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- article (37)
- 22.8.2010: Témoins de Jéhovah en France : entre reconnaissance et discrimination
- 23.6.2010: Ce « modèle » de société …. ? Nous n’en voulons pas !
- 11.6.2010: RECONNAISSANCE DES TEMOINS DE JEHOVAH
- 9.6.2010: LE RECORD DE L’EURE : Troisième épisode
- 15.3.2010: SALUT « JEANNOT »
- 27.2.2010: « CHARLOT » COMBATTANT DE LA LIBERTE
- 5.2.2010: A QUAND LE VACCIN… ANTI-SECTOPHOBIQUE ?
- 24.11.2009: A MOI LES ENFANTS DE LA VEUVE
- 18.11.2009: 2010 la crise de civilisation, les boucs emissaires
- 18.11.2009: L’opa franc-maçonnique sur l’Unadfi
Témoins de Jéhovah en France : entre reconnaissance et discrimination
22.8.2010 par admin.
« À terme, leur reconnaissance comme culte paraît inéluctable. Juridiquement, ils ont déjà gagné. » Telle est la conclusion de la sociologue des religions Nathalie Luca, publiée dans la presse nationale en 2001, à l’occasion d’un important rassemblement réunissant 160 000 témoins de Jéhovah dans trois grandes villes françaises. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Alors qu’ils sont officiellement reconnus dans la plupart des pays européens, leur statut légal reste polémique en France. Les uns se réfèrent à leur classification comme « secte » par des rapports parlementaires, tandis que les autres s’appuient sur la jurisprudence administrative pour leur accorder le statut d’« association cultuelle ». Qui fait autorité en la matière ? Que penser également des points polémiques : refus de la transfusion sanguine, isolement social, destruction des familles ? Relèvent-ils d’un trouble à l’ordre public ?
Pour répondre à ces questions, l’auteur s’est constitué une large documentation depuis une douzaine d’années : articles juridiques, coupures de presse, ouvrages sociologiques, rapports officiels, circulaires, jurisprudence nationale et européenne… Cet ouvrage offre une synthèse accompagnée d’une analyse critique et pertinente des divers arguments présentés par les principaux acteurs impliqués dans ce débat, avec toutes les références utiles pour vérifier ou approfondir sa réflexion.
Témoins de Jéhovah en France : entre reconnaissance et discrimination - Davy FORGET
* ILV Édition, août 2010
* Format : 140*225 mm, 295 pages
* ISBN : 978-2-35209-318-3
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Ce « modèle » de société …. ? Nous n’en voulons pas !
23.6.2010 par admin.
On n’a pas le droit d’humilier à ce point un homme
Je m’intéresse au football sur un plan strictement sportif, dénué de tout nationalisme aveugle, de tout chauvinisme étroit, de tout fanatisme destructeur. Cette façon d’aborder le sport me permet d’apprécier toutes les belles actions, les beaux mouvements collectifs, les buts qui sont de véritables prouesses techniques et qui enrichissent le livre d’or du football. Peu m’importe la nationalité du joueur qui marque, le drapeau de l’équipe gagnante. J’apprécie ainsi, avec beaucoup d’objectivité et…de plaisir le spectacle qui se déroule sous mes yeux.
Cette coupe du monde 2010 a été de toute évidence l’échec complet de l’équipe de France. L’opinion publique française est meurtrie, déçue, affligée. La communauté internationale est en état de choc et oscille entre l’indignation, la moquerie voire le fou-rire. Notons que cet investissement exclusif pour une compétition sportive révèle quelque part un manque évident d’idéaux, d’engagements plus nobles, de richesse intérieure, toutes qualités qui auraient permis de gérer avec élégance et de relativiser la défaite.
Il m’importe peu qu’il y ait eu des erreurs de stratégie, je me garderai bien de jouer les sélectionneurs. Sacha Guitry, à juste raison, a répondu à ses ennemis : « les critiques sont des eunuques, ils savent comment faire, mais ils ne peuvent le faire ». Il est vrai qu’actuellement les « yakas », les « falaitqu’on », les « onauraitdu » sont légion. Il ne m’appartient pas d’apprécier le comportement des joueurs de l’équipe de France, de nombreux autres s’en chargent avec tellement de hargne qu’il est inutile d’enrajouter.
Mon propos portera sur celui que la vindicte populaire désigne comme le « Grand Coupable » et qui est accusé de tous les maux qui frappent notre société, à savoir Raymond Domenech. Cet homme a certainement commis des fautes, des erreurs, des loupés… Qui n’en a jamais fait ? Certains soulignent son orgueil et son entêtement ! Difficile de satisfaire tout le monde dans un pays qui compte 65 millions de sélectionneurs. D’autres évoquent son indifférence, son mépris lors des soirs de défaite. Mais, ne serait-ce pas, tout simplement du détachement, une façon (peut-être maladroite) de relativiser l’évènement et de se protéger ? Les procès d’intention sont toujours dangereux (même s’ils sont économiques car dispensés d’avocat).
Et ceci m’amène au point qui me préoccupe le plus. Domenech est un humain qui, en toute sincérité, a fait quelque part fausse route et s’est mis à dos tout le monde (notamment les journalistes et les « consultants » des stations radio et des chaînes télévisées). Jamais un homme n’a atteint, grâce au travail de destruction des médias, un tel niveau d’impopularité. Ce record est tout simplement anormal car excessif eu égard à certains sinistres personnages qui ont jalonné notre histoire de France et pour lesquels les avis ont néanmoins été partagés. Je ne pense pas que Domenech soit mauvais à 100%.
Le drame c’est que la contestation tourne à la haine. La critique au vitriol devient de l’assassinat médiatique, professionnel et…humain. Je doute que tout être, dans ce monde, puisse supporter longtemps un tel stress, une telle pression, de telles attaques, une telle charge de méchanceté et d’acharnement. Le corps humain a ses limites. Que désire-t-on ? Un AVC ? Une crise cardiaque ?…
Marcel Pagnol a écrit : « Les coupables, il vaut mieux les choisir que les chercher ». C’est plus rapide et plus pratique !
Dans un autre domaine, Eleonor Roosevelt a exprimé la pensée suivante : « Personne n’a le droit de vous déprécier sans votre accord ».
Dans ce naufrage collectif, il ne faudrait pas centrer les responsabilités sur un seul individu. L’idolâtrie des supporters (suivie très souvent, en cas de revers, d’un bûcher) n’est jamais la voie de la sagesse et de l’équilibre. La France, comme l’ensemble du monde, se débat dans les problèmes sociaux, économiques, financiers, écologiques, budgétaires… Ne cherchons pas « Le Bouc émissaire » qui permettrait de déverser notre rancœur, notre insatisfaction, nos ambitions déçues et notre nationalisme humilié. Les difficultés actuelles relèvent d’une crise de civilisation. Leur résolution nécessiterait un virage à 180° et l’établissement d’une nouvelle échelle des valeurs, « vaste programme »…
Par ailleurs, bien avant cette péripétie footballistique, la « côte du Français » à l’étranger était loin, très loin d’être au Top des valeurs sûres… Cette triste réputation s’est construite au fil des décennies, avec l’active participation de plusieurs générations et non en quelques jours du fait d’un seul homme. Grosse responsabilité collective…
Aujourd’hui, la destruction d’un homme, et ce quelles que soient ses erreurs, relèverait aussi d’une responsabilité collective (« la criminalité des foules »).
Je pense qu’il est grand temps de se calmer, de retrouver ses esprits d’orienter les forces et les compétences vers l’avenir et le constructif. L’équipe de France, qui sera menée prochainement par Laurent Blanc, a besoin de tous ses vrais supporters (les amoureux du sport trait d’union entre les peuples), certes ils seront moins nombreux que les jours de victoire. Mais, faute de quantité, il y aura au moins la qualité…
En tout état de cause, ce « modèle de société » que d’aucuns tentent de nous imposer ne correspond nullement à mes idéaux, à ma conception des rapports humains.
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RECONNAISSANCE DES TEMOINS DE JEHOVAH
11.6.2010 par admin.
