, pour tout ce que tu fais pour les minorités religieuses soient respectées.
    C’est avec beaucoup d’intérêt que je te lis, continu se beau combat, mais nous savons aussi que c’est grâce à notre Dieu que nous sortirons vainqueur, et nous ne sommes pas dupe des manœuvres de celui qui dirige se monde.

    Je suis à St Pierre et Miquelon, et encourageant de voir comment du défends les intérêts de nos compagnons.
    Merci encore ! et au plaisir de te lire.

  3. Steve indique :

    Cher Christian,

    En lisant ton article, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait une telle chute à la fin : après toi, c’est ton épouse qui est victime de l’intolérance, et d’une laïcité prétexte à la privation de la liberté religieuse.

    Toutes les injustices subit ces dernières années par ta famille et toi n’auront donc pas suffit…

    Tenez bon ! Votre exemple, votre endurance et votre fidélité face à un tel acharnement sont de puissants encouragements. Je ferais échos de tes tribulations autour de moi.

    Bon courage,

    Steve

  4. David indique :

    Bon courage Christian !
    Ce genre de faits ne m’étonne guère.. hélas !
    C’est quand même dommage de devoir aller jusqu’à la CEDH aussi régulièrement..
    Pour les question médicales et de laicité les assistantes maternelles TJ respectent les points de vues des parents des enfants non TJ.

  5. philippe indique :

    Bonjour,

    Pourquoi ne pas attaquer? Avec un tel dossier vous gagnerez. Les gens se permettent de traiter les Témoins comme les juifs furent traités en 40. Mais aujourd’hui les lois protègent les minorités.

    Courage,
    Philippe

  6. christian paturel indique :

    Merci les amis pour vos encouragements. Brigitte est très sensible à votre soutien.
    Quelques précisions pour répondre à vos questions :
    - s’agissant des transfusions sanguines, Brigitte a toujours été très claire avec les responsables du conseil général, elle a indiqué qu’il ne lui appartenait pas de prendre des décisions médicales à l’égard des enfants placés. Le choix d’une thérapie est un attribut de l’autorité parentale et Brigitte n’intervient qu’en qualité de gardien de l’enfant.
    - nous nous sommes par ailleurs toujours interdit tout prosélytisme à l’égard des enfants qui nous sont confiés, à quelque titre que ce soit. L’enseignement religieux relève aussi de l’autorité parentale, par ailleurs, le principe de laïcité interdit aux agents publics toute ingérence dans ce domaine.
    Nous avons des amis chez les protestants, les catholiques, les juifs, les musulmans… au sein de certaines minorités spirituelles et… chez les athées. Tous nous ont confié leurs enfants (vacances, week-ends) sans aucune appréhension, sachant que nous respecterions cette sphère privée et intime. Notre amitié a toujours été basée sur la tolérance et le respect de l’autre.
    “Amicalement Votre” (série télévisée célèbre)

  7. LE BACQUER Didier indique :

    chers compagnons,

    nous sommes heureux et de voir votre bel état d’esprit, persever Jehovah notre Dieu ne vous laissera pas, comme Jésus nous la prédit nous serions les objet de la haine de toutes les nations à cause de son nom Mathieu 24:12,13, n’oubliant pas que cette situation que nous venons lire à votre sujet nous attriste et innaceptable, soyer garanti du soutien de Jehovah dans cette affaire. sincéres salutations didier LE BACQUER

  8. caron indique :

    Bravo cher monsieur,
    Continuez mais bon courage. Et faites gaffe. J’oserai deux conseils. Avant de monter dans votre voiture, assurez vous qu’il n’y a rien dessous….Et payez vous les services d’un goûteur…encore que vous puissierz faire entière confiance à votre compagne d’infortune.
    Allez,..je plaisante.
    Mais, tout de même. Vous le savez, les ”arguments” des adversaires passent,aussi, par des voies pour le moins obscures. Mais n’en devenez pas parano pour autant. Enfin, c’est bien compliqué tout ça. Mais vous n’êtes pas seul.
    @+
    M.C

  9. caron indique :

    Bravo cher monsieur,
    Continuez mais bon courage. Et faites gaffe. J’oserai deux conseils. Avant de monter dans votre voiture, assurez vous qu’il n’y a rien dessous….Et payez vous les services d’un goûteur…encore que vous puissierz faire entière confiance à votre compagne d’infortune.
    Allez,..je plaisante.
    Mais, tout de même. Vous le savez, les ‘’arguments’’ des adversaires passent,aussi, par des voies pour le moins obscures. Mais n’en devenez pas parano pour autant. Enfin, c’est bien compliqué tout ça. Mais vous n’êtes pas seul.
    @+
    M.C