***RECONNAISSANCE DES TEMOINS DE JEHOVAH UN « KAF » KA DE JURISPRUDENCE
L’article du journal « Le monde », en date du 7 juin dernier, intitulé « Reconnaissance à la française des Témoins de Jéhovah », est intéressant à plus d’un titre. L’analyse qui est faite de la situation dans l’Hexagone est parfaitement exacte et réaliste. En tout état de cause, elle confirme :
1 Que les associations dites antisectes gangrènent littéralement le climat social et deviennent encombrantes pour l’Etat Français. L’image de la France « Pays des droits de l’Homme » est pour le moins assez ternie sur la scène internationale. Sur le plan intérieur, à chaque intervention des antisectes, une question surgit : qui est la nouvelle victime ? Sur quelle pratique va-t-on jeter l’anathème ? Les végétariens ? Les ramasseurs de champignons ? Les joueurs de pelote basque ?…
2 Que pour éviter toute attaque violente, toute critique virulente des antisectes, les politiques évacuent les problèmes et les questions qui fâchent vers le judiciaire qui, une nouvelle fois, fait office de « poubelle de la société » et récupère tout ce qui n’est pas géré en amont. Pourtant les antisectes ont obtenu le label « produit gouvernemental » (tous gouvernements confondus depuis les années… 80) et bénéficient à ce titre :
Qui d’une reconnaissance d’utilité publique accordée par décret en Conseil d’Etat
Qui de subventions publiques inscrites dans la loi de finances de l’Etat
Qui d’une participation aux commissions et structures les plus diverses
3 Que ce faisant, l’Etat Français n’assume pas ses responsabilités. Ressemble-t-il à l’apprenti sorcier qui ne maîtrise plus son outil ?
4 Que l’argument tiré de l’absence de « clients potentiels » qui interdirait l’intervention d’aumôniers Témoins de Jéhovah dans les maisons d’arrêts et les centrales prête à sourire et frise le ridicule. En toute logique, l’observateur est en droit de conclure :
Que les six autres religions mentionnées seraient autorisées en leur « qualité » (sic) de grosses pourvoyeuses de… « résidents pénitentiaires ». Productivité qui dénote tout de même un échec notable au niveau de l’enseignement religieux et surtout de la mise en pratique des préceptes moraux.
Que par voie de conséquence, et sur la base des mêmes critères, l’Eglise des Témoins de Jéhovah ferait effectivement office de « lanterne rouge », de « mauvais élève ». La qualité de l’enseignement spirituel donné explique, peut-être, l’absence de « vocations » chez ces fidèles pour les détentions à courtes, moyennes et longues durées. Dès lors, pourquoi le prosélytisme présente-t-il un danger ? Quelle expérience peut-on dégager au niveau de la population Témoins de Jéhovah ? La récidive, faute d’amendement durable, des personnes libérées est-elle préférable ?
5 Que la France qui est toujours, à ma connaissance, un Etat de Droit se doit d’appliquer directement le droit issu de la Constitution, de la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales… et des jurisprudences constantes du Conseil d’Etat et de la Cour européenne des droits de l’Homme, sans qu’il soit nécessaire de passer par la « case » justice pour éviter, comme au monopoli de tirer la carte « malchance ». Certes, la « déviation » Justice évite de finir dans « l’impasse » des associations antisectes, mais tout de même… !!!
Voici quelques suggestions pour éviter de telles contorsions :
1 En cette période de rigueur budgétaire, seules les dépenses ayant des retombées sociales positives doivent être reconduites. Ce n’est nullement le cas des subsides versés à l’Unadfi, au CCMM, à la Miviludes et autres consoeurs…
Abstraction faite de la violation manifeste des droits et libertés fondamentales, ces structures, en créant de toutes pièces et en alimentant des préjugés, suscitent divisions et déchirures au sein de la communauté nationale à une époque où les mots solidarité, fraternité, unité s’imposent avec force.
Dès lors, il doit être mis fin au financement public de ces structures :
Le droit sera rétabli
Les finances publiques s’en porteront mieux
La morale et le bon sens élémentaires retrouveront un sens
Pour mémoire, les contrepouvoirs aux antisectes (CAP pour ne citer que cette association loi 1901) ne bénéficient pas des largesses de l’Etat. Pourtant leur raison d’être ne saurait être contestée face à ces structures de combat.
2 Autre suggestion : retirer la reconnaissance d’utilité publique accordée dans un moment d’égarement à l’Unadfi. Comment en effet, une association :
Qui refuse la diversité, le pluralisme, signes de la grande vitalité d’un peuple et du haut niveau de liberté d’un Pays,
Qui trouble la paix sociale et remet en cause des libertés fondamentales : liberté de pensée, de conscience, de culte, de réunion, de choisir ses traitements thérapeutiques….
peut-elle prétendre œuvrer dans l’intérêt général et défendre une juste cause !
L’opinion publique a profondément évolué au cours de cette dernière décennie. La situation est propice, le dossier est mûr pour prendre de telles décisions au niveau national.
Ce pas pourrait être facilement et rapidement franchi….. L’Etat souhaitant s’en rapporter à la sagesse des Juges, pourquoi ne pas solliciter du Gouvernement les mesures évoquées ci-dessus. Un refus de ce dernier, même résultant du silence gardé pendant deux mois, pourrait être déféré au Conseil d’Etat dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir (ou recours en annulation). Ce refus implicite annulé, l’Etat se devrait d’exécuter l’arrêt rendu et de prendre les décisions idoines.
Cette piste mériterait d’être étudiée… N’est-il pas ?
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LE RECORD DE L’EURE : Troisième épisode
9.6.2010 par admin.
J’ai évoqué sur le présent blog, dans deux articles, l’affaire de mon épouse :
-« 1er épisode : Un décalage d’Eure au niveau de…la liberté religieuse »
- « Histoire de mettre les montres à l’Eure (deuxième épisode) »
Cette affaire connait un nouveau rebondissement.
Pour faciliter le suivi de ce feuilleton, je résume les grandes lignes de ce dossier de discrimination (pour les détails pittoresques et les précisions juridiques, se reporter aux deux textes ci-dessus évoqués)
RESUME
Une chanson de Jacques Brel s’intitule « la valse à mille temps ». Mon affaire s’apparente plutôt à un tango (pas en avant, pas en arrière) qui, je l’espère, sera moins que cette célèbre valse. Reprenons néanmoins ce découpage en « temps » :
Premier temps (2006-2007)
Mon épouse travaillait, depuis plusieurs années, comme assistante familiale pour deux conseils généraux : les départements de l’Eure et de l’Eure et Loir.
En juin 2006, le conseil général de l’Eure découvre avec épouvante son « appartenance au mouvement des Témoins de Jéhovah » et lui retire brutalement les deux enfants qui lui étaient confiés. Précisons que le département de l’Eure et Loir connaissait cet engagement cultuel auquel il n’attachait aucune importance compte tenu des excellents résultats et du professionnalisme de son agent.
Après une longue période de léthargie, le conseil général de l’Eure s’oriente en mars 2007 vers le licenciement de mon épouse. Cette dernière demande à consulter son dossier personnel comme le statut de la fonction publique le prévoit. Elle découvre alors qu’elle est « fichée » comme « Témoin de Jéhovah ». Mention agrémentée de graves erreurs et de préjugés indignes d’une Administration publique qui se doit de respecter le principe de neutralité et qui dénotent, par ailleurs, une profonde ignorance de cette religion chrétienne.
Cette affaire est portée par mon épouse à la connaissance :
- Du tribunal administratif de Rouen (pour l’annulation du licenciement),
- De la HALDE (pour la discrimination)
- De la CNIL (loi informatique et libertés pour le « fichage » illégal)
- Du Procureur de la République (pour l’infraction pénale de discrimination).
La CNIL intervient immédiatement et procède à un contrôle sur place. Elle relève la complète illégalité dans la tenue du dossier de l’intéressée. Qui plus est, des sondages lui révèlent que les dossiers individuels de tous les agents ne respectent pas la loi (dixit un responsable départemental). Le conseil général de l’Eure se voit contraint de « retraiter » … 3500 dossiers d’agents publics et de faire intervenir un audit externe pour « légaliser » ses procédures internes.
La HALDE interroge de son côté le conseil général de l’Eure.
Le Procureur de la République a du certainement prendre contact avec le président du conseil général (procédure habituelle lorsqu’il s’agit d’une « sale affaire » pour des administrations fautives).
Une vive inquiétude s’ensuit au sein du conseil général de l’Eure qui effectue très vite une retraite dite « stratégique » (style Trafalgar, Waterloo ou juin 40).
Le conseil général prend alors les mesures suivantes :
Retrait du dossier individuel de l’agent de toutes les mentions illégales et discriminatoires notamment celles touchant à l’appartenance religieuse,
Réintégration de l’agent au sein des services de l’aide sociale à l’enfance,
Versement des salaires non perçus depuis le licenciement illégal.
Le DGS (directeur général des services) adresse un courrier exprimant son mea culpa : « Sachez que je regrette les désagréments occasionnés par cette irrégularité et que je souhaite renouer avec vous des relations de travail agréables et dépourvues de contentieux ».
La signature d’une transaction confirmera toutes les mesures prises par cette collectivité locale.
« Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes » me direz-vous ?
Nous sommes alors le 6 novembre 2007.
Deuxième temps (février-août 2008)
Comme indiqué précédemment, la HALDE et le Procureur de la République près du tribunal de grande instance d’Evreux avaient été saisis sur l’aspect pénal de cette affaire, à savoir : la discrimination commise par des responsables du conseil général en tant que personne physiques.
Aux fins d’une « bonne administration de la justice », le Procureur de la République, à la demande de la HALDE, se retire et la laisse instruire le dossier pénal. D’une part les parquets sont suffisamment surchargés compte tenu du manque d’effectifs, d’autre part la HALDE a été créée pour traiter les affaires de discrimination. Le parquet adresse son dossier pénal à la HALDE et traduit ce transfert par une décision toute provisoire et purement technique de « classement sans suite ». Il est entendu que si la HALDE, au terme de ses investigations, relève une discrimination elle saisira le Parquet d’Evreux en vue de poursuites et de citations devant le tribunal correctionnel.
Cette décision de classement sans suite intervient le 20 novembre 2007, soit …14 jours après la signature par le président du conseil général de l’Eure de la transaction ci-dessus évoquée. Qu’à cela ne tienne !
Le conseil général interprète très mal la décision du Procureur de la République et y voit l’absolution complète de ses dérives, illégalités et discriminations. Erreur et fâcheuse illusion! Toujours est-il que malgré toutes les belles promesses, les actes de contrition et l’engagement contractuel résultant de la transaction, le conseil général de l’Eure se lance dans une nouvelle procédure afin de se séparer de mon épouse.
La procédure de licenciement, après mûre réflexion (comment faire pour « habiller » cette décision ?) est amorcée dès janvier 2008 et s’achève le… 8 août 2008 par une lettre de rupture qui exprime le profond embarras du conseil général. La raison invoquée est pour le moins comique, caractéristique qui ne lui ôte nullement ses côtés hypocrite, illégal et machiavélique. En un mot, il n’y aurait plus… d’enfants en danger, en souffrance… à placer ! Mais si ! Ainsi, en notre période de crise où nous voyons partout se multiplier les situations de détresse et de misère, les services sociaux de l’Eure seraient condamnés, faute de travail, à mettre la clef sous la porte et à débaucher… L’Eure serait-il une oasis de bonheur à l’abri de la crise sociale, de la tempête économique ?
Ce nouveau licenciement a été contesté devant le tribunal administratif de Rouen et alimente l’instruction diligentée par la HALDE.
Troisième temps (avril 2010)
Le 2 avril 2010, le tribunal administratif de Rouen a prononcé l’annulation pour illégalité du licenciement de mon épouse. Le conseil général de l’Eure est une nouvelle fois censuré, cette fois-ci pour n’avoir pas motivé sa décision comme la loi l’exige. L’Eure pensait certainement être dispensé de cette formalité légale (loi de 1979) destinée à éviter l’arbitraire.
Ce jugement a été adressé à la HALDE qui poursuit toujours l’instruction de ce dossier. En tout état de cause, le Procureur de la République peut en reprendre l’examen jusqu’au 20 novembre 2010 (le délai de prescription est de 3 ans pour les délits).
Je rappelle que :
mon épouse n’a jamais fait de prosélytisme auprès des enfants confiés par le service de l’aide sociale à l’enfance Elle a, en toutes circonstances, respecté les principes de laïcité et de neutralité qui s’imposent aux Administrations et aux agents publics ainsi que l’autorité parentale (l’instruction religieuse relève des seuls parents, même si leurs enfants ont été confiés aux services sociaux)
aucun grief tiré du manque de professionnalisme n’a pu lui être reproché. Le dernier licenciement est hypocritement qualifié de « licenciement sans faute » et serait du à « l’absence d’enfants à garder » (sic), justificatif que le conseil général n’a jamais pu justifier malgré la demande expresse du juge administratif.
le conseil général de l’Eure, outre son manque d’élégance, de transparence et de tolérance a violé les textes suivants :
- Articles 1 et 2 de la Constitution du 4 octobre 1958,
- Articles 9 et 14 de la convention européenne des droits de l’Homme et des Libertés fondamentales,
- Déclaration des droits de l’Homme de 1789 (libertés religieuse, liberté de conscience, liberté de pensée, égalité devant la loi)
- Code pénal et code du travail interdisant toute discrimination
Pardonnez du peu…
Quatrième temps
A ce jour, soit plus de deux mois après le jugement du tribunal administratif, le conseil général de l’Eure ne s’est toujours pas manifesté. Le jugement a pourtant « ordonné la réintégration de mon épouse au sein du personnel départemental » !!!!!
Quand je pense que les pouvoirs publics mentionnent au titre des « dix indices permettant de supposer l’éventuelle réalité de soupçons conduisant à qualifier de secte un mouvement » :
« L’importance des démêlées judiciaires »
« Troubles à l’ordre public » (voir ci-dessus l’ensemble des textes violés + le refus d’exécuter un jugement). En temps utile j’utiliserai la procédure d’exécution forcée instituée par la loi.
« La rupture induite avec l’environnement d’origine » (mon épouse n’a pas retrouvé d’emploi en qualité d’assistante familiale).
« Les atteintes à l’intégrité physique ». (Cette lamentable affaire n’a pas été sans conséquence sur la santé de mon épouse).
S’agissant de la collectivité locale de l’Eure, membre à part entière de la « démocratie locale », quatre indices sur les dix prévus sont réunis ! Faut-il mettre la Miviludes sur cette affaire ? Alerter les services du Premier ministre ? Lâcher l’ADFI locale ? Solliciter la mise en place d’une énième commission parlementaire ?
France, tes libertés foutent le camp ! « Ils sont devenus fous » !
Attendons maintenant les conclusions de la HALDE.
Affaire à suivre…Promis, je vous tiendrai informés.
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SALUT « JEANNOT »
15.3.2010 par admin.
Jean FERRAT vient de nous quitter. Tous s’accordent, y compris ses nombreux censeurs qui ont tenté de nuire à sa carrière, à souligner les immenses qualités de cet « écrivain-parolier », « chanteur-interprète », « musicien-compositeur ». A travers ses nombreuses chansons, Jean FERRAT a toujours fait passer des messages puissants qui exprimaient un engagement sans faille, sans concession et qui étaient très souvent « décalés » par rapport au niveau de conscience de la société (« le poète a toujours raison »…).
Je reste un auditeur fidèle de ses compositions : « La Montagne », « Nuit et brouillard » (dans laquelle le nom de « Jéhovah » est prononcé), « La Paix sur Terre », « Nul ne guérit de son enfance », « Les Jeunes imbéciles », « Tu aurais pu vivre » (en souvenir de son épouse), « Bicentenaire »… Mais, là n’est pas mon propos.
Je voudrais relater une anecdote qui s’est déroulée en 1994. De 1989 à 1995, à l’époque où le service militaire était obligatoire, j’ai été amené à défendre la liberté de conscience de mes coreligionnaires devant les tribunaux correctionnels des affaires militaires. J’ai assuré la défense d’environ 3000 jeunes Témoins de Jéhovah. Quel rapport, me direz-vous, y-a-t-il entre cette expression de la liberté religieuse et Jean FERRAT dont l’athéisme était notoire ? Précisément !
En 1994, j’ai rencontré Jean FERRAT et lui ai fait part de ces combats judiciaires. Je lui ai expliqué que les jeunes Témoins de Jéhovah, qui refusaient le service civil, étaient condamnés à un an de prison ferme. Il m’a écouté poliment et m’a précisé que la religion n’était pas précisément un sujet qui… le passionnait. Il m’a néanmoins demandé de lui préparer un dossier et « qu’il verrait ». J’ai adressé cette documentation, et j’ai reçu huit jours plus tard la réponse suivante :
Par cet écrit, Jean FERRAT proposait d’apporter son soutien au dossier dit des « objecteurs de conscience » (au sens large du terme). Il mettait au service de cette cause son nom, sa notoriété, son tissu relationnel… Cette aide n’a pas été nécessaire. En effet, deux mois plus tard, à la suite d’un rapprochement avec l’Eglise chrétienne des Témoins de Jéhovah, le très libéral François Léotard, alors ministre de la Défense, aménageait par voie de circulaire le régime de l’objection de conscience permettant ainsi aux jeunes chrétiens de cette confession, qui constituaient le plus gros du contingent, d’adopter un service civil.
Jean FERRAT ne partageait nullement ces convictions religieuses et pourtant, se dégageant de tout préjugé, de tout dogmatisme, de tout intégrisme politique, il était prêt à s’engager une nouvelle fois dans un combat pour la Liberté. Il faisait sienne la citation de Voltaire :
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites,
Mais je me battrai jusqu’à la mort
Pour que vous ayez le droit de le dire »
Jean FERRAT, dont le père juif avait été déporté et assassiné dans les camps de concentration nazis, s’est-il souvenu que les Témoins de Jéhovah avaient été les compagnons d’infortune de son père ? Je l’ignore. Si c’est le cas, ce « devoir de souvenir » est aussi à son honneur car nos responsables politiques semblent oublier le tribut payé par les Témoins de Jéhovah au cours de la deuxième guerre mondiale, oubli qui pourrait s’apparenter à une forme de révisionnisme…
Je tenais à ressortir de mon petit jardin secret cette anecdote qui m’a permis de découvrir, à côté du grand chanteur qu’était Jean FERRAT, un homme épris de liberté, prêt à aider son prochain, tolérant, athée mais respectueux des convictions religieuses d’autrui.