  10. MEYER indique :

    Je suis de tout coeur avec vous. Bon courage. Gerard

  11. mario indique :

    Bonjour Christian,

    Je te salue amicalement toi et ton épouse. Vous êtes des exemples d’endurance. C’est tout de même incroyable ce qu’on peut faire en France. Je trouve cela scandaleux.
    Puisse Jéhovah vous donner la force nécessaire d’endurer sous le mal de ces personnes qui devraient vraiment être honteuses de leurs actions. Nous pensons à vous sincérement dans nos prières. Chaleureuses amitiés à toute ta famille.
    Mario et Karine

  12. Frédérick indique :

    Bonjour Christian,

    Tout d’abord merci pour ton témoignage, pour tes actions en faveur de la défense des libertés religieuses et pour tout ce que ton épouse et toi faite dans la foi.

    Merci de vous.

    Je sais que vous surmonterez cette épreuve tout comme vous avez surmontées les autres, vous êtes batis sur le roc, la pluie est tombée à verse, et les inondations sont venues, et les vents ont soufflé et ils ont battu votre maisonnée, mais elle ne s’est pas effondrée et elle ne s’effondrera pas.

    Merci de vous.

    Je post ce commentaire pour souligner que je trouve scandaleux de devoir sortir des juridictions Françaises pour que le droit puisse enfin se voir appliquer honnêtement, équitablement et dans un esprit de justice.

    Qu’est donc que la France d’aujourd’hui ?

    Est elle devenue le pays de l’intolérance et de la persécution religieuse ?

    Je constate que les principes républicains et l’état de droit sont ignorés, que cela semble devenir la norme sur des questions relatives aux “sectes” en France.

    Je m’apperçoit que ces dérives anti-sectaires sont graves, il est par ailleurs étrange de voir que ces pratiques anti-”sectes” sont paradoxalement de nature extremement sectaires. L’état entrainné par la fièvre anti-secte serait il devenu plus sectaire que les dites “sectes” elles mêmes ?

    As t’on le droit de bruler vif un individu simplement par ce que l’on considère qu’il peut avoir lui même des dérives incendiaires ?
    As t’on le droit de “sectariser” des milliers d’individus simplement par ce que l’on considère qu’ils peuvent avoir des dérives sectaires ?

    C’est absurde, le chatiment est alors un crime plus ignoble que ce qui peut être potentiellement reproché au supplicié.

    Est cela la France ? une hypocrisie ?

    La lutte contre les “sectes” en France aboutit à un malaise profond. Le fait est que dans sa crise anti-”secte” la France semble ne plus rien respecter de ses propres principes. Elle s’oublie elle même et se renie par bien des cotés, aurait elle été programée et aurait elle perdue sa personnalité ?

    Ce qui est grave c’est que les anti-”secte” ont si bien manipulé et infiltré l’état, que c’est l’état Français lui même qui, pris de folie, se met à violer à tour de bras tant sa propre législation que la législation internationnale.

    La lutte anti-”secte” est scandaleusement devenu un état d’esprit de l’état lui même, un “esprit d’état” si j’ose dire.

    Vu ce qui se pratique, force est de constater que c’est là un fort mauvais “esprit” qui sévit en France. La France ne sortira pas grandie de s’être laisée entrainnée dans ces chemins là.

    Quand je vois que sous la simple accusation de “secte”, l’état bafoue la dignité, les droits et les libertés élémentaires de milliers d’individus et s’en va jeter aux orties ses beaux principes de “terre de liberté”… “patrie des droits de l’homme”… c’est à pleurer.

    Pauvre France, que n’as tu tiré leçon de tes camarades, les McCarthistes, les Nazis et autres Soviets du passé auraient pourtant du faire ton éducation et te guerrir à tout jamais de ces chemins là.

    Mais peut être que… justement, ils ont finalement et malheureusement fait ton éducation en la matière. En tout cas les résultats sont là.

    France, qu’en sera t il de tes lendemains ?