Au revoir « Jeannot ».
Christian Paturel
Ardéchois d’adoption, comme toi
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« CHARLOT » COMBATTANT DE LA LIBERTE
27.2.2010 par admin.
« Charlot » ! Il y a une cinquantaine d’années ce nom évoquait une célébrité et de nombreux chefs-d’œuvre cinématographiques. Aujourd’hui, si pour les enfants le nom reste associé au rire, il a pris une connotation méprisante et signifie, selon la définition du dictionnaire : « Homme qui manque de sérieux ou de compétence, sur qui on ne peut compter ». C’est dommage et injuste pour le personnage. Surtout, c’est totalement erroné.
Revisitons l’Histoire avec Charlot et son génial créateur Charlie Chaplin. Ce petit personnage cinématographique était un curieux mélange de vagabond et de gentleman. Il était inadapté à son époque et révolté contre une société déshumanisée où règne l’injustice et parfois la méchanceté et la bêtise. Dans les combats menés contre les totalitarismes de tout genre (nazisme, fascisme, maccarthisme), Charlie Chaplin et Charlot ont fini par se confondre, l’auteur et le personnage n’ont fait qu’un, la fiction a rejoint la réalité.
Si Charlie Chaplin revenait à notre époque, les sujets d’inspiration ne lui manqueraient pas. Les « remake » des films suivants seraient couronnés de succès :
La pauvreté et la misère s’étalent désormais au grand jour et n’épargnent personne. Seuls quelques privilégiés, dont le nombre a plutôt tendance à se réduire, échappent à cette paupérisation. Même nos sociétés occidentales qualifiées il n’y a pas encore si longtemps de « riches » sont ébranlées par ce fléau.
Compte tenu de la crise actuelle, tout le monde peut être frappé et perdre des années, des décennies, voire toute une vie de travail. En 2010, un million de chômeurs français seront en fin de droit. Que deviendront-ils ? Les usines ferment et/ou se délocalisent. Des sociétés qui affichent pourtant des bénéfices vertigineux jettent sur le pavé toute une armée de salariés au nom du sacrosaint principe de rentabilité et du dieu argent. Toutes ces sociétés procèdent sans état d’âme, sans se soucier des drames humains et familiaux engendrés par leurs décisions. Nos sociétés dites « humanistes » (doux euphémisme), sont dominées par l’exploitation sauvage des hommes, le pillage et le gaspillage des richesses naturelles, la destruction de l’environnement. Les mots et expressions « épanouissement personnel », « solidarité », « bonheur » ont été remplacés par ceux de « ratios », « plus-values », « profits », « économies d’échelle », « bonus »…
Le dernier rapport de Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République, rendu public le 23 février 2010, déplore une situation française pour le moins affligeante et inquiétante :
« Notre société est fracturée mais jamais cette réalité n’a été aussi aiguë (…) ». Le Médiateur perçoit un sentiment d’injustice « mêlant angoisse et rancoeur, prêt à se déverser dans les pires exutoires (…) L’impact de la crise est venu aggraver la situation, accroissant le contraste entre la richesse collective de la France et la situation des moins favorisés (…) Jamais le risque de basculer dans la précarité n’a semblé si grand à autant de concitoyens (…) Face à cette détresse, l’efficacité des politiques de solidarité décline, au point même d’infliger des blessures supplémentaires (…) »
Les cités des grandes villes et de leurs banlieues, qui n’ont jamais été des « cités de la joie », sont devenues des mouroirs au sein desquels la nouvelle génération a perdu toute illusion, tout espoir, tout idéal. L’environnement urbain, le cadre de vie sont devenus intenables pour les enfants, les ados et les jeunes. L’écart entre riches et pauvres a depuis longtemps dépassé le seuil de l’indécence.
Oui vraiment, le génie de Charlie Chaplin, pourrait sans difficulté produire une nouvelle version du Kid. La matière première ne manquerait pas.
Sans évoquer la situation scandaleuse qui prévaut dans certains États où les enfants travaillent et effectuent des tâches harassantes inadaptées à leur constitution physique et à leur âge et où le travail s’apparente, d’une façon générale, à de l’esclavage pur et simple, partout les conditions de travail se sont dégradées et engendrent fatigue, stress, dépression nerveuse, mort prématurée, voire…suicide. La menace du chômage est devenue une arme efficace de chantage pour obtenir des salariés l’acceptation de cadences inhumaines, la soumission aux obligations et ordres les plus insolites, la capitulation devant des exigences qui, quelques années auparavant, n’auraient pas osées être simplement évoquées et qui portent atteinte à la dignité humaine.
Comparativement, la difficulté du travail à la chaîne décrite dans « Les Temps modernes », si elle était prémonitoire, est aujourd’hui largement dépassée, voire désuète.
« Hynkel » (Hitler) et « Napoleoni » (Mussolini) ont fait de nombreux émules si l’on décompte le nombre d’Etats totalitaires dans le monde. Ces derniers sont largement majoritaires au sein de l’ONU où siègent d’ailleurs des monarchies absolues (le Vatican).
A propos de l’œuvre de Chaplin, certains observateurs considèrent que ce film est d’une telle « clairvoyance que l’on pourrait penser qu’il a été réalisé après la Shoah ».
Je me suis abandonné au rêve et j’ai tenté (je n’ai pas son génie) d’imaginer ce qu’aujourd’hui Charlie Chaplin pourrait faire ainsi que les difficultés auxquelles il se heurterait pour réaliser et assurer la diffusion de ses créations.
- Une nouvelle version du Kid décrivant l’injustice sociale et la misère obtiendrait difficilement les financements nécessaires. Il est de notoriété que le monde est dominé par quelques grands groupes industriels et financiers dont la puissance porte ombrage aux États. On conçoit difficilement que ces colosses économiques puissent apporter leur appui à un film qui dénoncerait les dégâts et nuisances (sociaux, écologiques, humains…) provoqués par des politiques animées par le profit et la cupidité.
- Le remake Les Temps modernes rencontrerait les mêmes obstacles dressés par les mêmes puissances.
Charlie Chaplin serait, de toute évidence, amené à évoquer le dilemme suivant :
- La société actuelle, tous régimes politiques confondus (Etats-Unis, Chine, Russie, Union européenne…), est basée sur le cycle : exploitation des richesses de la terre/production de biens et services/ consommation. La poursuite de ce cycle va conduire à un drame écologique qui pose, à très court terme, la question de la survie de l’humanité. Pardonnez du peu…
- Que faire ? Privilégier l’écologique sur l’économique ? Ce serait déclencher une crise sans pareille engendrant un chômage mondial massif, des émeutes, des guerres civiles, des conflits internationaux.
- Bref, « entre la peste et le choléra », le choix est difficile. Il explique la navigation à « la corne de brume » des gouvernements qui gèrent au jour le jour en évitant d’évoquer ce que sera demain. On ne sait plus où l’on est et on ne sait pas où l’on va. Partant de cette constatation, le « plan de route » risque d’être chaotique…
L’évocation de ce qui est à proprement parler une véritable impasse conduit inévitablement à remettre en cause l’ensemble des fondements de la société : mode de vie, système économique et bancaire, but de la vie (acquérir des biens matériels ? s’enrichir ? produire ?…)… et à s’intéresser aux « autres solutions » prônées actuellement par des minorités spirituelles qui préfèrent conjuguer le verbe « être » plutôt que le verbe « avoir » (personnellement, mes motivations, mon mode de vie, mon espoir… reposent sur la Bible et une croyance fondée sur la raison).
Ces « autres solutions » sont violemment combattues par ce qu’il convient d’appeler « la Pensée unique ». Cette dernière est une véritable nébuleuse qui rassemble des éléments hétéroclites (religieux, politiques, financiers, idéologiques…) dont le commun dénominateur est un attachement au « système de choses » actuel et le refus de tout changement (il est vrai que compte tenu de l’échec total du présent système, le « virage » (sic) risque d’être à 180°…). Cette force conservatrice possède les moyens, les armes et les alliés utiles pour combattre toute contestation qui remettrait en cause son modèle de société.
Charlie Chaplin, qui ne faisait pas les choses à moitié, se heurterait à une redoutable opposition. Il ne tarderait pas à être accusé d’appartenir à une secte honnie, ou d’être traité de « mondialiste », « d’écologiste d’extrême gauche »… Sur ce plan, de nombreux chercheurs qui ont étudié avec sérieux les NMR (Nouveaux Mouvements Religieux) peuvent évoquer leur propre expérience. Les sectophobes les ont accusés d’être sympathisants des Témoins de Jéhovah, des scientologues… Le but évident est de les discréditer auprès des autorités étatiques et de l’opinion publique.
Charlie Chaplin pourrait éventuellement créer son propre studio et produire ses films. De grands succès (« Les dieux sont tombés sur la tête ») ont été réalisés avec de micro-budgets. Mais, les circuits de distribution resteraient un obstacle insurmontable. Il est très difficile dans notre système de choses, même au sein de nos démocraties dites libérales, de produire des œuvres qui dérangent, incommodent, contrarient la pensée dominante, qu’il s’agisse de livres (j’en sais quelque chose…), d’articles, de films, d’émissions télévisées ou radiophoniques… (reste, fort heureusement, internet).
Mais me direz-vous, Charlie Chaplin, compte tenu des rudes attaques qu’il a essuyées, possède une véritable cuirasse qui lui permettra de tenir ferme. C’est exact ! Rappelons à cette occasion que ses ennemis (notamment les nazis, les maccarthistes) l’ont accusé d’être Juif (ce qui n’était pas le cas mais, l’aurait-il été, je ne vois vraiment pas où se situait le problème !). Chaplin a toujours refusé de réfuter ces affirmations et de dénier toute appartenance juive, ce serait disait-il « faire directement le jeu des antisémites » et considérer qu’il s’agissait d’une offense. La Pensée unique, nous l’avons évoqué précédemment, utilise le même procédé à l’égard de journalistes, d’historiens des religions, de sociologues, de juristes… qui n’épousent pas leurs thèses extrémistes et indéfendables. Malheureusement, le procédé fonctionne. Certains individus, voire certaines associations, par crainte, se défendent farouchement de toute adhésion ou sympathie à l’égard de telle Eglise minoritaire, de tel groupe ou de telle organisation qualifiés discrétionnairement par une poignée d’illuminés de secte ou de sectaire. Attitude regrettable « qui fait directement le jeu » des sectophobes.
- Qu’en serait-il d’une suite Du Dictateur ?
Quand je pense que ce film, en 1940, s’est heurté à l’opposition de très nombreux politiciens des démocraties libérales ! A l’époque, il ne fallait surtout pas fâcher Hitler. Deux leçons à tirer de ce précédent.
La première : Charlot l’artiste, le clown, le vagabond a donné une leçon de courage, de sens politique aux…politiques. Ces derniers n’ont pas perçu où se trouvait leur devoir. « L’amateur » est venu défendre la liberté en raison de l’immobilisme des « professionnels » de la politique dont la seule action a consisté à multiplier les critiques et les obstructions dès le début du tournage du film. Comment ne pas penser à cette boutade : « L’Arche de Noé a été construite par un amateur et le Titanic par des professionnels ».
La seconde : l’opinion dominante n’est pas une garantie d’infaillibilité. Les minorités ont toujours contribué aux progrès de l’humanité. Il existe, par-dessus la législation des Etats, un « droit naturel » qui existe de lui-même, en dehors de toute intervention humaine et qui s’impose à tous. Ce droit naturel est le fondement du droit international et s’exprime dans la déclaration universelle des droits de l’Homme, la convention européenne des droits de l’Homme… Les apôtres, dès le 1er siècle, ont invoqué la loi de Dieu pour s’affranchir de lois humaines contraires. Le général Leclerc a considéré « qu’il ne fallait pas être prisonnier des ordres pour les grandes certitudes » à une époque (1940) où la majeure partie de l’armée française considérait que « les ordres » résultaient de l’armistice signé entre le régime nazi et le gouvernement de Vichy.
Sur ce, Charlie Chaplin, dans son « remake », pourrait « négliger » les dictatures classiques, celles qui martyrisent les peuples (arrestations arbitraires, tortures, assassinats, camps de concentration…liste non exhaustive, l’imagination humaine est très fertile en ce domaine) ; qui établissent un pouvoir absolu en s’appuyant sur l’armée, la police, la maîtrise complète des médias ; qui sont au service exclusif d’une idéologie totalitaire et qui prônent le culte du chef (Mussolini, Hitler, Staline…) et porter son attention sur certaines démocraties dites libérales. Ce faisant, il ferait d’une pierre deux coups. Il dénoncerait d’une part une forme insidieuse de dictature sur les esprits et d’autre part l’hypocrisie de dirigeants qui se réfèrent continuellement aux droits de l’Homme et aux libertés fondamentales.
En effet, certaines démocraties occidentales, sans répondre à la description de la dictature absolue du nazisme, du fascisme, du stalinisme, du maoïsme… se livrent néanmoins à de la propagande pure qualifiée pudiquement de « communication politique » ou de « relations publiques ». Mais, si l’étiquette et le contenant semblent au premier abord satisfaisants et respectables, qu’en est-il du contenu ? En ce domaine, certaines démocraties dites libérales sont loin d’être des exemples de transparence, d’honnêteté, de loyauté.
Charlie Chaplin, avec son sens aigu de l’observation, son humour parfois décapant, sa sensibilité, son sens de la justice, pourrait fort bien appuyer là où ça fait mal. Son génie pourrait devenir très, très, très gênant. Des gouvernements, aux fins de conserver le pouvoir (ce désirable « hochet » pour beaucoup d’hommes et… de femmes), sans utiliser la force (autrement ce serait une dictature) emploient, selon un dosage variable pour rester dans des limites acceptables, les procédés de propagande utilisés par les dictateurs, à savoir :
- Manipulation de l’opinion publique (sondages et statistiques faussés)
- Falsification des images et reportages (retouches sur les photos, tronçonnage des films)
- Mainmise sur les médias et censure de l’information, émissions non respectueuses du contradictoire…
- Campagnes d’intoxication et de diabolisation (les campagnes et rapports anti-sectes)
- Informations tendancieuses, partiales, voire tronquées… (déformation, amplification des faits quand ce n’est pas un mensonge à 24 carats)
Rappelons que la propagande désigne selon Wikipédia « un ensemble d’actions psychologiques effectuées par une institution ou une organisation déterminant la perception des évènements, des personnes ou des enjeux, de façon à endoctriner ou embrigader une population et la faire agir et penser d’une certaine manière ».
Dans ce cadre, Charlie Chaplin n’épargnerait certainement pas la France. Le duo Unadfi-Miviludes ne serait pas sans lui rappeler ses déboires durant la « chasse aux sorcières » qui a ravagé l’Amérique entre 1938 et 1960. Les Témoins de Jéhovah dès 1940 sont alors victimes de véritables crimes et délits, d’un « déchaînement de violence à l’échelle nationale ». Les foules dirigées par des membres des principales Eglises, des nationalistes et des délinquants de droit commun… font la loi. La Constitution américaine, les amendements, l’institution judiciaire sont allégrement violés. Eleanor Roosevelt (femme du président Franklin Roosevelt) et Francis Biddle, substitut du ministre de la Justice des Etats-Unis doivent intervenir pour calmer cette folie collective. Les persécutions et voies de fait se sont néanmoins poursuivies. Entre 1940 et 1944, les Témoins de Jéhovah sont victimes de plus de 2 500 cas d’agressions violentes.
Puis, entre 1950 et 1954, sous la direction de commissions parlementaires, d’organes étatiques comme le FBI et du sénateur Mac Carthy, un climat de paranoïa est instauré. Il s’agit à l’époque d’éliminer les communistes. La guerre froide entre les Etats-Unis et l’URSS avait débuté en 1947. Des milliers de fonctionnaires (simplement suspects de sympathie communiste, d’appartenance à une organisation dite « subversive » ou d’homosexualité) perdent leur emploi. On se dénonce, on se calomnie pour se protéger. La délation, le mensonge, l’illégalité (violation de la Constitution et de plusieurs amendements), l’arbitraire, la folie collective régnent en maîtres, preuve que la Liberté est une valeur fragile qu’il faut protéger. Même Shirley Temple, une enfant âgée de 8 ans, est accusée de « subversion » pour avoir signé une carte de vœux dans un quotidien communiste français. « L’Humanité » fait vraiment défaut… Une « liste noire » du cinéma est établie. Des acteurs et des cinéastes comme Walt Disney (après Blanche Neige et les 7 nains la chasse aux sorcières ?), Elia Kaza… s’associent à cette campagne en désignant des confrères « susceptibles d’entretenir des sympathies communistes ». Une liste noire, ça ne vous rappelle rien ? En France, une liste des organisations dites sectaires a été dressée en 1995. Un « remake » de cette liste n’est-elle pas envisagée ? N’a-t-elle d’ailleurs pas été mise en place de façon discrète ? Hypocrite et illégale seraient les termes plus exacts ?