  13. christian paturel indique :

    Bonjour les Amis,
    Que d’encouragements ! Encore merci à tous.
    J’ai déjà engagé quatre procédures (j’ai toujours horreur de l’inactivité, même si l’exercice est utile pour peu de choses…):
    1 un recours en annulation contre le licenciement devant le tribunal administratif de Rouen.
    2 une plainte pénale pour discrimination religieuse auprès du procureur de la République
    3 un recours en annulation contre la restriction apportée à l’agrément d’assistante familiale (ramené de 3 accueils à…un accueil)
    Cette décision administrative est un véritable cocktail d’illégalités. L’Administration s’est certainement appliquée, “y’a tout’ (non respect des droits de la défense, non respect des procédures mégales, absence de motivation, erreur manifeste d’appréciation…).
    4 Saisine de la HALDE

    Cette affaire est un véritable clafoutis d’erreurs, d’illégalités et de bêtises…Un vrai régal !
    Amicalement votre

  14. Katia (Toffoli-Savreux) indique :

    Cher Frère, Merci pour ton blog . je suis convaincue que la justice sera rendue, comme à Lyon, à Agen, dans le Gers … Je suis ton parcours grâce à tes ouvrages et à ton combat contre l’Unadfi jusqu’à la CEDH . J’ai moi-même subi le harcelement moral pendant 20 ans dans la fonction publique territoriale,comme cadre, je suis pour cela en retraite pour invalidité. Je comprends d’autant mieux la souffrance de ceux qui endure pour leur foi au quotidien. Bon courage , fraternellement à vous deux. Katia TS

  15. Sellier Marie indique :

    Merci Christian
    je suis heureuse de constater que tu n’es pas seul dans ton combat D’ailleurs plus nombreux sont ceux qui sont avec toi qu’avec eux. si ces épreuves existent c’est toujours pour que nous en sortions plus fort. j’aime beaucoup ce verset Isaie 30: 15 je suis sûr que tu l’aimeras aussi. Prennez courage.

  16. Ch G indique :

    Cher Monsieur,

    Je constate avec déception depuis 15 ans le développement de la discrimination dans notre pays et parfois de graves atteintes à la liberté de pensée.

    J’ai eu la chance de consulter certains des ouvrages dont vous êtes l’auteur. Votre action dans le domaine de la liberté de pensée est très courageuse. Je vous remercie pour votre combat (pacifique).

    Je n’ai appris que récemment les injustices et sanctions dont vous avez étés l’objet, et que je ne soupçonnait nullement. Votre courage vous a coûté cher. Quelle tristesse !

    Dommage, dans cette terre dite des “droits de l’homme”, vous défendiez ces droits de l’homme, certains vous ont enlevé une partie de votre liberté, notamment la liberté d’exercer votre profession. Ceux là même qui vous l’ont enlevé sont ceux qui devrait défendre la justice et le droit ; un comble !

    Quel “crime” avez-vous donc commis ?

    - Le même qui envoya les Témoins de Jéhovah (et d’autres) dans les camps de concentration sous le régime nazi.

    - Le même qui envoya les Témoins de Jéhovah (et d’autres) dans les camps en sibérie sous le régime communiste.

    LE FAIT DE PENSER DIFFEREMMENT

    Dommage que l’intolérance et la lâcheté touche votre famille une nouvelle fois.

    Je suis persuadé que tôt ou tard la Justice sera rétablie.

    La décision de la cour européenne en votre faveur est une grande avancée dans ce domaine et une belle 1ere victoire pour la liberté !

    Je vous exprime mon profond respect ainsi qu’aux membres de votre famille, particuliérement à votre épouse.

  17. Carlo SETTI indique :

    Cher Christian
    Je suis scandalisé avec quelques jours de retard de ce qu’arrive à ton épouse Brigitte.
    J’ai vu en lisant les encouragements que tu reçois que Jéhovah notre Dieu ne te laisse pas a l’abandon. L’amour chrétien est toujours present et cela rejouit non seulement notre coeur mais surtout celui de notre Père a tous Jéhovah.
    Continue a defendre notre idéale a tous.
    mon épouse Marthe se joint a moi pour vous emabrasser tous les deux
    Carlo Setti depuis Lyon

  18. sandrine indique :

    Monsieur, c’est avec une grande attention que j’ai lu votre récit et notamment les commentaires apportés.
    je suis comme vous, partisante de la “liberté de pensée” (chanson de florent pagny) et surtout contre toute forme de discrimination.
    Mais dans cette affaire j’aurai plutôt tendance à me ranger du côté des travailleurs sociaux. Lorsque l’on vit avec un enfant, nous lui transmettons au quotidien nos propres valeurs et répondons à ses questions avec nos propres convictions. Ainsi, je me demande ce que répondrai votre épouse à un enfant la questionnant sur la religion. Un enfant se trouve alors forcement impliqué puisque nous savons que toute religion impose une sorte de code de conduite et un mode de penser à respecter, je me demande d’ailleurs où se trouve cette liberté(de penser, de vivre) que vous revendiquez dans votre histoire? A mon sens, personne ne possède la légitimité d’imposer quoi que ce soit à quiconque et encore moins un personnage fictif. Je dis fictif car aucune preuve de l’existence d’un quelconque dieu n’a encore était apportée. Sinon comment expliquer tout ces drames que vivent les humains? La fatalité? Je ne crois pas.
    Je comprends alors que l’on puisse avoir quelques rétissences à confier un enfant à des personnes étant sous une “emprise” religieuse.
    Je trouve tout de même votre démarche courageuse et comprends l’aspect discriminatoire du licenciement.
    Restons libre de penser et d’agir!!!!
    Je suivrai avec attention la suite des évènements.

  19. christian Paturel indique :

    Bonjour Sandrine,

    Notre aventure comprend un deuxième article sur le présent blog intitulé : “histoire de remettre les montres à l’Eure”.
    Cet article répond à certains des points que vous soulevez.

    Vous constaterez que la haute hiérarchie du conseil général de l’Eure a totalement désapprouvé le comportement des travailleurs sociaux et annulé leurs décisions. A ce titre, le Directeur général des services, a présenté des excuses “pour le désagrément occasionné” et accordé une indemnisation pour le préjudice subi. Ce haut fonctionnaire a examiné le dossier et a relevé que mon épouse n’avait fait aucun prosélytisme à l’égard des enfants confiés et qu’elle était irréprochable au plan de l’affection et des soins donnés.
    Enfin, le procureur de la république a engagé une procédure pénale pour discriminaton religieuse à l’encontre des travailleurs sociaux impliqués.
    Visiblement ces autorités administratives et judiciaires ne partagent pas votre point de vue

    Vous pensez qu’une personne qui serait trop impliquée au plan religieux serait non qualifiée pour intervenir dans les métiers de l’enfance.
    Or, ce qui est important ce n’est pas l’implication religieuse de la personne, mais son comportement à l’égard des tiers. Le droit est très clair sur ce point.
    Quelques rappels tirés de notre Constitution :
    “Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes religieuses (…)”
    “Tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle deleurs vertus et de leurs talents”
    Voici pour les droits

    S’agissant des obligations, la Constitution, si elle respecte toutes les opinions, précise “pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi”
    Quant au statut de la fonction publique, il impose à tous les agents le respect des principes de neutralité et de laïcité, car la France est une République laïque.

    Dès lors, une chose est de répondre à un enfant sur une interrogation religieuse, une autre est de faire du prosélytisme. Confrontée à une telle situation, il est possible d’ expliquer le contenu des différentes croyances (y compris des athées) sans prendre position, sans dénigrer ou faire l’apologie d’un quelconque culte. Une telle approche ne peut que favoriser l’épanouissement de l’enfant, son ouverture sur le monde, son respect pour les diversités, son attachement à la tolérance… Valeurs qui sont peu respectées en France comme à l’étranger
    D’ailleurs, l’Etat Français envisage régulièrement des cours sur les religions. Initiative qui permettrait une meilleure compréhension entre les les différentes communautés et qui favoriserait la paix sociale.

    S’agissant de l’existence ou de la non existence de Dieu, je vous rejoins lorsque vous dites qu’il ne faut pas imposer ses croyances. Sur ce point, beaucoup de religions encourent d’immenses reproches et assument de lourdes responsabilités dans les nombreuses guerre qui jalonnent l’histoire de l’humanité.
    Maintenant vous ne pouvez nier que la création est une réalité : la nature, les humains… Les scientifiques ont prouvé que la vie ne peut procéder que de la vie. Que s’il y a création, il y a inévitablement un Créateur. Certains pour concilier cette évidence scientifique avec leur profond athéisme évoquent “une intelligence supérieure”, mais, au-delà de cette différence de terme, pourquoi ne pas parler de “Dieu”.
    Maintenant, vous avez toujours la possibilité de me prouver que la vie ne procède pas de la vie, qu’elle est sortie du néant, de l’inerte.

    En tout état de cause, au-delà de nos points de vue divergents, je tiens à vous remercier pour vous être intéressée à notre modeste aventure, avoir pris le temps d’exprimer avec franchise votre position.
    Encore merci
    Bien cordialement

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