Terminons sur une note positive
L’Histoire finit toujours, même si ça prend parfois du temps, par justifier les combattants de la Liberté :
- Le sénateur Mac Carthy a, de 1950 à 1954, abusé toute la classe politique américaine. Cette dernière, tout comme en 1940 avec le film « Le Dictateur », n’a pas été à la hauteur des responsabilités et de la confiance que le peuple lui avait confiées et s’est… égarée en abandonnant la route de l’honneur, du courage, de la justice et du droit. Elle a aveuglément suivi, sans aucune réflexion, l’entreprise folle de ce sénateur. La vérité finit par éclater au grand jour et révèle la personnalité de Mac Carthy : « un politicien roublard, démagogue, prêt à tout et capable de mentir, d’affabuler pour accroître sa notoriété, arrogant, bafouant les lois et la Constitution, n’hésitant pas à corrompre les témoins, accusant sans aucune preuve ». En 1954, il sera totalement désavoué par l’opinion politique américaine et la classe politique. Il sombrera dans l’alcoolisme et mourra, en 1957, dans l’indifférence générale. Pour reprendre la formule de l’historien André Kaspi : « Oublié comme on oublie un cauchemar ».
- Dans le camp des résistants, des cinéastes vont réagir à leur façon :
_ Fred Zinnemann, qui a fui le nazisme, produit en 1952 High Noon (Le Train sifflera trois fois ) pour fustiger la lâcheté de toute ville qui abandonne son représentant de la loi, seul face à quatre tueurs. De ce western est née l’expression américaine : « to be high noon » (on doit affronter seul un danger).
- Le dramaturge Arthur Miller réalise en 1953 Les Sorcières de Salem . Cette pièce de théâtre fait référence à la vague d’intolérance qui affligea, au 17è siècle, le Massachusetts. Le parallèle avec la folie collective, le délire de la période du maccarthysme était évident.
- Berthold Brecht, lors de son audition devant la commission parlementaire, réussit un admirable numéro de diversion et « d’embrouille » en contestant systématiquement la traduction qui est faite de ses déclarations.
- Quant à Charlie Chaplin, il quitte en 1952 l’Amérique en raison de prétendues opinions de gauche qu’il a toujours niées, se considérant comme citoyen du monde .
- En 1957 il réalise le film Un Roi à New-York qui ridiculise la « chasse aux sorcières » américaine.
Il ne revient aux Etats-Unis qu’en 1972, sur invitation, pour se faire remettre un oscar d’Honneur de l’Académie Award. Il reçoit alors du public américain une ovation qui n’a jamais été égalée par sa durée (plus de 5 minutes !).
Il laisse l’image et le souvenir d’un homme qui savait faire des choses sérieuses sans se prendre au sérieux. Qui a su : faire rire les enfants et les grands, alerter l’opinion sur le danger de certaines idéologies criminelles, d’organisations et de mouvements totalitaires, qui a irrité les liberticides et tyrans toutes catégories confondues et… qui a su se faire aimer du public. Il est vrai que les messages (très souvent muets) de Charlot s’adressaient à tout le monde, il était compris par tous. Ce langage est universel et n’a pas besoin d’être traduit. Charlie Chaplin était citoyen du monde ….
« Compte tenu des inévitables parallèles pouvant être faits avec notre époque, toute ressemblance avec des personnages contemporains ou des situations existantes, ne serait pas forcément fortuite ni due au hasard »
Je remercie toute l’équipe de CAP-LC, notamment Maryse, Thierry et Paul pour l’aide apportée dans la rédaction de cet article.
“Qu’un ami véritable est une douce chose !
Il cherche vos besoins au fond de votre cœur
Il vous épargne la pudeur
De les lui découvrir vous-même
(Jean de La Fontaine : “Les deux Amis”)
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A QUAND LE VACCIN… ANTI-SECTOPHOBIQUE ?
5.2.2010 par admin.
La grippe A qui avait été annoncée n’a finalement pas pris, il s’en faut, les allures d’une pandémie mondiale équivalente à la grippe espagnole de l’après première guerre mondiale. L’alerte avait été donnée par les « experts » des grands laboratoires pharmaceutiques, pardon…de l’OMS. Pardonnez-moi ce lapsus révélateur de la confusion d’intérêts qui se dégage des rapports qu’entretiennent certains scientifiques de renommée internationale qui font une mi-temps côté OMS et l’autre mi-temps dans le camp des trusts pharmaceutiques.
Mais, revenons sur l’absence du fléau sanitaire annoncé. Qui s’en plaindrait ? Personne je pense.
La France, qui avait acheté 97 millions de doses auprès des grands laboratoires pharmaceutiques, se retrouve avec un stock pléthorique de vaccins qu’elle s’efforce de résorber au moyen d’annulations de marchés publics ou de ventes à des Etats demandeurs.
Il ne s’agit nullement de fustiger nos responsables nationaux, notamment Madame le ministre de la santé Roselyne Bachelot, en les accusant de gaspillage des fonds publics. Compte tenu du niveau d’alerte donnée par l’OMS, les mesures prises par l’Etat français s’imposaient. Les données et informations disponibles, l’état de panique qui présidait dans les instances internationales à l’époque imposaient une telle prévention.
Deux enseignements peuvent être tirés de cette affaire qui a connu une dimension mondiale.
Premièrement, si le risque s’était concrétisé et si les mesures utiles n’avaient pas été prises, les « yaka » n’auraient pas manqué de fleurir.
Les « Yakas » ? Quid ? Le Yaka est un mammifère bipède dont on ignore toutefois l’origine. Il se caractérise par un petit cerveau et assez curieusement…une grande langue, disproportion anatomique qui relève des curiosités de la nature. Toujours est-il que son langage se limite à quelques mots « Y’a qu’à », expression dont le caractère répétitif explique son nom. Dernière précision, le Yaka se reproduit comme un lapin.
Le Yaka, bien abrité derrière ses certitudes et son refus de toute responsabilité, attend. Il attend le moment où le responsable commettra une erreur pour bondir et invectiver. Quelques paroles, mélange de vitriol et de venin, provoqueront chez leurs adversaires (les responsables) une maladie très grave : le découragement. Ces derniers, décimés par la lassitude risquent de disparaitre. Les Yakas se rappelleront alors avec nostalgie la « Belle époque » où ils pouvaient agacer, épuiser, traquer, maltraiter les responsables… en toute impunité.
Que les responsables se consolent, les Yakas ont toujours existé. Il faut faire avec eux. Entre le récif des exigences, les hauts-fonds de l’inertie et les brisants de la critique, les responsables se doivent de savoir naviguer. Si leur embarcation s’appelle « les copains d’abord » et œuvre dans la solidarité, la partie est gagnée.
Deuxième enseignement, la puissance extraordinaire de certains groupes. Leur pouvoir transcende les frontières et l’autorité des Etats. Une véritable campagne d’intoxication a été menée par ces trusts aux fins de créer un climat généralisé de peur. Cette campagne a été relayée à tous les niveaux : OMS, médias, Etats… Ce relais n’a pas forcément été opéré de façon complice, parfois il l’a même été en toute bonne foi.
Cette fâcheuse expérience confirme que quelques individus ont la possibilité, au sein du système mondial, d’agir sur les esprits et d’amener ainsi l’ensemble des populations à agir de façon concertée et à adopter des comportements identiques. Un tel nivellement des esprits, de la pensée et des attitudes laisserait rêveur tout dictateur.
C’est état de fait est inquiétant au niveau des libertés (conscience, pensée…), de la démocratie, de la crédibilité des informations fournies par les institutions internationales, du libre arbitre, de la dignité humaine et… de l’avenir.
Mais, les campagnes hautement médiatisées déclenchées à l’encontre de certains mouvements ou organisations religieuses, philosophiques, thérapeutiques, qualifiés de façon générique sous le terme de « secte » et dont le commun dénominateur est de déranger le système dit de la pensée unique, participent de la même dérive, des mêmes abus, de la même tromperie.
Puisse la mésaventure de la grippe A servir de leçon et amener le public et les gouvernements à remettre en cause certaines désinformations, manipulations et propagandes.
A quand le vaccin antisectophobique ?

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A MOI LES ENFANTS DE LA VEUVE
24.11.2009 par admin.
« A MOI LES ENFANTS DE LA VEUVE »
(Cet appel au secours, accompagné d’une position particulière des mains et des jambes, permet aux francs-maçons en danger de se faire reconnaitre de leurs « frères »).
Un tel danger existe-t-il à notre époque où l’humanité est traversée par une crise de civilisation qui se double d’une crise économique, sociale, financière, politique sans précédent ?
Au sein de cette tempête, les positions adoptées par certaines obédiences maçonniques soulèvent interrogations et inquiétudes.
Evoquons une période noire de notre histoire de France, à savoir l’Occupation de 1940 à 1944 durant laquelle sévit le régime de Vichy. Ce régime a promulgué des décrets odieux qui semblent aujourd’hui être une source d’inspiration pour certains élus, commissions parlementaires, structures étatiques (Miviludes…), obédiences maçonniques…
Visitons un peu cette triste époque durant laquelle des hommes, des femmes et des enfants ont cessé d’être des citoyens français à part entière, voir même d’être des humains et ont été mis au ban de la société :
- Le 16 juin 1940, la débâcle des armées françaises conduit à la démission du gouvernement Paul Reynaud. Ces évènements permettent au Maréchal Pétain d’accéder au pouvoir.
- Dès le 13 août 1940 une loi dissous les « sociétés secrètes ». Tout comme « les sectes » cette notion n’est pas définie, mais peu importe, la liberté d’action des ennemis de la liberté n’en sera que plus grande….
- Une précision, s’agissant des chrétiens Témoins de Jéhovah, leur dissolution en tant « qu’association étrangère » avait été prononcée dès la mi-octobre 1939 par le ministre de l’intérieur. Le Béthel est liquidé, l’activité d’évangélisation interdite. De nombreuses arrestations interviennent, principalement dans le Nord et en Alsace. Les Témoins de Jéhovah entrent dans la clandestinité.
- Le 19 août un décret déclare la nullité des organisations suivantes : le Grand Orient et la Grande Loge de France.
Les fonctionnaires doivent alors, déclarer sur l’honneur, qu’ils n’appartiennent pas (où ont cessé d’appartenir) à une « société secrète ».
- Le 3 octobre, le drame juif se met en place avec la promulgation du « statut » (sic) des Israélites qui leur interdit de nombreuses professions et tout poste de responsabilité dans la fonction publique…Cette discrimination se poursuit avec l’édiction du deuxième « statut » (sic) des Juifs, le port obligatoire de l’étoile jaune le 28 mai 1942, la rafle du Vel’d’Hiv le 16 juillet 1942, la déportation et l’assassinat dans les camps de concentration allemands.
- Le 11 août 1941 parait une seconde loi antimaçonnique qui ordonne la publication au journal officiel des noms et rangs de tous les dignitaires et hauts gradés (en réalité, la quasi totalité des francs-maçons est concernée par cette mesure puisque que la notion de « haut gradé » s’applique dès le 3è grade). Une liste de 18000 noms, établie par un « Service des sociétés secrètes » (une administration d’Etat fonctionnant avec des crédits publics ! « Toute ressemblance avec des structures existantes serait purement fortuite… »), est publiée. Elle est suivie de nombreuses autres. Ainsi, après la collaboration du gouvernement de Vichy au régime nazi, la population est incitée à se souiller dans la délation. Par ailleurs, les dignitaires et hauts gradés maçonniques se voient interdire tout mandat électif et toute fonction publique. Environ 3000 d’entre eux doivent démissionner.
- Ces listes établies, la suite était inéluctable. Plus de mille Maçons sont déportés. Plus de cinq cent sont fusillés ou meurent en déportation dans les sinistres camps de la mort aux noms tristement célèbres : Dachau, Buchenwald, Mauthausen… Leurs infortunés compagnons de misère sont les Juifs, les Témoins de Jéhovah, les Tziganes, les résistants, les homosexuels, les Slaves…
- En mars 1943 le film « Force occultes » est projeté en France. Ce film, subventionné par l’occupant allemand, tente de dresser la population contre les Maçons accusés d’avoir déclenché la guerre (le fameux « complot maçonnique »). Pour la propagande hitlérienne, tous les moyens sont bons pour discréditer cette organisation et entretenir un climat de méfiance et de haine.
Voici où conduit l’exclusion, la discrimination, l’intolérance et la bêtise criminelle de l’homme. Le « fichage » des victimes et la mise en place de structures étatiques particulièrement monstrueuses : le commissariat aux questions juives, le SSS (service des sociétés secrètes), le SAD (service des associations dissoutes), le SR (service des recherches) contribuèrent activement à ces drames.
Faut-il aujourd’hui reproduire de telles erreurs ? Faut-il être fataliste et considérer avec Montherlant que : « L’histoire, comme une idiote, mécaniquement se répète » ?
Examinons les dernières propositions de la Miviludes appuyées par les prises de position officielles de la « maçonnerie dure » (notamment : le Grand Orient de France, la Grande Loge Féminine de France, la Grande Loge Mixte), celle qui tourne le dos aux valeurs fondamentales traditionnelles de cette organisation :
1°/ Accentuation de l’action discriminatoire (et peut-être répressive compte tenu des précédents historiques précédemment évoqués) contre les « nouvelles » minorités religieuses, philosophiques, thérapeutiques, culturelles.
Abandonnons le terme « nouvelles », car s’agissant des Témoins de Jéhovah il prête, s’il était encore possible, à sourire. Leur implantation en France est antérieure à la loi du 9 décembre 1905. Par ailleurs, la « nouveauté » n’implique nullement la dangerosité et le trouble à l’ordre public.
N’utilisons plus le terme chargé d’hypocrisie de « dérives sectaires » imaginé pour des raisons de pure opportunité afin d’arranger et d’embellir la « vitrine » de la France vis-à-vis de l’étranger (Conseil de l’Europe, Cour européenne des droits de l’Homme, OSCE, Département d’Etat américain…).La « vitrine » ; en supposant qu’elle soit devenue présentable, ne cache nullement « l’arrière boutique » dans laquelle s’agitent quelques fossoyeurs des libertés publiques.
2°/ Mise en place d’outils au service de ce sinistre projet.
Ces outils sont variés et non exhaustifs. Les pourfendeurs de liberté sont très imaginatifs en ce domaine, dommage qu’une telle énergie créative ne soit pas mise au service de causes plus nobles et urgentes : appauvrissement, drogue, cités, chômage, crise économique et sociale, projet de société…
Selon le dernier inventaire, la « caisse à outils » de ces bricoleurs de libertés comprendrait :
L’établissement d’une liste de plus de 500 mouvements.
L’idée n’est pas nouvelle. Vivien, qui n’est pas spécialement une référence, a déposé des droits d’auteur sur cette méthode il y a plus de 20 ans. Bien avant lui le fichage (voir ci-dessus) a fait ses preuves. Il est vrai que la franc-maçonnerie a fait œuvre de pionnier en la matière avec l’affaire des fiches en 1904 dans laquelle le Grand Orient a été impliqué. Rappelons brièvement les faits :
Le général André, ministre de la guerre, est accusé de tenir des fiches sur les « bons » (le fichier Corinthe) et les « mauvais » (le fichier Carthage) officiers français. La carrière de ces derniers était commandée par la teneur des informations glanées à leur sujet. Comment était alimenté ce fichier ? Excellente question ! Les loges maçonniques vont apporter leur concours et fournir des renseignements détaillés sur les convictions politiques et religieuses de… 27000 officiers français. Les renseignements recueillis étaient centralisés sur des fiches tenues au Grand Orient de France.
(Remarque : selon le n° 256 de juillet-août 2001 de la revue « Histoire », le général André était Franc-maçon. Mais, selon la revue « Historia » n° 93 de janvier-février 2005, il était « non maçon »).
Destinataires de cette liste.
Cette liste sera mise à la disposition des autorités publiques : ministères (justice, police, gendarmerie…), élus nationaux et locaux, collectivités locales (communes, départements…)
Finalité et utilité de cette liste.
Ne nous méprenons pas, elle permettra de prendre des « décisions » qui seront lourdes de conséquences sur la vie, les droits, la carrière… des personnes concernées.
Les maires la consulteront pour attribuer un permis de construire pour une salle de culte (les abus commis depuis de nombreuses années à l’encontre des Témoins de Jéhovah ont pourtant donné lieu à une abondante censure jurisprudentielle), pour autoriser la location d’un équipement public (le maire maçon de Lyon Gérard Collomb, a refusé à plusieurs reprises la location du stade Gerland aux Témoins de Jéhovah. Le juge administratif a condamné ces discriminations)…
Les présidents de conseils généraux s’y référeront lors de la délivrance des agréments d’assistantes maternelles et d’assistantes familiales (voir pour un exemple familial vécu l’article « un décalage d’Eure au niveau de…la liberté religieuse »).
Les magistrats n’auront plus à poser au prévenu la question : « êtes-vous Témoin de Jéhovah ? » (j’ai vécu une telle expérience devant la 17è chambre correctionnelle de Paris à propos du livre « sectes, religions et libertés publiques ». Fort heureusement, la Cour européenne des droits de l’homme, dans son arrêt du 22 décembre 2005, a censuré de telles pratiques). Il suffira désormais aux juges, s’ils le souhaitent, de consulter le « fichier ». La justice sera t’elle fonction de l’appartenance religieuse du «futur condamné » ? Pourtant, les magistrats ne –ils pas sont sensés rendre une justice laïque ?
Les policiers non respectueux de leur déontologie (ce qui n’est pas une vue de l’esprit, voir l’article « le sacre de Reims ») penseront avoir une « base légale » pour leurs dérives (admises car n’étant pas, aux yeux de certains bons penseurs, « sectaires »).
Les conséquences, nous le voyons, seront multiples et particulièrement inquiétantes.
Des catégories entières de citoyens vont se voir interdire l’exercice de certaines professions, l’entrée dans la fonction publique… La réduction, voire la suppression, de leurs droits civils et politiques les transformeront en « sous-citoyens ». Ce funeste projet ne vous rappelle-t-il pas certaines mesures édictées à l’encontre des Juifs, des Francs-maçons, des Témoins de Jéhovah (encore eux ?) durant la période noire de l’Occupation et du régime de Vichy ?
Il est particulièrement étonnant ? Regrettable ? Triste ? Honteux ? Désolant ? De constater que parmi ces victimes, l’une d’entre elles n’a rien compris. Qui plus est, elle empoigne le « relais » de la honte et participe activement à la course à la tyrannie dans laquelle sont engagés tous les ennemis de la liberté. Et quelle course ! La Révolution a connu la loi sur les suspects, l’empire napoléonien n’a guère brillé par son libéralisme, la Commune de Paris s’est achevée dans un bain de sang, l’affaire des fiches de 1904 fit tâche dans la Troisième République des « Jules », les lois de 1940-1941 ont été marquées du sceau de l’infamie, les rapports Vivien-Guyard et compagnie …n’atteindront jamais, jamais, jamais le niveau de conscience universelle des écrits qui jalonnèrent « Le Siècle des Lumières ».
Les projets qui hantent certains idéologues font plutôt entrevoir la nuit, une nuit bien sombre.
J’ai connu de nombreux Francs-maçons au cours des quarante dernières années. Lorsque j’animais des clubs de boxe française, je comptais parmi mes effectifs de très nombreux Francs-maçons attirés, voire passionnés, par l’apprentissage de la canne et surtout du…bâton, cette technique de défense qui était utilisée par les compagnons lors de leur « tour de France » (la série télévisée « Ardéchois cœur fidèle » a illustré cette époque). J’ai établi avec tous ces maçons des liens solides basés sur l’amitié, la tolérance et le respect pour les nobles idéaux défendus par cette « grande fraternité. »
Aujourd’hui, j’avoue ne pas comprendre la lutte menée par certaines obédiences à l’égard des croyances, des pratiques, du mode de vie « de l’autre ».
Francs-maçons, revisitez votre histoire et songez:
- A Francis Drake qui énonça en 1726, pour la première fois, les trois principes maçonniques : « la vérité, la bienfaisance et l’amour fraternel »
- A la Déclaration d’Indépendance américaine à laquelle participèrent une cinquantaine de maçons sur les 56 signataires : Georges Washington, Benjamin Franklin… Déclaration qui proclame : « Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont crées égaux, ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur ». Déclaration qui fait référence au « Dieu de la nature », au « Créateur », le Dieu des philosophes, le grand ordonnateur de l’univers.
- A vos symboles. Le compas qui évoque la justice, la tempérance, la prudence. L’équerre liée à l’ordre, l’œil qui représente « Le Grand Architecte de l’Univers », le triangle qui renvoie à la trilogie républicaine : « liberté, égalité, fraternité », la truelle qui rappelle deux vertus : la tolérance et la bienveillance, l’épée attachée à la justice et à la vérité…
- La guerre engagée contre le « droit à la différence » ne vous conduit-elle pas à tourner le dos à vos valeurs, vos grandes certitudes, vos principes ? N’avez-vous pas le sentiment de rompre « la Chaîne d’Union » qui, à travers les siècles, vous lie aux maçons du passé : La Fayette, Jean Zay, Jules Ferry, Lamartine, Arago, Bartholdi, Diderot, Jules Vallès, Jean Baptiste Clément (« Le temps des cerises »), Eugène Pottier, Louise Michel, James Anderson, Gambetta, Pierre Mendès France (bien que ce dernier, en 1945, n’ait pas rejoint sa loge)…
« Ne souhaitons pas que tout le monde pense comme nous.
L’uniformité des sentiments serait odieuse »
Anatole France
(Discours au banquet des rabelaisants)
Christian PATUREL
A lire :
Secte : La machine à remonter le temps : 1974 - 2010
Pierre Burrucand haine d’hier et d’aujourd’hui
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2010 la crise de civilisation, les boucs emissaires
18.11.2009 par admin.
« Je me sers d’animaux pour instruire les hommes » disait Jean de La Fontaine.
Terminons par cet auteur et une fable qu’il convient de méditer : « Les animaux malades de la Peste ». Les animaux sont atteints d’une maladie qui, à l’époque, inspirait la terreur : la peste. La Fontaine raconte :
« ‘…) Le lion tint conseil, et dit : « Mes chers amis,
Je crois que le ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune
le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra une guérison commune »
Interviennent alors le loup, le renard, le tigre, l’ours qui
« Au dire de chacun, étaient de petits saints bien qu’ayant dévoré animaux et bergers »
« L’âne vint à son tour, et dit
J’ai souvenance qu’en un pré de moines passant (…)
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue (…)
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l’herbe d’autrui ! Quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de la Cour vous rendront blanc ou noir ».
Cette fable semble particulièrement bien adaptée à notre époque. La crise de civilisation (peste) dévaste notre planète et il convient de trouver de nouveaux responsables (dans le passé ce furent souvent les Juifs).
Dans notre triste monde, les dirigeants et « Grands » reconnaissent bien, chemin faisant, quelques défauts. Mais, « Au dire de chacun, c’étaient des petits enfants ». Aussi, ont-ils trouvé leur « baudet » : les minorités religieuses, philosophiques, thérapeutiques, les sectes, « ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal ».
De l’UNADFI catholique à l’UNADFI franc-maçonnique, de la lutte contre les sectes à la lutte contre les « dérives sectaires », du rapport Vivien à la Miviludes…
« Il n’y a rien de neuf sous le soleil » (La Bible)
Note : S’agissant du rôle de certaines obédiences franc-maçonniques, j’invite le lecteur à consulter le site du CICNS (voir lien avec le présent blog) et de lire notamment l’excellente étude : « La franc-maçonnerie et les sectes » rédigé en septembre 2009.******
D’une façon générale, le CICNS se caractérise par son sérieux, sa compétence, sa tolérance et sa neutralité. Des qualités dont devraient s’inspirer quelques structures étatiques…
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L’opa franc-maçonnique sur l’Unadfi
18.11.2009 par admin.
Deuxième partie : L’opa franc-maçonnique sur l’Unadfi
La laïcité version française
« Amen »
Ma modeste personne qui dénonçait, en 1996, la forte coloration catholique de l’Unadfi avait été qualifiée de « thèse» par certains critiques. Dix ans après, je suis pleinement justifié par Mme Jeanine Tavernier, présidente de l’Unadfi de 1993 à 2001. Dans une interview donnée -à Xavier Ternisien du journal Le Monde (16/11/2006), Mme Tavernier déclare :
«L’association a été fondée par des personnes d’origine catholique Petit à petit, beaucoup de francs-maçons sont entrés à l’Unadfi, lui donnant une coloration qu’elle n’avait pas à l’origine (..).»
Sur ce:
« Bien des catholiques, et même des prêtres ces derniers temps, sont entrés dans les loges (..). Et l’on a pu assister dans les églises à des funérailles, en grande pompe, de dignitaires maçons et laïques, connus comme tels. Les temps ont changé. En partie parce que certaines appartenances clandestines sont devenues publiques. Car il y eut toujours des catholiques maçons.»
(Historia n° 93 de janvier-février 2005 page 59)
Certes, «Dieu reconnaîtra les siens». Dans l’attente de ce jour, reconnaissons que ce salmigondis français est pour le moins indigeste. L’État et de nombreuses collectivités publiques subventionnent depuis des décennies, une association catholique (reconnue d’utilité publique) chargée de combattre toutes les autres formes de spiritualité. Le zeste ou la grosse louche, à moins que ce ne soit un raz-de-marée (?) maçonnique ne change rien au niveau du respect du principe constitutionnel de laïcité et des engagements internationaux de la France. Quant aux maçons (tous, il s’en faut, ne sont pas impliqués dans cette entreprise de destruction) qui collaborent à ce «Grand Oeuvre», félicitations pour leur attachement indéfectible aux valeurs maçonniques: liberté, fraternité, tolérance.
Pour en savoir plus :
La Miviludes et la Franc-Maçonnerie
Le Grand Orient et les nouveaux mouvements religieux
Article du CICNS sur la Franc-Maçonnerie
Secte : La machine à remonter le temps : 1974 - 2010
Pierre Burrucand haine d’hier et d’aujourd’hui
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